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Le New-Forest

Le New-Forest est à la fois un poney de sport extrêmement performant, et l'une des anciennes races britanniques.

Il est aujourd'hui élevé partout dans le monde, mais en Grande Bretagne il possède un statut à part : dans son berceau d'origine, il existe encore des troupeaux vivant à l’état naturel dans le New-Forest, où ils sont protégés et surveillés. Les propriétaires paient un droit de pâturage dans la forêt. Chaque année à l’automne, les poneys sont encerclés et dénombrés par la New Forest Pony Breeding and Cattle Society, qui supervise l’élevage dans un but de protection de la race.

Kate Spry Chevalier, spécialiste des poneys britanniques, nous présente en deux volets ce poney aujourd'hui grandi et développé, et nous explique l'évolution du modèle, évolution qui a été considérable depuis quelques décennies.

Nous avons arrêté notre histoire des poneys en Grande Bretagne et en Irlande (voir Cheval Savoir n°10) avant la date fatidique de 1066 après-Jésus Christ. Une date plombée dans le cerveau du Britannique le plus bouché car c'est alors que Guillaume le Conquérant a envahi l’Angleterre.

Thomas Jussiaux
Le New-Forest Silverlea Simply Red, vainqueur, sous la selle du jeune Thomas Jussiaux, du Grand Prix Poney Excellence au Haras de St Lô, au cours du récent Normandie Horse Show ! © Nelly Valère.

La tapisserie de Bayeux montre, très clairement, la présence d’équidés à bord de bateaux. Ces chevaux n’allaient pas être ramenés en Normandie et donc allaient co-habiter avec les équidés existants dans le sud de l’Angleterre...et il y en avait !

En effet, on a retrouvé de nombreux ossements, et à Notre Dame de Lynwood, un grand pot en terre dont le couvercle représente une déesse hideuse et effrayante, accompagnée d’un cavalier monté sur un poney.

Puisque tout le monde sait que l’équidé est un piètre marin, les Normands avaient conclu que c’était plus facile de ramener d’autres chevaux de la Normandie que de risquer d’avoir des cadavres en route pour la France. Alors, il est probable qu’ils lâchaient leurs chevaux, bien fatigués du voyage entre Winchester et Christchurch, et que ces chevaux partirent retrouver des équidés qui existaient déjà.

Tapisserie de Bayeux
Ce fragment de la tapisserie de Bayeux représente la charge de la cavalerie contre Dinan. Au premier plan, remarquez la robe isabelle, fréquente chez les poneys. © DR.

Au 13ème siècle il y avait un bon nombre de poneys, puisque le roi Henri III a ordonné au « directeur » du haras royal d’envoyer les bénéfices de quatre années pour que les moines de l’Abbaye de Beaulieu puissent prier pour l’âme de son père, Jean sans Terre. Trois siècles plus tard, Henri VIII ordonne que les mâles toisant moins de 1,42 m devaient être bannis de la Forest et que les femelles « inaptes à la reproduction" soient détruites. Il est probable qu’on a pas trop écouté ce genre de sornettes royales car les gens du New Forest savaient que les petits poneys étaient mieux adaptés aux rigueurs de la vie dure de la Forest et, de plus, il fallait d’abord...les attraper !

Un écrivain du début du 18ème siècle qui a décrit les poneys de la région comme étant "la propriété des vagabonds et des contrebandiers" qui ne valent pas plus de 2 shillings et 6 pence (environ 33 centimes !)

«Les gens du New Forest savaient que les petits poneys étaient mieux adaptés que les grands aux rigueurs du climat.»
[p]Nous commençons à entrer dans l’ère des premières tentatives d’amélioration de la race. Dans le New Forest, les "Commoners" avaient le droit de faire pâturer leurs animaux sur les terres "communes" de la Forest. Aujourd'hui encore, beaucoup des Commoners sont propriétaires de poneys, parfois aussi de vaches et, si vous vous aventurez dans la Forest à l’automne, vous verrez aussi des cochons.

Mais bien sûr, il y a aussi de nos jours des élevages privés.

Au 18ème siècle,
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Article publié le 18-08-2010

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