Une vision éthologique moderne des
vices d’écurie
N°13 - Septembre 2010
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Comment lutter contre ces comportements ? Existe-t-il des remèdes efficaces ? Et est-ce réellement souhaitable de chercher à les contrer, alors que l’on suppose que leur exécution peut parfois apporter au cheval une compensation au stress ?
Il y a une différence entre un comportement indésirable et un comportement anormal, bien que les deux soient souvent confondus dans les traités d'hippologie.
Un comportement indésirable peut être une réaction tout à fait normale destinée à éliminer des stimuli aversifs de l'environnement (résultant souvent de l'incompétence du cavalier): faire un écart suite à une peur, faire un saut de mouton, tirer sur les rênes, se cabrer, encenser suite à une main sans tact, etc...

Autre exemple : ronger le bois et l'écorce des arbres (lignophagie) est observé chez le cheval dans la nature. Il y a des différences individuelles, mais il s’agit d’un comportement tout à fait normal. A l'écurie, ce comportement engendre l'obligation désagréable de réparations régulières des portes et autres accessoires en bois. Pour compliquer les choses, ce même comportement peut devenir anormal. La plupart du temps, il consiste alors probablement en une activité réorientée due au manque d’autres substrats (herbe, foin). Il peut devenir une stéréotypie avec le temps. Ce manque d'activité peut être compensé partiellement par la distribution de paille et de foin; remplacer ces derniers par de la sciure de bois, de la tourbe ou des tapis en caoutchouc peut être acceptable pour des raisons médicales (emphysème), mais pas si c'est seulement motivé par la facilité du propriétaire. Et encore, on ferait mieux de laisser les cas d’emphysème en prairie. On peut expliquer la diminution de la lignophagie suite à l'administration d'un aliment fibreux (foin) par une sensation accrue de remplissage de l'estomac), mais aussi par l'augmentation du temps passé à manger.
Le tic en l'air, le tic à l'appui, l'arpentage stéréotypé, le grattement répétitif des antérieurs, les ruades et coups de pied avec production de bruit, le tic à l'ours, l'encenser, le tic de la langue serpentine...peuvent représenter des véritables pathologies comportementales dont souffrent les chevaux domestiques.

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equifusion :
Le 27/09/2010 à 07h49
les raisons les plus simples, sont des fois devant nos yeux :
Avez-vous pensé à étudier les douleurs de dents, de gencives, de névralgies dû à des chocs au autres, etc..............
Qui apparaissent durant un période, provoquant une installation d'un comportement à ce moment là.
l'humain, souvent par peur de l'apparition d'un tic non maîtrisable, réprimande le cheval plus ou moins énergiquement et de ce fait, favorise le maintien du stress général........
DV