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Abreuvement : le bilan des entrées et sorties

Par Dominique Lambert-Lefranc, avec la collaboration du Dr. Jacques Laurent.

N°12 Juillet - Août 2010
2 Commentaire(s)
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L'été, l'abreuvement du cheval revêt une importance particulière, du fait du risque de déshydratation, brutale on latente, notamment chez le cheval qui travaille, mais aussi, curieusement, chez le cheval au pré, dont l'abreuvement n'est pas toujours assez attentivement géré.

Comment équilibrer au mieux le bilan des entrées et des sorties?

Le cheval est un animal particulièrement sensible au déséquilibre hydrique, du fait de son statut d'animal qui travaille, d'une part, et de la longueur de son tractus intestinal, qui le rend sensible aux coliques de stase, favorisées par le manque d'eau.

Un cheval doit boire entre 20 et 40 litres d'eau par jour, parfois bien d'avantage s'il fait chaud, s'il transpire et si son alimentation est sèche (foin, granulés...).


Eau propre
Un étang d'eau propre et saine assure un apport d'eau permanent, à condition bien sûr que l'abord soit en pente douce et d'aspect sécuritaire pour le cheval. © L. Bataille.

Dans la nature, le cheval broute toute la journée l'herbe fraîche, qui constitue un important apport d'eau. Les chevaux sauvages se rendent une ou deux fois par jour au point d'eau, parfois situé très à distance, et s'abreuvent longuement.

Le cheval domestique lorsqu'il travaille, doit recevoir une ration énergétique et ne reste pas toute la journée au pré. Or il est clair que bien souvent, l'apport hydrique peut s'avérer insuffisant, sans doute à cause de vieilles craintes des "coliques d'eau" qui incitent les cavaliers à "couper l'eau" parfois inutilement, et aux mauvaises évaluations de la quantité d'eau nécessaire. Il n'est pas rare que le cheval trompe le soigneur le plus attentif, qui retrouve vide l'abreuvoir de prairie, le cheval ayant bu plus que d'habitude et l'évaporation ayant été très rapide.

L'effort, source de déshydratation

Dès que le cheval travaille, ses besoins en eau deviennent très importants, et souvent plus considérables qu'on ne croit, surtout par temps chaud et humide. Tout comme en hiver nous avons tendance à trop couvrir le cheval (qui est moins sensible au froid que nous) en été, nous sous-estimons sa sensibilité à la chaleur, qui est supérieure à la nôtre.

En effet, des études récentes menées par Michaël Lindinger, chercheur en physiologie animale à l'Université de Guelph (Canada)* démontrent que par temps chaud et humide, il faut seulement 17 minutes d'exercice d'intensité modérée pour élever la température d'un cheval jusqu'à un seuil dangereux. Ce qui est dix fois plus rapide que chez l'homme adulte.

«Par temps chaud, le cheval peut se déshydrater dix fois plus vite que l'homme adulte.»

L'augmentation du travail musculaire produit de la chaleur dont le surcroît est en grande partie éliminé par l'eau sudorale.

Or le cheval a une masse corporelle plus importante que celle de l'homme et possède un pourcentage plus élevé de muscles en action pendant l'effort. Michaël Lindinger estime ...

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2 commentaire(s) »

quaker :
Le 02/08/2010 à 12h44

IL reste quelques fautes de frappe dans cet article. Rien de bien méchant :

"L'augmentation du travail musculaire prouit de la chaleur dont le surcroît est en grande partie éliminé par l'eau sudorale."...

"Si celle-ci correcte et correctement répartie,..." il doit manquer un verbe.

laetitia :
Le 17/08/2010 à 23h34

Merci de votre lecture attentive de Cheval-Savoir. Effectivement, ces coquilles avaient échappé à notre équipe de relecture-correction, réduite en cette période de vacances. Grâce à vous, nous avons remédié à ce petit problème.

Article publié le 27-07-2010

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