En finir avec les plaies de harnachement !
Par Lætitia Bataille, GTE
N°10 - Mai 2010
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Toutes les disciplines équestres -et même le simple fait de porter un licol ou une couverture- peuvent provoquer des lésions que l’on regroupe sous le terme classique de “plaies de harnachement”. Celles-ci peuvent commencer par une simple usure de poil, revêtir l’aspect d’une cloque, évoluer vers des blessures parfois très longues à guérir…
Ces problèmes sont particulièrement susceptibles de survenir en randonnée, car à une éventuelle action “mécanique” délétère s’ajoute le facteur temps. Certes, une plaie de garrot peut se créer en une heure de promenade, mais elle a plus de chances de se constituer au cours d’une étape de six heures. Le risque est aggravé par certains éléments extérieurs et par la présence du paquetage.
Dans ce domaine, la prévention est essentielle : ce problème n’a pas de raison d’exister et si l’on respecte quelques règles fondamentales, notamment au niveau de la gestion des étapes.
Ces problèmes sont particulièrement susceptibles de survenir en randonnée, car à une éventuelle action “mécanique” délétère s’ajoute le facteur temps. Certes, une plaie de garrot peut se créer en une heure de promenade, mais elle a plus de chances de se constituer au cours d’une étape de six heures. Le risque est aggravé par certains éléments extérieurs et par la présence du paquetage.
Dans ce domaine, la prévention est essentielle : ce problème n’a pas de raison d’exister et si l’on respecte quelques règles fondamentales, notamment au niveau de la gestion des étapes.

Ici, les sacoches sont convenablement isolées des flancs du cheval par des tapis de dimensions suffisantes. © CRTE FC/Y.Goux
Il existe différents types de lésions dues au port du harnachement. On peut schématiquement les classer en trois principaux groupes :
- les lésions par frottement. Elles se traduisent par l’apparition d’une zone d’abrasion cutanée plus ou moins importante, à laquelle s’associera parfois une réaction œdémateuse. Elles sont dues au contact d’un élément irritant agissant sur la peau : pièce de cuir, contact du tapis sur le garrot, angle vif d’une sacoche, sangle trop dure, etc.
La lésion commence par une usure de poil, et se transforme plus ou moins rapidement en une plaie ouverte. - les lésions par pression : le poids du cavalier ou celui du bât, ou encore celui d’une voiture à deux roues par l’intermédiaire des brancards, est mal réparti, et entraîne une pression exagérée en un point, avec une modification de la circulation sanguine à ce niveau. Les causes sont variables : selle mal adaptée, position asymétrique du cavalier, traction asymétrique chez le cheval d’attelage...
La lésion constatée est alors une phictène –que les randonneurs appellent familièrement une “gonfle”.
Ces deux types de lésions sont parfois associés : il peut y avoir à la fois une réaction à une pression locale excessive et une abrasion. L’exemple type est le faux pli dans le tapis de selle, qui crée à la fois pression et frottement. - les réactions inflammatoires chroniques, que l’on peut appeler “cors”, ne posent guère de problème en eux-mêmes, mais sont susceptibles de s’irriter si un élément nouveau intervient (changement de selle ou de cavalier, modification d’un réglage dans le harnais d’attelage, etc.) Il aura alors une abrasion de la lésion préexistante.
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Apprenez à prendre les mesures nécessaires au
laurence :
Le 07/06/2010 à 12h52
Excellent article, très intéressant avec des points importants qu'il est bon de se rappeler.
J'ajoute juste un détail :
Attention pour les chevaux équipés d'un matériel passant (coulissant) dans la sangle, comme un collier de chasse pour les cavaliers ou une fausse martingale pour les meneurs : Le mauvais placement de cette partie peut provoquer des frottements sur un coude ou même le haut du bras du cheval.
Étant donné l'amplitude de mouvement d'un antérieur, le frottement causera une lésion vraiment importante.
On gagne beaucoup à utiliser de matériel qui s'attache par mousqueton à une boucle centrale de la sangle, mais seulement si celle-ci est bien sanglée symétriquement et non pas au dernier trou d'un côté et au premier de l'autre.
Pour ceux qui utilisent un fourreau de sangle et ne peuvent utiliser le système à mousqueton, il faut vraiment vérifier au ressanglage que la partie ventrale est bien au centre, entre les deux antérieurs.
laetitia :
Le 07/06/2010 à 13h58
Merci Laurence de ces compléments d'info ! Cheval Savoir est toujours heureux quand ses lecteurs apportent leur pierre à l'édifice, puisque nous cherchons en permanence à fournir le maximum de savoir à tous, pour le bien des chevaux.
Laetitia Bataille
Rédacteur en Chef