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Tendinites : place à la prévention

Par le Dr Vét. Thierry Fuss.


N°18 Février 2011
1 Commentaire(s)
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La tendinite peut survenir brusquement, à la suite d'un traumatisme, d'un effort ou d'une accumulation de contraintes sur le système tendineux du cheval. A cet égard, c'est une pathologie où la prévention joue une rôle essentiel, et relève essentiellement d'une conduite raisonnée du travail du cheval. C'est par une bonne compréhension des mécanismes et des causes pouvant aboutir à une lésion tendineuse, que l'on peut éviter ce type de problème.

La tendinite est une affection locomotrice qui peut être lourde de conséquences sur l'avenir sportif d'un cheval. Elle survient souvent brusquement et sans prévenir, et peut entraîner une interruption de l’activité du cheval au mieux de quelques mois, avec le spectre d’un arrêt définitif.

Tendinite ou desmite ?

Au sens strictement médical, une tendinite est une inflammation d’un tendon (ce dernier étant le prolongement d’un muscle et s’attache sur un os). La tendinite ne doit pas être confondue avec la desmite, qui elle, est une inflammation d’un ligament (structure s’insérant à ses deux extrémités à un os).

Réception saut d'obstacle
A la réception d'un saut, le membre le plus en avant reprend tout le poids du cheval (et du cavalier) auquel s'ajoute l'inertie ; la descente du boulet est maximale il touche pratiquement le sol, le genou ne participe pas à l'amortissement (il est en extension et donc "verrouillé") ce sont les structures tendineuses du canon qui reprennent l'essentiel des contraintes, aidées en cela par la flexion du coude et de l'épaule. © N.Valère

Dans le langage équestre le terme de tendinite désigne par abus une inflammation des structures présentes en face postérieure du canon (on dit plus précisément face palmaire du métacarpe pour le membre antérieur et face plantaire du métatarse pour le membre postérieur). Il s’agit des tendons proprement dits : celui du muscle fléchisseur superficiel du doigt (FSD) qui est plus postérieur donc en surface et qui s’insère sur la deuxième phalange ; celui du muscle fléchisseur profond du doigt (FPD) qui s’insère sur la phalange distale et « traverse » en quelque sorte le tendon du FSD (c’est ainsi que l’on parle aussi de tendon perforant pour le tendon du FPD et de perforé pour celui du FSD).
Le tendon du FPD présente un ligament accessoire ou bride carpienne, qui peut aussi s’enflammer.
Il s’agit enfin d’un ligament, le ligament suspenseur du boulet (LSB) situé le plus près du canon et qui se divise en son tiers distal en deux branches.

Une pathologie du cheval athlète

Le rôle de ces tendons, comme leur nom l’indique, est de fléchir le doigt. En fait c’est lorsque le membre est au sol que les contraintes sont les plus élevées, lorsque le doigt est en extension, voire en hyper-extension. C’est lorsque le membre reprend contact avec le sol et que la descente du boulet amortit l’impact de la masse du cheval sur le pied que le tendon du FSD et le LSB sont particulièrement sollicités. Et c’est dans la deuxième phase de l’appui, lors de la propulsion que le tendon du FPD est le plus en contrainte.

«Les muscles ne servent pas seulement à la propulsion mais aussi à l’amortissement : une fatigue peut donc se répercuter sur les autres structures de l’amortissement, dont les tendons»

On comprend que c’est à des allures soutenues (galop et trot de course) ou lors de la réception du saut que les contraintes sont maximales. Les membres les plus souvent atteints sont les membres antérieurs sauf dans le cas des trotteurs chez qui les contraintes sont plus importantes aux membres postérieurs.

Les mécanismes de la tendinite

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1 commentaire(s) »

jardin :
Le 17/07/2012 à 23h30

finalement, il faudrait aller marcher dans les vagues sans passer par le sable mou (c'est possible certainement à certains endroits.) mais combien de temps marcher dans l'eau, faut-il rester au pas ou on peut trotter ?

Article publié le 22-02-2011

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