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Le mieux est l’ennemi du bien

Laetitia Bataille

C’est bien connu, l’enfer est pavé de bonnes intentions. C’est sans doute en hiver, lorsque le froid gèle nos doigts et l’eau des abreuvoirs, que notre objectivité se perd un peu dans les sentiments confus et contradictoires, entre flemme et perfectionnisme, sur fond d’anthropomorphisme.

Que se passe-t-il quand les humains de bonne volonté passent complètement à côté de l’essentiel, comme dans l’impressionnante histoire de Vif-le-Mérens narrée ce mois-ci par la plume alerte de Carina MacLauglan dans sa rubrique « Histoire pour savoir ». C’est l’illustration de ce qu’elle appelle le « vouloir sans savoir », où la bonne volonté théorique se heurte à un manque d’investissement sur le terrain.

Les associations de défense animale n’ont pas la tâche facile. Et lorsqu’il s’agit de protection du cheval, c’est parfois une montagne (au sens propre) à transporter ! Plus facile de recueillir un chat famélique sous un porche que de faire transporter un animal 500 kilos, qui se trouve dehors dans un lieu plus ou moins inaccessible, et qui de surcroît, a parfois une relative valeur financière. Le travail des associations est donc soumis à des facteurs limitants : Amélie Tsaag-Valren de son côté nous en a souvent parlé, notamment dans son article sur le choix des associations ou encore lorsqu’elle souligne qu’une longue chaine de procédures est nécessaire pour qu’une action soit effectivement mise sur pied.

Plus simplement, dans la gestion quotidienne du cheval, que d’étranges options ! Des chevaux choyés portant au box deux, voire trois couvertures matelassées (si, si, j’ai vu cela !) De vieux chevaux rentrés dès les premiers frimas dans une écurie, où l’immobilité sera bien plus nocive pour leurs articulations que le froid vif du petit matin, qui entretient si bien, chez les équidés, l’instinct du mouvement salvateur…

Sans parler des chevaux vivant au box, qui sont lâchés au paddock sous le prétexte que « faire placard » tout un dimanche n’a rien de drôle ; certes, mais que fera cette« bombe » une fois lâchée dans le petit soleil d’hiver ? Je connais hélas maints exemples de graves lésions, voire de fractures survenues à cause de cette liberté donnée, en l’occurrence à mauvais escient. Un petit quart d’heure de longe contrôlée dans la sciure d’un manège fermé n’eût pas pris tellement plus de temps au propriétaire « débordé» (que nous sommes tous)…

Cela revient à l’expression de Carina, « vouloir sans savoir ». Une fois de plus, ignorance et bonne volonté font route commune. Depuis la création de Cheval Savoir, nous essayons, modestement, de mettre un peu du savoir des uns au service des autres, pour que chacun puisse de dépatouiller au mieux dans la gestion de ce grand compagnon aussi encombrant que fragile !

Photo de couverture : © Olga Itina - Fotolia.com

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Article publié le 21-01-2017

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