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Le "puzzle" cheval/cavalier

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Le congrès international de l'ISES (International Society for Equitation Science) s'est déroulé début août à la Faculté des Sciences vétérinaires d'Uppsala en Suède. Venus de 16 pays différents, dont l'Australie et la Nouvelle Zélande, près de 200 vétérinaires, scientifiques, entraîneurs et étudiants étaient là pour se pencher sur les progrès que peut faire la science pour concilier performance équestre et bien-être du cheval.

Le thème de cette année s'intitulait "Bien-être du cheval et sécurité humaine". Beau sujet de réflexion, beau projet. Car ce qui ressort de la conférence, c'est l'importance de l'apprentissage, de l'entraînement bien compris et de l'éducation du cheval allant de pair avec celle du cavalier. Les clefs de la sécurité.

Voici qui résonne étrangement comme un écho à toute notre ligne éditoriale, qui se veut une aide permanente à l'acquisition de la connaissance, qui permet précisément de s'épanouir avec un cheval en pleine possession de son intégrité physique et mentale. Car c'est de l'ignorance que viennent les déceptions, les si nombreux abandons de l'équitation, les souffrances subies par les chevaux et de la brièveté de leur vie (selon certaines statistiques, la durée moyenne de vie d'un cheval qui travaille est de huit ans ! Et ce principalement du fait des coliques, qui, nous le savons bien, sont pour le cheval une "maladie de la civilisation"...)

Le message d'Uppsala est clair : la science peut améliorer la compréhension entre le cheval et l'homme, à condition que ce dernier fasse preuve de suffisamment d'humilité et d'ouverture d'esprit pour "appréhender ce puzzle complexe dont dépendent les interactions entre les deux espèces".

Face au nombre immense de cavaliers de bonne volonté, le projet de l'ISES pose aussi le problème de la formation des enseignants, et celui de l'implication des juges, qui par leur fonction, cautionnent ou rejettent, et ont de ce fait un rôle éducatif à jouer...

Voici un sujet de réflexion pour cette rentrée, que nous vous souhaitons dynamique, avec des perspectives équestres sereines et renouvelées. Notre revue est là pour faire bouger les choses, dépasser certains immobilismes, favoriser l'acquisition de la connaissance qui ouvre la porte aux progrès et aux joies !

Toutes les disciplines équestres se répondent et souvent se complètent: notre approche du cheval n'est emprisonnée dans aucun carcan, dans aucun endoctrinement. Variété, renouvellement, éclectisme...voilà ce que nous souhaitons vous offrir chaque mois dans cette revue que vous avez vous-même plébiscitée depuis un an.


Photo de couverture : ©Sandrine Branquart.

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2 commentaire(s) »

dust :
Le 13/09/2010 à 08h43

parler de la formation des enseignants alors que l'on voit fleurir partout des structures equestres toutes plus nulles les unes que les autres,c'est vouloir former des jardiniers alors que le jardin est fleuri de bleuets et de coquelicots...c'est beau et ça pousse tout seul!!!le drame en FRANCE c'est que le"loisir"ne doit pas demander d'effort,personne ne sait qu'il faut travailler so n savoir equestre,parce que personne ne le dit(surtout pas les professionnels que ça arrange pour vendre leurs "supers"bourrins qu'ils ont eux-memes casses)et dans toute formation la theorie ne s'invente pas...qui en fait?meme pas pour le gamin qui approche un cheval pour la première fois,aucune règle de securité mème pour le sanglage! au bout de 20ans de monte j'ai compris ça à LA CENSE en stage,mais rentrer dans son centre equestre et dire qu'on vient de LA CENSE,tout le monde rigole!alors l'humilité des cavaliers amateurs il n'y en a pas beaucoup!heureusement on peut trouver des bons enseignements mais il faut chercher ...et ce n'est pas normal à ce point .

arobase :
Le 27/09/2010 à 12h09

Je trouve le commentaire de Dust très pessimiste; Mais oui,il y a de bons enseignants. Certes, ils sont rares mais ils existent.et il y a aussi beaucoup de Cavaliers ouverts,et humbles, disposés à l'effort qui ne demandent qu'à s'améliorer.Votre journal nous aide beaucoup sur le sujet. Dans les centres équestres non subventionnés, une des façons de pouvoir vivre est de faire du commerce de chevaux, et c'est souvent ce qui gâche tout en effet. Mais il y a des écuries qui se refusent à le faire, où chevaux et cavaliers sont heureux, et c'est déjà beaucoup. Quant au risque 0, pour chevaux et cavaliers, il n'existe pas. allons la terre est fertile, çà va pousser!

Article publié le 06-09-2010

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