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Nous avons même rencontré des chevaux heureux…

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L’équitation est une passion. Et à ce titre, elle alimente des débats…passionnels. Comparé à ce qui se passe sur Internet, le forum de la Rome antique n’était qu’un aimable salon de thé. Sur la toile, les débats font rage, et le monde équestre n’échappe pas à la règle. « Pour ou contre »…tel est le mot d’ordre. Pour ou contre les pieds nus, la bride sans embouchure, les enrênements, la rollkur...

Nous vivons une époque de chasse aux sorcières ; la rollkur est une sorcière, qu’il faut effectivement chasser de nos terrains car elle détruit l’intégrité physique des chevaux.

Les courants de pensée naturalistes, pour louables qu’il puissent être (nous partageons tous l’espoir d’une équitation plus naturelle !) s’enlisent parfois dans l’irrationnel. Si l’on allait jusqu’au bout du raisonnement, nous devrions, pour être logiques, renoncer à l’équitation elle-même.
Car avons-nous réfléchi à ce qu’est parfois l’équitation ? Un jeune animal dans son pré est littéralement « déporté » puis incarcéré dans une étroite cellule dont il ne sort qu’une heure par jour au moment de la promenade, ou pour exécuter…des travaux forcés.
Le cheval, qui dans la civilisation occidentale, n’a plus guère de fonction utilitaire ou alimentaire, disparaîtrait alors pour de bon. On n’en verrait plus que quelques exemplaires dans les zoos, ou peut-être quelques sujets dans les pays du quart monde.

Mais il faut toujours raison garder.

Il y a certes beaucoup d’abus, que nous dénonçons régulièrement dans nos colonnes, et surtout beaucoup de maladresses.
Mais il y a aussi il y a des chevaux qui vivent jusqu’à trente ans après une carrière sportive magnifique, il y a des mains douces qui manient les rênes avec l’intelligence du cœur, il y a des chevaux joyeux attendant avec impatience l’heure d’un travail auquel ils prennent plaisir ( Si, si, nous en avons rencontré ! )

Et, fait essentiel, il y a une prise de conscience, qui, loin de toute sensiblerie, suscite des mouvements de défense de la saine équitation, entraîne la recherche d’une collaboration plus écoutée entre cheval et cavalier, à travers notamment une meilleure connaissance de l’éthologie et de la physiologie.

Entre sensiblerie hystérique et indifférence organisée, il doit bien y avoir la place pour une équitation heureuse, non ? Et pour ce faire, on en revient toujours à la connaissance. Car l’ennemi, c’est l’ignorance. La bonne volonté est nécessaire, mais pas suffisante.


Photo de couverture : © Christophe Bricot

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