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Sécheresse : adapter la gestion de l'élevage

Par le Dr Jacques Laurent, éleveur.


N°23 - Juillet - Août 2011
4 Commentaire(s)
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La sécheresse exceptionnelle qui a sévi en France en avril, mai et juin n'est pas sans conséquences sur l'entretien d'une cheval, mais plus encore sur la gestion d'un troupeau d'élevage. En effet, la nécessité de séparer les différents lots (poulinières suitées, jeunes mâles, etc.) implique une rotation des parcelles et une optimisation de leur utilisation.
Il importe de déjouer certains pièges et de faire des choix pendant cet été durant lequel la sécheresse n'a sans doute pas dit son dernier mot.

Le manque d'herbe, et le très faible taux d'humidité qu'elle comporte entraîne chez les chevaux au pré une diminution drastique de la quantité d'eau normalement ingérée par la simple consommation d'herbe.
L'eau représente les deux tiers du poids du cheval. Rappelons aussi qu'une poulinière gestante a besoin de 40 à 50 litres d'eau par jour, une poulinière allaitante, de 50 à 60 litres d'eau par jour.
Le manque d'eau retentit directement sur la lactation. Chacun sait que lorsque l'on veut procéder à un sevrage, on met la jument en restriction hydrique quasi-totale pendant deux ou trois jours, ce qui a pour effet le tarissement rapide de la lactation, favorisant le sevrage et réduisant les risques de mammite.

Sécheresse et élevage
© L.Bataille

En dehors d'un contexte de sevrage volontaire, tout manque d'eau aura évidemment les mêmes conséquences : une journée ou deux "abreuvoir vide", associées au manque total d'herbe verte, peut compromettre de façon préoccupante la sécrétion lactée d'une jument. Certes, en cas de manque d'eau, la nature a prévu un système de régulation qui privilégie la lactation, celle-ci continuant au détriment de la mère ; c'est donc la jument qui se déshydratera la première. Mais lorsque le manque d'eau est trop important, un jeune poulain (en juillet, les foals nés tardivement ont à peine un mois) peut subir assez vite les conséquences de cet état de fait.

Des paramètres météorologiques inhabituels

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4 commentaire(s) »

kawastiti :
Le 13/08/2011 à 12h49

Article riche en information. Merci beaucoup

gnourf :
Le 16/08/2011 à 11h58

Avec les semaines de déluge inattendu qui ont suivi, quel est l'épilogue de l'article?
Les réservoirs d'eau ont a priori été remplis naturellement, mais quel impact sur l'herbe?

Merci pour la suite.

kiwi :
Le 17/08/2011 à 20h13

Article très intéressant et très utile comme tous les autres d'ailleurs! Merci

odile :
Le 18/10/2011 à 13h41

article tristement réaliste. J'ai réussi à faire manger de l'herbe à la plus jeune (2 ans) et la plus âgée (26 ans) tout le printemps et ça m'a permit de les maintenir largement en état en vu d'un été et automne au foin (heureusement d'excellente qualité). Pour les autres, un peu d'herbe mais que du foin et une conso d'eau exceptionnelle (logique)

Article publié le 15/07/2011

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