André Le Goupil : un cavalier très "complet" !
N°12 - Juillet - Août 2010
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Cheval Savoir a tenu à rencontrer André Le Ggoupil, Président d'Ustica, et lui même cavalier de complet international et olympique. Un grand jeune homme de 79 ans, qui nous reçoit à Martinvast.
Cheval Savoir : Le concours complet à Martinvast, et cette année au Pin, c'est une aventure familiale ...
André Le Ggoupil : Ah oui ! C’est notre fils Pierre qui a été le maître d’œuvre du Grand Complet ici. Au Haras du Pin, c’était Marcelin Charpy, (le frère de François) qui avait mis sur pied un complet de haut niveau dès 1960. C'est donc un "retour" du complet de haut niveau au Pin où il n'y en avait plus de eu depuis 69.
J’avais fait cette grosse épreuve au Pin en 1960, sans savoir que c'était un épreuve de sélection pour les Jeux Olympiques de Rome…Je me suis trouvé là, et, vous savez, nous, en matière de dressage, on n’était pas au top ! Et ma jument Jacasse n’était pas une jument tranquille…elle n'avait pas fait 10 pas dans sa vie !…Je me suis retrouvé avec 60 points de retard sur le 1er, et je voulais m’en retourner ! C’est Guy Lefrant et Bernadette (épouse d'André, ndlr) qui m’ont retenu, et malgré tout, je me suis classé devant les deux chevaux de remplacement. Le Colonel Margot, qui était entraîneur à ce moment-là a fait un rapport élogieux de ma performance. Un mois après, j’ai gagné ma première 5ème série à Saumur…C’était le jour de la naissance de notre aîné, Jean, et quand je suis rentré avec mon magnum de champagne sous le bras, je n’en savais encore rien...il n’y avait pas de téléphone portable !
Bernadette Le Goupil : Et cinquante ans plus tard, ce bébé va recourir au Haras du Pin...Mais pas pour la Coupe du Monde, parce qu’il est resté 10 ans sans faire de compétition, et qu’il a un cheval qui débute...

A.L. Le Complet du Haras du Pin, c’est la marche qui m’a fait monter, surtout sous le regard extrêmement positif et sympathique de l’ancien Ecuyer en Chef, le Colonel Margot. Il m’a demandé en Janvier 61 d’aller à Badmington, et pour ça, il venait me faire travailler en dressage Il avait une science et une précision extraordinaires. Quand il y avait quelque chose à dire, il y avait deux mots. En écrits, il n’y a que le petit fascicule qui est à la Fédé, qui s’appelle « comment juger ». Tout petit. Mais vous lisez ça, vous savez comment il faut monter à cheval. C’était un homme extraordinaire, et il faut l’avoir vu à cheval ! Et en tant qu’homme, quand il avait repéré quelqu’un, il se fichait pas mal du galon, de la fortune…il estimait la valeur de l’homme. J’ai travaillé avec lui jusqu’à ce qu’il donne sa démission.
C.S. Vous avez été très déçu de la sélection pour les Jeux de Tokyo.
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kodarz :
Le 14/08/2010 à 18h22
Chapeau bas.....
JM