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Le syndrome de Noé

Par Amélie Tsaag-Valren


N°79
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Rassembler un maximum d’animaux en croyant – faussement – les sauver : ainsi peut être résumé le syndrome de Noé, plus connu sous le nom anglais de « animal hoarding ». Ce trouble obsessionnel compulsif en cours de définition, très méconnu en France, est à l’origine d’une part non négligeable de cas de maltraitance de chevaux prétendument « sauvés ». Enquête.

Nous avons eu l’occasion de parler de la disjonction entre la prétention d’« aimer » les chevaux, et certains manques de soins constatés sur le terrain. A ce titre, le syndrome de Noé mérite toute notre attention. Ces connaissances, qui plongent au cœur de la psyché humaine, restent peu diffusées.

Il est possible que vous ayez déjà rencontré une personne répondant à la description du syndrome de Noé sans vous en rendre compte : un exemple classique est celui des personnes âgées et seules qui se mettent à recueillir chez elles tous les chats errants d’un quartier, et finissent par être débordées par ces nouveaux arrivants.

Tableau de Percy Thomas MacQuoid
Ce tableau de Percy Thomas MacQuoid (1852-1925) montre un « excentrique, amoureux des chats ». Lorsque le nombre d’animaux devient excessif au point d’engendrer négligence et maltraitance, on parle de syndrome de Noé… Photo Wikicommons

Il a fallu du temps pour mettre un nom sur ces cas, encore que cette pathologie dite « syndrome de Noé » reste très méconnue, de même que l’évidence selon laquelle il s’agit d’un trouble psychologique. Le nom « syndrome de Noé » résume assez bien la propension qu’ont ces personnes à prétendre sauver des animaux qui subissent dans les faits une maltraitance. En anglais, il est dénommé « animal hoarding », et en allemand, « Tierhortung », ce qui pourrait se traduire par « thésaurisation animale ».

On tend à l’oublier, mais le mal-être humain se trouve souvent à l’origine des cas de maltraitance animale

Le premier groupe d’étude de...

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Article publié le 13-04-2017

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