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Robert Stodulka :
Viennois, vétérinaire et écuyer…

Propos recueillis par Nelly Valère

N°9 Avril 2010
3 Commentaire(s)
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Robert Stodulka est vétérinaire praticien, enseignant à la Faculté vétérinaire de Vienne, et écuyer diplômé de l'Ecole Royale d'Art Equestre de Jerez. Il a également donné des cours d'hippologie et de théorie à l'Ecole Espagnole de Vienne pendant plusieurs années.
Un profil étonnant et rare…
Il est également conseiller technique de Cheval Savoir.
Rencontre.
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© Coll. R. Stodulka

Nelly Valère : J'ai fait votre connaissance à Vienne lors d'un congrès sur les pathologies du dos du cheval ; vous étiez l'un des conférenciers aux côtés de J.-M. Denoix, Joyce Harman, Kent Allen et Georg Hladik. J'avais choisi de suivre cette manifestation au vu de votre « CV » qui allie connaissance médicale et pratique équestre…
Robert Stodulka : (rires) C'est vrai que la race des hippiatres-écuyers s'est quelque peu éteinte depuis la création des écoles vétérinaires, qui ont ouvert, en les séparant, deux voies distinctes : celle de la médecine, et celle des équitants. Voyez votre Bourgelat : s'il a créé les premières Ecoles Vétérinaires au monde, et s'il a écrit des traités d'anatomie et de médecine pour les étudiants de Lyon puis d'Alfort, il était aussi Ecuyer du Roi, titulaire du Manège Royal de Lyon en plus de son métier d'avocat. Il nous a laissé un traité d'équitation dont le titre, Le Nouveau Newcastle, fait clairement voir qu'il avait une culture équestre solide et raffinée.

N.V. D'emblée, vous parlez de l'équitation française...
R.S. C'est ma passion ; je possède quantité d'ouvrages d'équitation en édition originale, dont, entre autres, un Pluvinel, un La Broue, un La Guérinière, un même un Baucher dédicacé ! J'ai aussi acheté dernièrement l'un des cinquante premiers exemplaires de Newcastle, cet anglais remarquable et qui est beaucoup cité par La Guérinière. Je collectionne également des mors et des selles ; je suis en train de m'organiser un petit musée personnel chez moi, qui me permettra de conserver toutes ces merveilles à température et hygrométrie voulues !

N.V. Vous n'êtes pas tourné uniquement vers les pièces de musée ! Vous montez régulièrement vos chevaux.

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Nelly Valère avec Robert Stodulka et son épouse Saskia, qui attend pour cet été "un petit bauchériste" ! © L.Bataille

R.S. Oui, tous les jours, je monte mes deux PRE et le Hanovrien de ma femme Saskia, si elle ne peut elle-même le monter. Je suis également amené à monter les chevaux de mes élèves quand c'est nécessaire ; je donne quelques cours dans des écuries privées, ce qui me permet de travailler des chevaux de races différentes et de tester les réponses qu'ils donnent aux techniques transcrites dans les traités d'équitation que je tente de décrypter, tant sur le plan de la langue (mon français se limite à ce qui a trait à l'équitation !) que sur le plan du savoir-faire.

N.V. Vous essayez aussi les mors qui tapissent les murs de votre maison et de votre cabinet, entre diplômes et gravures originales ? Les selles aussi ?

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3 commentaire(s) »

kodarz :
Le 01/05/2010 à 12h03

Excellent article..... Avec de telles personnes le renouveau de l'équitation peut se mettre en marche et séduire le public, même non averti!

yveskatz :
Le 03/05/2010 à 17h23

J'aimerais beaucoup entrer en relation avec des passionnés comme moi, des gens qui voudraient participer aux expérimentations qui sont à faire, cavaliers, chercheurs, observateurs, lecteurs.

Je pense que, dans leur grande majorité, les enseignants en équitation, soucieux de parfaire et de sans cesse améliorer leurs connaissances de ce qui fait l'objet de leurs préoccupations de toute une vie,l'éducation des chevaux, devraient répondre positivement à cette demande d'échanges.
Personnellement, je confie à Cheval Savoir le soin de transmettre mon accord pour de tels échanges avec le Dr Vet Stodulka.
Yves KATZ, BEES2

printemps :
Le 06/05/2010 à 18h48

Bravo pour cet article! cela me réconforte moi et mes chevaux qui avont découvert l'équitation bauchériste sur le tard. Mais quel bonheur... que je voudrais faire partager en tant qu'enseignante. Mais cela est difficile de se faire entendre avec un telle philosophie au milieu du monde équestre de compétition plutôt adepte de rollkur. Et pourtant j'applique cette philosophie à travers différentes disciplines; saut, attelage (eh oui on peut atteler en légèreté!)et je serais vivement intérèssée d'échanger des expériences et de découvrir de nouvelles choses car je suis en perpétuelle recherche équestre.
Caroline
lesécuriesduprintemps.eu

Article publié le 28-04-2010

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