La dermite estivale (I)
le vrai, le faux et le peut-être...
N°11 - Juin 2010 | Vues : 615
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La dermite estivale pose maintes questions quant aux possibilités de traitement, au rôle de l'habitude prise par le cheval, aux causes héréditaires, psychologiques, alimentaires environnementales. Il semble en outre que la grande majorité des manifestations cutanées "étiquetées" comme dermite estivale soient bien souvent dûes à d'autres pathologies. En effet, ce n'est pas parce qu'un cheval se gratte l’été qu’il est atteint de la fameuse « dermite estivale "! « Dermite » est un mot fourre-tout et que l’on emploie communément lorsque les chevaux se grattent en saisons douces et chaudes. Mais il existe sous ce terme générique un très grand nombre de pathologies cutanées : dermites estivales, dermites d’été, gales des crins, gales d’été etc., et toutes ne sont pas la fameuse « Dermite Estivale Récidivante Equine », donc ne sont pas forcément inévitables ou définitives.
Cheval Savoir ouvre, sur deux numéros, le dossier noir de cette affection particulièrement complexe.
La dermatite estivale récidivante est une affection dermatologique de plus en plus fréquemment décrite chez le cheval, et qui fait couler beaucoup d'encre : certes, elle défigure le cheval et l'épuise, en même temps qu'elle mine le moral de son propriétaire. Les opinions divergent quant aux diverses possibilités de traitement par voie locale ou générale, le rôle de l'habitude prise par le cheval, les causes héréditaires, psychologiques, alimentaires environnementales.

La dermite estivale récidivante existe depuis toujours, puisque les anciens en parlaient sous le terme de "sérons". L'affection est cosmopolite, signalée de la Norvège à l’Australie en passant par le Japon ou encore l’Algérie. Elle est connue sous différents noms : « dermite d’été » ou « gale d’été » en France, « sweet itch », « summer dermatitis », « summer mange », « muck itch » par exemple à l’étranger. Salon les pays, elle peut toucher jusqu’à près de 30 % de chevaux (c’est le cas de l’Allemagne et de l'Australie). En France on parle de 10 % des chevaux vivant au pré atteints, avec une disparité en fonction des régions, le nord de la Loire et l’ouest (il ya même des pôles forts comme le nord et la région Rhône Alpes – grosses zones industrielles ou anciennement industrielles…ce qui ouvre des pistes à creuser) en particulier semblant plus touchés. Elle est caractérisée par des démangeaisons intenses, se manifestant plutôt à la belle saison et récidivant d’année en année. Elle causée par une réaction allergique à des piqûres d’insectes en particulier des Culicoides. La DERE est la réaction physique d’une faiblesse immunitaire de l’équidé.
Quels chevaux, quand, comment ?
Dans le cas de la vraie DRE (et nous verrons plus loin qu'un diagnostic différentiel doit être fait avec d'autres affections cutanées) les signes se manifestent ...
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