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Sevrage du poulain : respecter la physiologie

Par le Dr. Jacques Laurent, éleveur.


N°24 Septembre 2011
3 Commentaire(s)
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Le sevrage, même progressivement mené comme il se doit, entraîne toujours une série de répercussions physiques et psychologiques chez le poulain. Ces répercussions sont d'autant plus à craindre que le sevrage est précoce. Choisir le moment le plus optimal pour sevrer permet donc de limiter considérablement tout impact négatif...

Traditionnellement, il est préconisé de sevrer le poulain aux alentours de six mois. Mais bien souvent, l'éleveur est amené à avancer cette échéance, soit pour soulager la mère (en général déjà pleine) soit pour des raisons de praticité, de gestion des parcelles, de vente ou de socialisation du foal. Ce dernier point ne devrait pas interférer, car la mise d'un licol et la manipulation du jeune animal se font tout aussi bien, que ce dernier soit sevré ou non.

Sevrage poulain
© L.Bataille

Paradoxalement, c'est d'ailleurs bien souvent au nom d'un sevrage "doux" et progressif servant de garde-fou que l'on sèvre trop précocement, en mettant ensemble des lots de "sevrants" qui ne sont pas du même âge ou de la même maturité physiologique. On pense régler le problème émotionnel en mettant les jeunes en troupeau, dans un esprit d'éthologie, louable, mais mal compris lorsqu'il s'agit d'un foal de quatre ou cinq mois...

«L'eau de boisson sera toujours plus chargée en bactéries que celle contenue dans le lait, qui passe par ce merveilleux filtre naturel que constitue la mamelle»

Car dans la nature, c'est tout le contraire qui se passe. Certes, les jeunes s'ébattent et jouent ensemble, ce qui permet un détachement progressif du module fusionnel mère/foal. Le sevrage effectif n'intervient qu'à la naissance du poulain suivant. Ceci n'est évidemment pas à recommander dans le cadre de l'élevage puisque l'on cherche à préserver également le capital osseux de la mère et le développement du poulain à naître.

Les conséquences du sevrage

Toutefois, l'exemple que fournit la nature montre bien que le sevrage tel que nous l'entendons est une des contraintes de la domesticité. Mal conduit, c'est un choc considérable, dont certains chevaux ne se remettent jamais. Bien mené, le sevrage est une étape nécessaire, mais jamais totalement anodine.

En effet, le sevrage entraîne quatre principales conséquences :

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3 commentaire(s) »

solal :
Le 17/09/2011 à 21h17

Peut-on mettre en relation le développement d'une dermite d'été avec un sevrage précoce ? Chez l'homme des études ont démontré que les enfants ayant été allaités tard développent moins d'allergies, peut-on faire un paralèlle chez le cheval ?

laetitia :
Le 22/09/2011 à 11h04

Réponse à Solal : merci de votre pertinente question, que nous avons soumise à l'auteur de l'article, le Dr Jacques Laurent, qui y répond en détail dans la rubrique "Vos questions" de ce mois-ci.
L.B.

jardin :
Le 02/10/2012 à 22h17

Oui , le sevrage assez tardif semble avoir des avantages j'ai essayé cette méthode cette année récemment et cela a été bien acceptée.

Article publié le 14-09-2011

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