La reprise du travail
N°13 - Septembre 2010
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Cette reprise va de pair avec celle d'une alimentation énergétique adéquate, qui sera elle aussi gérée avec attention.
Qu'il s'agisse d'un cheval de propriétaire ou d'un cheval de club, l'arrêt du travail "sportif", quel que soit son niveau, ne s'accompagne pas d'une modification immédiate du métabolisme quotidien en rapport avec avec l'effort physique précédemment pratiqué.
En effet, la consommation énergétique diminue doucement pour atteindre le niveau nécessaire à l'absence de pratique physique importante. Parallèlement, le soigneur aura, comme il se doit, diminué, voire supprimé, la ration énergétique pendant la période de repos. De ce fait, pendant les premières semaines, le bilan énergétique entrées/sorties sera négatif ; le cheval maigrira donc.

Cet amaigrissement se fera aux dépens de la masse musculaire. En effet, c'est une priorité métabolique d'utiliser en cas de "disette" la masse musculaire avant la masse grasse ; ceci d'ailleurs trompe le soigneur non averti, s'il ne se fie qu'à l'appréciation du tissu adipeux.
En pratique, il est donc physiologiquement nécessaire de reconstituer un développement de la masse musculaire existante par un travail progressif et approprié.
En parallèle, l'alimentation sera diversifiée et l'apport énergétique (céréales ou aliment complet) sera très progressivement réintroduit dans la ration, pour n'atteindre la quantité précédemment donnée lors du travail normal que lorsque le cheval aura bien récupéré ses capacités sportives. Donner de grosses rations énergétiques dans le but de hâter le processus de reprise d'état et de remise en forme n'aboutirait qu'à une surcharge entraînant des risques de fourbures, voire de coliques chez un animal qui ne travaille encore qu'en douceur et ne va donc pas utiliser immédiatement cet apport énergétique.
En revanche, l'on distribuera du foin en abondance. L'intestin du cheval au pré s'est habitué à recevoir une importante quantité de lest, et il est essentiel de maintenir le plus longtemps possible cette alimentation très saine, qui permet au cheval de mastiquer longuement, ce dont il a particulièrement besoin au moment où retrouve la vie confinée au box, après une période de liberté. Par ailleurs, la consommation de foin évite l'ennui, et la surconsommation de la paille de litière qui risque de provoquer des coliques par "bouchons". Une généreuse ration de foin est sans inconvénient et ne comporte pas de risque de surcharge puisque la distribution d'aliment énergétique reste encore parcimonieuse.
Le foin pourra être diminué proportionnellement à mesure que la ration énergétique sera augmentée.
Le rythme de travail
La progressivité à respecter dans la reprise du travail concernera :
S'il s'agit de votre cheval personnel, vous pouvez travailler tous les jours puisqu'il ne s'agit pas de reprises devant durer une heure, mais d'un travail librement géré, dont nous vous donnons ci-dessous un schéma de progression.
La remise en condition
La remise en muscles et en souffle se fera très naturellement si vous suivez une progression adaptée.
A titre indicatif, voici un schéma de reprise de travail très progressif pour un cheval ayant été arrêté longtemps :
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