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Que penser des saillies tardives ?

Devant une jument qui, fin juin, n’a pas rempli ou qui a coulé, l’on peut se poser la question: peut-on encore raisonnablement envisager de resaillir ?
Et si oui, est-ce rationnel ?

La nature favorise les naissances printanières : l’ovulation ne se fait d’ailleurs pas si l’ensoleillement n’est pas suffisant, de manière à éviter que les poulains ne naissent en période hivernale.

Chevaux : saillies tardives
Une naissance fin mai ou début juin peut entraîner, si la jument n’est pas fécondée rapidement, un décalage dans le calendrier de l’élevage. © L.Bataille

Certes, l’homme a réussi, pour des raisons économiques, à contrer ces précautions de la nature, en stimulant l’ovulation par une mise de la jument sous lumière artificielle dès le mois de décembre. C’est ainsi que les galopeurs de course, par exemple, naissent très tôt dans l’année : dans les courses pour deux ans ou trois ans, un poulain né en janvier est plus mûr et plus puissant qu’un autre du même âge né en mai. Les éleveurs de chevaux de selle de certains pays aux hivers cléments le savent bien, qui font naître eux aussi des poulains début janvier.

Les naissances tardives : beaucoup d’inconvénients

Si les naissances précoces offrent beaucoup d’avantages pour l’éleveur, les naissances tardives...

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