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Les chevaux de Gustave Moreau

Par Amélie Tsaag-Valren


N°80
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Peintre symboliste bien connu pour le mysticisme de ses toiles, Gustave Moreau a consacré une grande partie de sa vie aux représentations de chevaux, peut-être grâce à son amitié avec le peintre Théodore Chassériau. Il nous lègue de multiples travaux équins, depuis les tableaux mythologiques jusqu’aux représentations de poètes orientaux, en passant par les licornes, fascination issue d’une fameuse série de tapisseries médiévales…

Fils d’un architecte parisien, Gustave Moreau n’était pas prédestiné à placer le cheval au centre de son œuvre. « Un vrai sujet », nous confie-t-on pourtant au Musée national Gustave Moreau, à Paris !

Le cheval occupe très tôt l’esprit du peintre, enfant à la santé fragile, né en 1826. Il en « truffe » les ouvrages de sa bibliothèque personnelle, dessinant nombre d’équidés dans les marges, à la mine de plomb. Ses carnets de jeunesses comptent eux aussi une importante proportion précoce d’équidés, au point que l’on puisse affirmer sans risque que le cheval fut, de très loin, son animal favori. Des dizaines de peintures comptent pour seul motif un équidé, ou une créature chimérique (licorne, chimère) qui en est inspirée.

Diomède dévoré par ses chevaux
Diomède dévoré par ses chevaux, huile sur toile, 1865. Musée national des beaux-arts de Rouen.
Photo Wikipédia

Admis aux Beaux-Arts à l’âge de vingt ans, Gustave Moreau nourrit précocement cette « hippophilie » galopante par des contacts avec les peintres spécialistes des représentations de chevaux à son époque, en particulier Théodore Chassériau, de sept ans son aîné. Il lui apprend à en peindre et émailler les croupes. Les deux hommes travaillent alors comme copistes pour le musée du Louvre, dans les années 1850.

Par certains égards, être « dévoré par ses chevaux » revient à se laisser avaler par sa passion équine !

L’atelier de Moreau se trouve à quelques numéros de rue de celui de Chassériau, à qui il voue une admiration profonde. Au fil des années, le cheval devient une figure très récurrente de son œuvre, de loin, du moins, parmi ses animaux représentés. D’évidence, l’absence de chevaux dans ses tableaux de jeunesse représente l’exception plutôt que la règle, en particulier avant son départ pour l’Italie.

Diomède dévoré par ses chevaux !

Le Diomède dévoré par ses chevaux constitue l’une des...

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Article publié le 23-05-2017

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