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Du plaisir de monter à cheval...

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Dans l'ambiance "lextingtonnienne" qui règne à la Rédaction en cette période de bouclage du numéro 14, les commentaires vont bon train sur ces Jeux Equestres Mondiaux dont nous vous donnons chaque jour les dernières nouvelles.

Notre revue aime bien la connaissance, le savoir, et les “sachants-faire”. Notre raison d'exister, c'est d'essayer de donner des clefs qui ouvrent quelques portes. Qui guident le travail, en somme... Le travail, c'est le maître-mot. Sans travail, pas de progrès sportifs. Mais quelle réussite quand le travail est associé à la joie ! Je ne parle pas de la jubilation ressentie face à une médaille gagnée, ou même devant un record personnel battu dans l'anonymat. Je parle de la joie toute simple d'être à cheval.

Deux exemples de cette joie tangible, tout récemment aux JEM : le cavalier allemand (en toute logique, un travailleur acharné) Michaël Jung, a dit à l'issue de son cross exceptionnel, "Si cela ne tenait qu'à moi, je re-sellerais mon cheval et je le remonterais".

Dans le dressage, on a pu voir le cavalier espagnol Juan Manuel Munoz Diaz manifestement se faire plaisir au cours de sa reprise : exécuter les changements de pied avec une seule main sur les rênes, le bras droit flottant négligemment à côté de lui. Un panache tout ibérique (genre : vous avez vu comme c'est facile !) Mais cet homme-là a réussi à apprivoiser les affres de la concentration, à tenir à distance l'angoisse de la faute, pour monter à cheval dans la joie, même un jour où il ne s'agissait pas de rire. Ce faisant, il a tiré certainement de son cheval le meilleur, dans une reprise tellement réjouissante que le public en a été électrisé. Un public qui a laissé, lui aussi, éclater sa joie.

Un Allemand insatiable, un Espagnol un brin cabotin ? La théorie est-elle reproductible au commun des mortels ?

Oui, j'ose l'affirmer.

Un truc, que j'ai maintes fois utilisé, consiste à dire aux élèves (ou à soi-même) "Allons, souriez, la vie est belle puisque vous êtes à cheval !" Cela marche ! Le cavalier respire, le cheval fonctionne mieux. Le plaisir est thérapeutique...

Nous parlons toujours, dans Cheval Savoir, d'allier chez le cheval performance et bien-être (c'est notre marotte). Pourquoi n'en serait-il pas de même pour le cavalier ? Prendre du plaisir en équitation, c'est immédiatement monter mieux : se décontracter à deux, vouloir plus de performance dans un confort accru...Spirale vertueuse.

Evidemment, la notion de plaisir n'était pas inscrite dans le règlement de la cavalerie de 1912 (quoique...les cavaliers militaires ont toujours su s'amuser). Depuis trois décennies, on a remplacé les méthodes de l'armée, dures mais finalement assez joyeuses, par un enseignement de plus en plus "soft", où le cavalier n'est évidemment plus une recrue mais un client qu'il faut garder. On ne lui fait plus faire de trot assis, de peur qu'il rouspète. Tout est aseptisé, il faut faire ludique. On s'applique dans le loisir obligé. Au mieux, on est fier et content d'avoir trempé sa chemise: on a fait du sport. Mais on n'entend pas pour autant parler du plaisir de monter à cheval...

Ce serait par là qu'il faudrait commencer.

Photo de couverture : ©Fotolia.

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Article publié le 06-10-2010

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