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La voiture à deux roues

Par Patrick Rebulard, meneur international d'attelage à quatre.


N°13 Septembre 2010
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Vous avez débuté l'attelage et souhaitez acheter votre premier véhicule ? Vous êtes déjà meneur et voulez atteler un cheval neuf ? Vous êtes tombé amoureux d'une jolie voiture à deux roues ? Il existe de nombreuses situations où se pose la question fondamentale : faut-il acheter une voiture à deux roues ou à quatre roues ?

La réponse, bien sûr, est complexe. Patrick Rebulard, meneur de renommée internationale, fait le point aujourd'hui sur la voiture à deux roues.

Cette fameuse voiture à deux roues ! Si souvent charmante, parfois décriée, interdite dans les concours internationaux. Elle paraît un peu la parente pauvre des véhicules hippomobiles, où règne en souveraine la quatre roues, qui s'apparente à la familles des voitures de parc, des mail-coaches, des carrosses même ! Ou encore les prestigieuses voitures de marathon modernes sur lesquelles les évolutions et les progrès sont constants.

Voiture deux roues
La deux roues reste une très agréable voiture pour un menage fin, très proche du cheval. © L.Bataille.

La "deux-roues", pourtant, passe pour la voiture de l'amateur. Mais est-ce réellement justifié ? Les voitures à quatre roues ne sont elles pas plus sûres ? Les élégantes deux-roues attelées à un superbe tandem sont-elles moins sportives ?

Bien sûr, il est des cas où le problème ne se pose pas : dans le cas des attelages à deux chevaux ou plusieurs chevaux de front, et de l'attelage à quatre évidemment, il faut obligatoirement une voiture à quatre roues, équipée d’un timon.

Mais pour l'attelage à un (nous ne parlons pas ici du tandem) on peut estimer que la voiture à deux roues présente certains avantages. Les modèles anciens (attention à l'état de conservation : il y va de la sécurité !) ou les jolies copies s’accordent avec les attelages traditionnels, campagnards ou plus sophistiqués.

Les deux roues modernes constituent des modèles d’entrée de gamme, pour ceux qui ne veulent pas se lancer dans un investissement trop important.

Maniable et légère

Etant plus légère, la voiture à deux roues est en général plus facile à tirer par le cheval (à condition bien sûr que le roulement soit bon et les réglages correctement mis en œuvre). Cette relative légèreté du véhicule le rend également plus facile à pousser à la main –c’est appréciable, notamment lors des petites randonnées au cours desquelles on est amené à remiser la voiture dans un endroit difficilement praticable.

Les voitures à deux roues sont souvent plus étroites, ce qui leur permet de passer plus facilement partout ; c’est aussi un avantage en extérieur.

Le principal avantage de la voiture à deux roues est sans doute qu’elle est souvent plus facile à faire reculer droit, ce qui n’est pas le cas avec une voiture à quatre roues, dont l’avant-train tournant exige du meneur un bon doigté. Notons toutefois que les voitures à quatre roues modernes, équipés d'un frein agissant sur la tourelle, n'ont pas cet inconvénient et reculent très droit si l'on a soin d'actionner ce frein.

Le problème de l’équilibrage

Face à tous ses avantages, il faut bien avouer que le voiture à deux roues présente aussi quelques inconvénients, dont le principal est de nécessiter un équilibrage. En effet, le véhicule ne reposant que sur deux roues, il faut éviter de mettre du poids sur la sellette –donc sur le dos du cheval- et trouver le point d’équilibre. Ces réglages étaient autrefois effectués par l’atelier de charronnage en fonction de la taille du cheval auquel elle était destinée, et…du nombre de personnes de la famille !

Dans le cas d’une voiture à deux roues, une partie du poids risque d'être sur le dos du cheval, ce qui rend la traction difficile et pénible. En outre, le mauvais équilibrage de la voiture entraîne automatiquement un risque de plaies de harnachement, notamment au niveau du garrot (voiture pesant trop sur la sellette) mais aussi du passage de sangle (cheval « soulevé » par une voiture trop chargée sur l’arrière). Ces contraintes sont évidemment accrues en randonnée, du fait de la durée des étapes.

Il existe aujourd'hui des deux roues bien conçues, dont l'équilibrage se fait plus facilement, par avancée ou recul de la caisse par rapport à l'essieu, et non plus seulement (comme autrefois) par le déplacement du siège.

«Si les brancards touchent l’épaule du cheval lors du tourner, ils risquent de provoquer une défense, voire une panique»
[p]Ne comportant pas d’avant-train tournant, la voiture à deux roues rend plus difficiles les virages serrés et les demi-tours : une mauvaise adaptation des brancards peut amener ceux-ci à toucher l’épaule du cheval lors du tourner, risquant de provoquer une défense, voire une panique. En effet, il ne faut jamais oublier que le cheval est un animal fait pour la fuite, et qu'il ne supporte pas les situations où il se sent bloqué, voire comprimé.
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Article publié le 24-09-2010

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