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Les muserolles, que faut-il en penser ?

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et professeur de Dressage.


N°75
4 Commentaire(s)
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Les débats autour des museroles se font chaque jour plus présents entre les cavaliers et sur internet, mais surtout de plus en plus extrêmes. Il m’a semblé qu’il serait bon de proposer certaines pistes de réflexion aux cavaliers afin d’analyser cette problématique avec suffisamment d’ouverture d’esprit pour ne pas, encore une fois, tomber dans les extrêmes et les chasses aux sorcières.

Entre ceux qui ferment les muserolles tellement fort que les chevaux présentent des pathologies et des troubles du comportement et ceux qui montent sans aucune muserolle et les rejettent de manière catégorique, il existe peut-être des nuances qui nous permettraient de ne pas systématiquement considérer les cavaliers qui les utilisent comme des tortionnaires et ceux qui ne les utilisent pas comme des farfelus.

Pierre Beaupère Pierre Beaupère

© Ph Gauche : C.Goffinet – Ph Droite : C.Brabant.

Loin de moi, en effet, la volonté de justifier le fait d’en avoir utilisé, de stigmatiser qui que ce soit ou de tenter de démontrer que tel ou tel cavalier à tort. Ce n’est peut-être plus très courant, dans le monde équestre actuel, de garder un tant soit peu de sang-froid ou de nuance lorsqu’on aborde ce genre de questions, et pourtant je veux continuer à penser que le monde ne se divise en pas entre les bons et les méchants, le blanc et le noir, le tout sans muserolle ou le tout avec muserole serrée.

Un très grand nombre de paramètres liés au passé du cheval, à sa relation avec le cavalier, à la personnalité de l’un et de l’autre viennent interférer avec les mesures

Car dans ce débat sur les muserolles, il me semble qu’on...

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4 commentaire(s) »

faraon :
Le 09/11/2016 à 08h42

j'aime bien votre ouverture d'esprit et le monde en général et le monde équestre en particulier en manque trop souvent. La relation avec le cheval qui nous passionne tous, quelque soit la finalité que l'on poursuit, devrait nous avoir appris l'humilité. C'est un univers sans limite dans lequel des découvertes merveilleuses sont possibles pour autant que le principal savoir que l'on ai est celui de l'étendu de notre ignorance.
comme vous je ne prendrai pas position sur ce sujet car j'ai exploré beaucoup de voies et les chevaux m'ont toujours dit qu'elle était la bonne.

damarise :
Le 13/11/2016 à 10h55

Bel article, c'est que pour moi quelque soit la méthode et le matériel utilisé, tant que le cheval est bien et décontracté c'est l'essentiel et ça me parait bien de faire remarqué que certains chevaux montés avec une muserolles croisées sont mieux et plus décontractés que certains autres montés dans muserolle voir sans mors parce que le cavalier monte dans le respect de son cheval et c'est ce qui est le plus important... et le fait d'enlever un mors ou une muserolle ne fait pas du cavalier quelqu'un de forcément plus respectueux de son cheval...

alain :
Le 01/12/2016 à 19h58

Merci Pierre pour cet article qui pose bien les questions. Et bien poser les questions c'est presque y répondre. Que pensez-vous d'un harnachement simple et éducatif : une muserolle confortable qui se présente comme un muserolle croisée si on la place à la bonne hauteur par le réglage des montants, tout en gardant le nose-band avec un degré de liberté permettant de passer trois doigts ... ou bien qui se présente comme une muserolle française combinée quand on la place, avec le même degré de liberté deux doigts en dessous de l'apophyse zygomatique ... avec le nose-band amovible, c'est à dire facultatif... si cela va bien sans on ne le met pas. Et cette muserolle a le pouvoir magique de soulager la pression du mors sur la langue ... et pour finir de s'ouvrir davantage lorsqu'on détend les rênes. J'ai essayé sur différents chevaux, d'âge et de disciplines différentes, y compris loisirs, cela a l'air intéressant...
Alain

hellyse :
Le 29/06/2017 à 18h29

J'ai été assez surprise de la tournure de cet article. Je m'attendais à quelque chose de différent, de moins bien finalement.

Vous écrivez très bien et intelligemment. Vous savez pointer du bout des doigts les questions essentielles.

Moi même, comme chacun, j'ai mes convictions et j'ai opéré certains choix dans ma façon d'être avec les chevaux et de les monter. Et je reconnais avoir souvent envie de convaincre et rallier certaines personnes à mes idées qui me semblent forcément aller dans un bon sens. Mais j'essaie d'y travailler et de garder mon ouverture d'esprit, merci de me l'avoir rappeler.

Quant au sujet en particulier, finalement il n'est pas important si on a bien compris le sens de votre article qui aurait pu finalement s'appliquer à de nombreux autres thèmes.

Votre conclusion est magnifique et résume l'essentiel.

Article publié le 26-10-2016

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