Gérer les allures en extérieur
N°18 - Février 2011
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Dans tous les cas et quel que soit le type de sortie, il est bon de démarrer systématiquement au pas pour laisser s’échauffer les muscles et tendons du cheval. Il semble tout-à-fait indiqué de laisser carrément le cheval au pas pendant 20 à 25 minutes en début de sortie, même pour une simple promenade. Par ailleurs, rester au pas évite souvent de générer un excès d’impulsion au sortir de l’écurie.
Si toutefois le cheval se montre impatient ou a tendance à vouloir trottiner, il est parfois plus sage de lui faire prendre un bon trot cadencé, qui va le mettre dans les traits, occuper son esprit et canaliser son énergie.
Le pas développe la musculature du cheval sans le fatiguer exagérément, sans trop solliciter l’appareil locomoteur. Cette allure est une très précieuse composante de la mise en condition du cheval de sport, quelle que soit la discipline.
Le pas est aussi (avec le trot), l’allure de croisière à adopter lors des longues sorties.
Et bien sûr, le pas sera utilisé chaque fois que les allures plus vives ne peuvent l'être, notamment dans les descentes ou en terrain difficile.

En longue randonnée, certains ont tendance à adopter le pas comme allure de déplacement quasi-unique, sous prétexte de ménager le cheval. C'est une erreur. Sauf s'il s'agit de tracter une lourde roulotte (ceci est un cas particulier) des temps de trot sont indispensables pour son moral du cheval, et pour la prévention des plaies de harnachement. En restant uniquement au pas, le harnais ferait pression durant de longues heures, de la même façon, sur les mêmes points, entraînant un risque accru d'érosions cutanées.
En outre, des temps de trot permettent au cheval de libérer son énergie, et d’effectuer des étapes de durée raisonnable.
Le trot est une allure « de croisière » et de travail, très gratifiante pour le meneur. En terrain plat et non tirant, le trot permet de développer les capacités physiques du cheval sans essoufflement excessif. Il est couramment considéré qu'à distance égale parcourue, la fatigue du cheval est double au trot qu'au pas. Toutefois, ceci n'est qu'en partie vrai, car le trot étant une allure symétrique, ergonomique, qui fatigue peu le cheval une fois que la voiture a démarré et roule sur son énergie acquise.
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