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Jeanne et l'équitation de légèreté

Par Jean-Yves Le Guillou*


N°18 Février 2011
1 Commentaire(s)
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Jean Yves le Guillou poursuit ce mois-ci la leçon d'équitation et de culture équestre qu'il donne à son ami Hubert Cuvelier, à partir de l'observation de différentes statues de Jeanne d'Arc.
Dans le deuxième et dernier volet cette magnifique étude, il aborde le bauchérisme et la légèreté...

La descente de main est une attitude du cavalier : lorsque le cheval est rassemblé, la main restant à la même place, le cavalier desserre les doigts, détend nettement les rênes, pour récompenser le cheval dont la bouche est galante et lui donner une certaine liberté, source d’aisance et de grâce, sans toutefois abandonner tout contact, ce dernier devenant simplement de plus en plus subtil, jusqu’à l’idéal, le poids du cuir.
L’attitude du cheval reste inchangée en dehors du brillant et de la satisfaction que cette attitude du cavalier peut apporter. Il reste en particulier identiquement ramené et son centre de gravité n’est pas modifié.

Cheval en filet
Le cheval est en filet, la bouche mobile. © Coll. J.-Y. Le Guillou

La descente de main, qui est une cession de l’action, faite au bon moment, lorsque le cheval « se plaît dans son air », est plus importante que l’action !
Regardez les rênes de Jeanne et regardez la bouche de son cheval.

«Jeanne détend légèrement ses rênes, elle fait une descente de main, car le cheval, lui, a commencé une flexion de mâchoire»

Jeanne ne fait pas partie de ces cavaliers méprisables qui tiennent fort leurs chevaux en permanence, elle détend légèrement ses rênes, elle fait une descente de main, car le cheval, lui, a commencé une flexion de mâchoire : sa bouche s’est mobilisée, elle est maintenant entrouverte, et il va déglutir…
Je continue avec ces points fondamentaux.

  • Le cavalier éventuellement, stimule le cheval avec la gaule, par simple tapotement ; Jeanne n’en a pas besoin, puisque son cheval n'en a pas besoin (nous verrons plus loin pourquoi.)
  • Le cavalier attend -pas longtemps-, le piaffer, le passage. Ici, ils se déclenchent, tout seuls, par "auto-posture."
Le cheval de Jeanne : une musculature accomplie

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1 commentaire(s) »

janebooker :
Le 02/04/2011 à 13h57

Merci pour cette succession d'article à mi chemin entre le passé et le présent que je lis avec passion ...

Article publié le 21-02-2011

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