L’Akhal-Téké, un pur-sang mal connu…
N°11 - Juin 2010
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L’akhal téké est certes un cheval mythique, mais il mérite d’être mieux connu.
Dossier complet.
Alors que la plupart des races de chevaux sont de création récente (le pur-sang anglais est créé au XIXe siècle, le pur-sang arabe n’existait pas en Arabie avant le développement de l’Islam…) ou sont essentiellement le fruit d’un terroir (comme les races de traits françaises qui héritent du nom de leur région d’origine) l’Akhal-Téké possède des origines qui se perdent dans la nuit des temps, où il devient pur mythe.

Des origines perdues dans la nuit des temps
Car bien avant que les Russes créent le stud-book moderne, les chevaux turkmènes, ou turcomans (turcoman signifie turkmène) sont connus pour leurs qualités de chevaux de guerre. Plus encore que les petits chevaux mongols, les chevaux turkmènes représentent le cheval de guerre de la steppe, celui que recherchent aussi bien les rois de Perse que les armées turques, celui qui se monnaient de la Grèce à la Chine.
Le territoire des Turcomans s’étend sur une zone relativement large qui correspond à l’ère de déplacement des nomades-éleveurs, distribués en tribus, dont les deux plus connues sont les Iomuds et bien sûr les Tékés (que l’on rencontre aussi bien dans l’oasis de l’Akhal du côté de la mer Caspienne que dans la région de Merv à l’Est de l’actuel Turkménistan, à la frontière Ouzbekh). Ce territoire apparaît dans les écrits mythologiques perses sous le nom de Touran.
Les témoignages archéologiques les plus intéressants et les plus anciens sont ceux des tombes ou kourganes de Pazyryk au Kazakhstan. Ces tombes sont, par une chance incroyable, des zones de permafrost, c’est-à-dire qu’elles ont conservé dans la glace leurs secrets.
Ces tombes datent de l'époque des Scythes, il y a environ 6000 ans. Le Pazyryk est un plateau de l’Altaï, à la source de la rivière Kizil, aux confins de la Chine, de la Mongolie, de la Russie et du Kazakhstan.
Deux types distincts de chevaux y ont été trouvés, gelés et souvent parfaitement conservés. L’un, ressemblant au poney mongol ou au Yabou iranien, plutôt massif et trapu, l'autre, nettement plus fin et élancé, ressemblant par sa taille et sa constitution à l’actuel cheval turkmène.
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Le 29/06/2010 à 03h49
Le championnat international évoqué ci-dessus se déroule le samedi 17 et le dimanche 18 juillet (détails sur le site de l'association www.akhal-teke.fr)