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Les abris d'herbage

Un cheval qui vit dehors toute l'année doit disposer d'un moyen de se protéger des vents dominants, de la pluie...et en été du soleil ardent.

Les abris d'herbage sont indispensables. Ils peuvent aller du plus simple au plus sophistiqué.

Par ailleurs, le conditionnement du foin et de la paille en balles rondes impose des contraintes de manutention qui nécessitent de bien réfléchir à l'agencement et au lieu d'implantation l'abri, qui n'est pas seulement dortoir mais aussi sallle à manger.

Les poneys très rustiques (shetlands, islandais…) ou les chevaux qui portent une bonne couverture de prairie imperméable (type "New Zealand") peuvent se contenter d'un éventuel abri naturel offert par la nature : un boqueteau dense, un groupe de rochers, une déclivité où l'on peut descendre peuvent constituer des coupe-vent suffisants. Mais ils ne protègent pas de la grosse pluie.

Un simple nourrisseur d'herbage, permet aux chevaux de manger la tête et l'encolure à l'abri. Disposé judicieusement et équipé d'une bâche solidement fixée d'un côté, le nourrisseur peut aussi faire office de coupe le vent. Solution de fortune, mais qui peut rendre service, dans une région peu exposée et peu humide, ne serait-ce que transitoirement...

Les abris "naturels améliorés"

Vous pouvez aussi fabriquer un abri coupe-vent en mettant à profit la configuration des lieux : un boqueteau d’arbres que l’on reliera entre eux en tendant une bâche entre les troncs, de manière à stopper les vents dominants. Les bâches peuvent être fixées à des longues branches, ou simplement de fortes cordes. Les bâches sont attachées par des cordelettes en nylon solide. Evitez les ficelles de lieuse bleues, très visibles et inesthétiques dans le paysage). Ne mettez pas de fixation en bas, afin d'éviter que les chevaux se prennent les pieds dedans. La bâche sera forcément poussée par le vent...Mais l'absorbera tout de même. Bien orientée cette installation peut protéger les chevaux de façon très efficace.

Illustration
L'abri "naturel amélioré". Attention : ne fixez jamais le bas des bâches, car une corde ou une barre à ce niveau constituerait un piège dans lequel un cheval pourrait se prendre les pieds en grattant le sol. © D.R.

On peut sophistiquer cet abri de fortune en lui adjoignant une ou deux autres bâches, pour former au total un abri à deux ou trois côtés.

Cet abri peut être démonté et reconstitué ailleurs si vous changez vos chevaux de parcelle.

Mais bien sûr, tous ces aménagements ne protègent pas de la pluie, et rien ne remplace l'abri véritable, qui lui, doit comporter un toit.

L’abri bâti

Un abri fabriqué en dur constitue la solution idéale.

Pour permettre aux chevaux de renter et sortir librement, l'abri ne sera fermé que sur trois côtés. Il sera ouvert côté sud ou sud-ouest.

Il ne faut pas chercher à fermer partiellement le quatrième côté (à moins qu'il s'agisse d'un très grand abri) car l'ouverture doit rester suffisamment large pour permettre à un tracteur de pousser directement une grosse balle ronde de foin ou de paille, sans bloquer l'accès aux chevaux.

On peut bien sûr adosser un abri à un pan de mur déjà existant, ce qui permet de ne bâtir que deux côtés.

L'abri : le centre d'un lieu de vie

Si vous ne rentrez pas le cheval le soir -ou pas tous les soirs- l'installation de l'abri équivaut à la création d'un espace de vie, d'un "camp" qui doit être confortable pour le cheval et rationnellement utilisable pour vous.

«Si le cheval n'est pas rentré le soir, son abri constitue un lieu de vie complet dont l'implantation et l'agencement doivent être étudiés»

Le lieu d'implantation de l'abri revêt donc une importance capitale, car c'est près de l'abri (ou dedans) que vous distribuerez l'eau et la nourriture. S'il fait froid et/ou humide, vous serez sans doute amené à pailler le sol. Toutes ces denrées doivent être acheminées.

Abris d'herbage
© Bomaco
Le lieu d'implantation

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Article publié le 10/11/2010

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