Au retour du pré...
N°13 - Septembre 2010
1 Commentaire(s)
Le séjour au pré est une période de récupération physique et mentale. L'organisme du cheval se retrouve dans des conditions proches de celles de la vie naturelle, et le retour à la civilisation va s'accompagner d'une petite phase de réacclimatement qu'il faut respecter.
Evidemment, le séjour au pré ne doit pas être synonyme d'abandon, et le cheval aura été vu tous les jours. Même si l’entretien et la surveillance ont été satisfaisants, le cheval devra au sortir du pré, faire l’objet d’un bilan.

Le premier bilan à faire est celui de l’état. Le cheval venant du pré est très souvent amaigri, car l’herbe sur pied est très riche en eau, et de ce fait très peu énergétique. Paradoxalement, le cheval peut donc présenter à la fois un ventre rond et un certain amaigrissement. L’herbe n’est d’ailleurs pas toujours aussi abondante que l’on pourrait le croire: une simple sécheresse, surtout si le chargement à l’hectare est important, peut entraîner un manque l’herbe dès la mi-juillet, notamment dans les régions méridionales.
D'autres chevaux ayant tendance à l'embonpoint vont au contraire prendre du poids : c'est le cas de la plupart des poneys et de certains chevaux rustiques lorsqu'ils sont mis à l'herbe dans des terroirs riches.
Dans un cas comme dans l'autre, il y a une modification morphologique due au fait que l'animal est démusclé. L'exercice qu'il se donne naturellement en se déplaçant pour brouter, voire en piquant un galop de temps en temps, n'est évidemment pas suffisant pour entretenir la musculature. Une fonte musculaire est inévitable et normale.
La question du parasitisme
Devant un cheval bas d'état à la fin de la saison, l'on se posera bien entendu la question du parasitisme interne. Il est impossible qu'un cheval au pré n'y ait pas été confronté. Même s'il a été bien vermifugé avant la mise au vert, il s'est très probablement recontaminé durant l'été, surtout si un certain manque d'herbe l'a amené à surpâturer, ingérant ainsi des larves au ras du sol. S'il y a plusieurs chevaux dans la pâture, cette recontamination est inévitable, car il ne faut pas oublier que les parasites (strongles...) ne viennent pas de la terre, mais des chevaux: ce sont eux, qui, par leurs crottins, contaminent les pâtures.
Le cheval qui présente un gros ventre signe une infestation parasitaire déjà avancée (la présence des vers entraîne, au cours de leur cycle, une souffrance de l'intestin avec dilatation des parois du fait en particulier des micro-ulcérations muqueuses. Mais sans atteindre ce stade, il faut vermifuger le cheval, en tenant compte des vermifuges administrés avant l'été (date, molécule, spectre...) de l'état du cheval et des paramètres extérieurs auxquels il a été confronté : nombre de chevaux présents dans la pâture, facteurs environnementaux, sécheresse, risque de surpâturage...
A la fin de l'été, les chevaux sont systématiquement infestés par les oestres, car les mouches gastérophiles pondent leurs oeufs entre juin et octobre. Ces gastérophiles ne font pas partie des parasites les plus redoutables car les chevaux en hébergent de façon quasi-physiologique un certain nombre. Mais leur présence en quantité excessive augmente le nombre de micro-ulcérations gastriques, pouvant provoquer des coliques "hautes" et des anémies.
Les oeufs d'oestres situés sur les membres du cheval ne s'éliminent pas au pansage; il faut les enlever à l'aide d'un rasoir jetable passé très délicatement sur le poil de haut en bas.
Les larves déjà ingérées seront éliminées par un vermifuge en pâte. Attention : tous les vermifuges ne sont pas actifs contre les oestres : il faut choisir un produit à large spectre. Certains de ces vermifuges (notamment ceux comportant du trichlorfon) ne conviennent pas à la poulinière pleine.
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jardin :
Le 09/08/2012 à 21h41
bonjour
quand il y a trop de chardons dans les crins ,le démêlage est impossible ,pour ma part je n'ai pu que couper tout.A part cela ,l'article est très intéressant ,merci