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Une excellence française

Laetitia Bataille

Les grands concours de saut d’obstacle sont emblématiques : ils représentent ce qui se fait de plus élitiste, de plus décoiffant, de plus glamour dans l’équitation. L’attelage, discipline-paradoxe, est devenu plus sportif que traditionnel, et le dressage, même s’il se pratique en queue-de-pie et chapeau claque, s’est tellement rigidifié et contracté que trop souvent, toute élégance s’en éloigne.
Décidément, aujourd’hui, la classe, le panache et l’émotion sont bien du côté du CSO. Et les grands concours dits « Cinq étoiles » surfent délibérément sur la vague du prestige à la française.

Dès les premiers bourgeons, les CSI « made in France » mettent… la barre très haut ! Le choix des lieux laisse rêveur : le bal s’ouvre avec le Saut Hermès, qui tient plus d’un délicieux événement parisien que d’une épreuve sportive, et que la verrière du Grand Palais contribue à sublimer (même si les chevaux, s’y trouvent quelque peu à l’étroit). En juin, c’est la Tour Eiffel elle-même qui est conviée, et apporte un peu de son ineffable aura à un événement créé par Virginie Coupérie, descendante directe de Gustave Eiffel. Belle carte de visite pour un concours qui réunit l’élite mondiale.

En juillet, ce sont les Grandes Ecuries du Prince de Condé qui accueillent le Jumping de Chantilly, un événement devenu lui aussi iconique.
Il ne manquait plus que… Versailles. C’est désormais chose faite : un CSI 5* est en effet organisé du 5 au 7 mai, cette fois devant les Grandes Ecuries du Roi Soleil !

Depuis deux siècles, une certaine excellence est française. C’est pourquoi elle est encore cultivée comme une fleur précieuse, notamment à Paris, à Chantilly, à Versailles. L’équitation, elle aussi, est française. Nuno Oliveira lui-même disait : « L’équitation portugaise ? Mais c’est de l’équitation française ! » Faisant référence, bien sûr, à Pluvinel et La Guérinière dont Marialva s’était directement inspiré…

Certes, l’équitation est protéiforme, elle se modifie, évolue, se diversifie dans un éventail de disciplines différentes et différemment pratiquées. Chacun a le loisir d’y prouver son talent, et celui des cavaliers germaniques ou nordiques n’est plus à démontrer. Mais la French touch, un je-ne-sais-quoi d’élégant et de sensible est une réalité. Elle se retrouve dans l’équitation de nos grands cavaliers de CSO, de Pénélope Leprévost à Michel Robert. Et dans l’organisation d’événements qui, quels que soient les moyens déployés par d’autres pays, restent incomparables.

Tout n’est pas perdu au pays de la morosité !

Photo de couverture : © skmjdigital - Fotolia.com

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Article publié le 13-04-2017

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