Cercles et voltes : le contrôle des épaules du cheval
Par Pierre Beaupère, Cavalier Professionnel et Professeur de Dressage.
N°20 - Avril 2011
3 Commentaire(s)
Partager
Si pratiquement tous les cavaliers pensent être capables de réaliser un cercle ou une volte corrects, l’exercice est pourtant très rarement effectué avec justesse. Même à haut niveau, et d’autant plus avec le développement toujours plus impressionnant des allures des chevaux, la volte de la reprise Saint-Georges, par exemple, est rarement réalisée avec un cheval vraiment incurvé sans basculement de l’encolure.
Les problèmes sur le cercle
Un cercle correctement réalisé implique que tout le corps du cheval suive la courbure de celui-ci. Philippe Karl a bien décrit le fait que ce n’est pas réellement la colonne vertébrale du cheval qui se ploie mais plutôt les muscles de l’encolure et de la cage thoracique. Néanmoins, nous simplifierons en parlant de la ligne du dessus qui suit le cercle.
D’autre part, il faut que l’entièreté du corps du cheval suive le cercle dans la même direction, c’est-à-dire que partout où le bout du nez va passer, l’encolure, puis les épaules et enfin les hanches passent à leur tour, sans déviation du sens du mouvement. Cela implique que le cheval ne se couche pas à l’intérieur du cercle :

Et cela implique d’autre part qu’il ne se s’écarte pas de celui-ci vers l’extérieur :

Nous pouvons donc constater que le cheval doit accepter les aides intérieures (la jambe qui empêche le cheval de tomber sur son épaule intérieure mais aussi la connexion avec la main intérieure, au risque sinon de présenter un faux pli) autant que les aides extérieures (la rêne extérieure qui « reçoit » l’incurvation, maintient l’équilibre et tient les épaules et la jambe extérieure qui donne la direction du mouvement et tient les hanches).

Laisser au cheval le temps d'apprendre
[p]La plupart des difficultés et des résistances sur les cercles viennent du fait que les cavaliers veulent forcer le cheval à effectuer un cercle parfait alors que le cheval n’accepte ou ne connaît pas encore assez ces aides. N’obtenant pas la réaction voulue lorsqu’ils utilisent la jambe intérieure quand le cheval se couche à l’intérieur du cercle, ils vont utiliser le renfort de la main plutôt que de travailler à obtenir une meilleure réponse aux aides de jambe. C’est le début d’une spirale si néfaste pour le cheval qui va soit relever la tête et se contracter, soit se rééquilibrer comme il peut en s’encapuchonnant pour éviter cette rêne.Ce défaut, que l’on retrouve même chez des chevaux très avancés, est caractérisé par des encolures très hautes et très courtes et un cheval qui « lâche » le contact moelleux et creuse son dos.
Comment éviter ce problème ?
Pour lire la suite de cet article :
Abonnez-vous à l'année pour seulement 25€ !
(soit 35$ Canadiens ou 28,54 Francs Suisses)
Pour 25 euros, vous pourrez consulter en intégralité les 12 prochains numéros
ainsi que plus de 800 articles archivés, classés par thème !
Ce que vous ne lirez pas ailleurs
Si vous êtes déja abonné au journal, cliquez-ici pour vous identifier
Partager
Cliquez sur la couverture pour zoomer
Apprenez à prendre les mesures nécessaires au
mariefrance :
Le 15/04/2011 à 23h40
Merci de nous rappeler les bases de travail, techniques certes, mais explicite et bénéfique pour l'equilibre du cheval.Rien n'est jamais acquis, je note qu'il est studieux de s'y pencher .J'attends avec impatience ou patience le travail avec les jambes.Cela conforte le travail que j'ai pu faire lors de mon stage ATE avec mon instructeur qui hélas nous a quitté adepte de Nuno Oliveira qui m'a permis de travailler mon cheval avec Philippe Karl lui même ,en toute humilité se mélant avec nous ses élèves. Il est ainsi nécessaire de se resituer .Michel Henriquet nous instruit aussi dans cette application studieuse du cheval.Merci de nous remettre à notre place notre juste place.Marie
janebooker :
Le 23/04/2011 à 08h25
Un article très intéressant !
revneyev :
Le 23/04/2011 à 08h26
Super article.