Lucien Grüss : « Les chevaux m’ont appris à être plus humain »
N°10 - Mai 2010
2 Commentaire(s)
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Cheval Savoir est allé le rencontrer. Il nous livre son sentiment sur les différents chevaux, ses anecdotes, sa philosophie…riches d’enseignements…

Cheval Savoir : Il y a des carottes sur la table de votre loge : je suppose que c’est pour vos chevaux ?
Lucine Grüss : Eh oui ! Toute peine mérite salaire. Je les coupe d’avance : ça pourrit mes poches de smoking, mais je n’ai pas le choix ; des smokings, ça se trouve, mais des bons chevaux, ce n’est pas toujours facile.
C.S. Comme un militaire des siècles passés, un artiste de cirque parle de sa « cavalerie »…De combien de chevaux se compose-t-elle ?
L. G. Dix. J’ai toujours l’un de mes derniers arabe-camargue qui a 27 ans maintenant, et les autres sont des lusitaniens. L’élevage qui me fournissait était issu d’un premier croisement d’une jument Camargue avec un étalon Andrade (Portugais, donc), puis d’un deuxième avec un pur-sang arabe. Cet élevage s’est tourné maintenant vers l’endurance en croisant avec un anglo, et les produits sont trop fins pour moi. Le modèle des lusitaniens convient parfaitement au travail en liberté en groupe comme en individuel. Et puis l’équilibre sur les hanches leur est plus naturel qu’aux chevaux de sang anglais ou arabe, et c’est donc moins compliqué pour eux.
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laurence :
Le 28/05/2010 à 14h21
Merci Monsieur Grüss pour ce formidable interview.
Le monde équestre manque cruellement de personnes comme vous !
ellebasi :
Le 28/05/2010 à 21h49
j'ai eu l'immense chance, quand j'avais environ 17 ans , de monter dans un centre qu'avait repris le frère de Lucien, Philippe Gruss, pendant un an , du côté de Tours. J'ai monté des chevaux fabuleux , des lusitaniens entiers, alors que je ne pratiquais l'équitation que depuis peu. Il m'a donné la passion du dressage et j'en garderai toute ma vie un souvenir extraordinaire . J'ai vu plusieurs fois Lucien avec ses chevaux , toujours avec autant d'émotion . Merci à eux , merci mille fois !