Le Pottok : race menacée et race d'avenir
Longtemps oubliée sur ses massifs du pays basque, cette race de poneys rustiques est considérée comme race menacée. En conséquence elle a fait partie du programme Equisave*.
Elle revient en force sur les terrains de concours et obtient des résultats souvent éblouissants : premier Mondial en 2010, plusieurs fois Champion de France en Attelage à un Poney, le Pottok est en train de donner du fil à retordre à plus d’un, dans maintes disciplines.
Et la nouvelle génération des Pottok Livre B, issue des meilleurs étalons performers français et étrangers, commence à s’illustrer en Elevage et jeunes chevaux SHF.
Le Pottok (prononcer pottiok) est un petit cheval rustique parfois bai, souvent pie, alliant un mental de guerrier à beaucoup de générosité et de gentillesse.
Un contrebandier protégé
Des historiens basques font remonter l'origine du Pottok aux dernières grandes glaciations (-40 000/50 000ans) ou même aux précédentes (-90 000ans).
Des petits chevaux très ressemblants aux Pottoks actuels sont représentés dans les grottes préhistoriques du pays basque en France et en Espagne.

Les Basques eurent la sagesse de ne pas décimer les troupeaux de petits chevaux comme cela se passa dans beaucoup d'autres régions en Europe ; au contraire, ils l'exploitèrent avec d'autant plus de facilité que le Pottok ne demandait aucun soin particulier : il suffisait de venir chercher dans la montagne les produits de l'année, généralement destinés à la boucherie.
Au 19ème siècle, on utilisa le Pottok dans les mines de la région, mais aussi dans celles du nord et de l'est de la France car il était de petite taille (passant facilement dans les galeries), robuste et peu exigeant.

Il a aussi été beaucoup utilisé dans la contrebande entre la France et l'Espagne ! Il a fait rêver beaucoup d'enfants lorsqu'il paradait dans les cirques avec sa belle robe pie...
Aujourd'hui, dans le berceau de race, chaque Pottok a son propriétaire, même si la plupart d'entre eux vivent encore librement en horde d'une vingtaine de juments, accompagnées de leur étalon, sur les versants des massifs de la Rhune, de l'Artzamendi, du Baïgura et de l'Ursuya, où ils participent à l'entretien de la montagne.
D'autres sont élevés en prairie, destinés aux activités de sport et de loisirs.
Il est difficile aujourd'hui de s'assurer des réelles origines de la race, mais il est acquis que « le cheval » n'a pas quitté le Pays basque depuis la Préhistoire.
Elevé en race pure ou en croisement
Aujourd'hui, le livre généalogique de la race comprend un « Livre A » composé des équidés ayant 100% de sang Pottok, et un « Livre B » regroupant les équidés issus de croisements avec des étalons dits « facteurs de Pottok » d'autres races (Arabes, Anglo-arabes, Poneys).
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flocav :
Le 07/10/2010 à 10h28
"un caractère bien trempé", c'est peu de le dire!
Je travaille dans un centre équestre au pays basque avec la quasi totalité du cheptel en pottoks.
Ces poneys sont vraiment intelligents, capables de faire tomber le plus aguerri des moniteurs mais un amour de douceur avec les enfants handicapés.