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La musique, une aide extérieure

Laetitia Bataille

Si nous avons choisi ce mois-ci d’interviewer le célébrissime chanteur Andrea Bocelli, ce n’est pas seulement parce qu’il fait partie des personnalités mondialement connues qui aiment les chevaux. C’est aussi parce que nous avions envie de parler – et de lui parler- du lien évident et magique qui unit l’équitation et la musique.
Nous savons que le Maître Oliveira travaillait ses chevaux en écoutant du Verdi. Nous savons aussi que les chevaux aiment la musique et que certains soigneurs avisés pensent à emmener un transistor dans l’écurie pour effectuer un pansage en musique. Nous savons aussi que les chevaux se rythment naturellement lors d’une reprise en musique (pour peu que leur cavalier leur laisse suffisamment d’initiative… Mais ceci est une autre histoire).

La musique est la grande absente des centres équestres. Dans le meilleur des cas, le déroulement annuel d’une fête de club et les préparatifs d’un carrousel entraînent l’installation d’une sono précaire, qui disparaîtra jusqu’à l’événement suivant. Le reste du temps, manèges et carrières restent silencieux. Ou presque… Ne disait-on pas traditionnellement qu’un moniteur devait avoir « des jambes et de la voix » ? Des jambes, pour remettre en avant avec vigueur un cheval paresseux, rendu ensuite à l’élève penaud avec l’obligation de maintenir cette belle et fugace impulsion. Et de la voix… Pour crier au loin des ordres du type « changez de main sur la prochaine diagonaaaaale…»

La musique, évidemment, n’avait pas sa place dans ce tableau.
Et pourtant… Un peu de musique de fond dans les manèges rendrait l’équitation plus harmonieuse. La musique adoucit les mœurs… C’est peut-être là où le bât blesse : l’équitation n’est pas souvent douce, il faut bien l’avouer. Même l’avènement de l’équitation sur Shetlands, avec sa pédagogie ludique et gaie, incite les enfants passionnés par le jeu à tirer sauvagement sur la bouche de leur poney. La musique, adaptée au goût et à l’âge des enfants, rendrait ces reprises plus enrichissantes et plus éducatives.

Les cavaliers de tous âges et de tous niveaux (notamment ces fameux adultes débutants, dont on parle si peu) en tireraient grand bénéfice. La musique aide à vaincre le stress, la crispation du buste, la tête rentrée dans les épaules… tout ce qui empêche la bonne équitation et retentit négativement sur le cheval. Sans être une panacée, la musique devrait être considérée comme un aide, dans tous les sens du terme…

Alors pourquoi la musique n’a-t-elle pas droit de cité dans les clubs ? La réponse, assurément, est simple : parce que personne n’y pense. Ni les enseignants, ni les cavaliers. Une idée à creuser…

Photo de couverture : © anakondasp – Fotolia.com

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Article publié le 21-12-2016

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