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Mark Todd :
"Le vrai défi, c'est de comprendre chaque cheval pour l'amener à donner le meilleur de lui-même..."(I)

Propos recueillis par Nelly Valère.


N°24 Septembre 2011
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Mark Todd, le mythique cavalier néo-zélandais, est surnommé "la légende vivante du concours complet". Sa carrière exceptionnellement longue, jalonnée des plus grands succès, se poursuit encore aujourd'hui puisqu'il a gagné cette année le concours de Badminton, traditionnellement considéré comme le plus dur du monde.
Au cours de plusieurs entretiens accordés à Cheval Savoir, Mark Todd a évoqué sa carrière exemplaire, mais aussi l'évolution de son équitation et son approche personnelle des chevaux...

Cheval Savoir : Que diriez-vous du concours complet si vous aviez à présenter cette discipline à un public peu connaisseur ?

Mark Todd : Pour moi, le Complet est, ou en tous cas a été, la discipline par excellence du parfait homme de cheval, puisque vous avez le dressage, le saut d’obstacle, et vous avez aussi l’épreuve de cross. Il faut faire tout cela, ce qui demande des savoir-faire particuliers au cavalier, mais aussi un cheval capable de performances dans toutes ces disciplines. Car même si nous ne présentons pas ces épreuves au même niveau que les couples qui concourent en dressage et CSO purs, cela reste un défi de non seulement faire le tout, mais encore de tout faire bien. Auparavant, nous avions même le format long, puisqu’il nous fallait faire les routiers et le steeple, ce qui demandait encore un autre savoir-faire pour mettre et conserver le cheval dans la condition nécessaire à ce travail d’endurance. Il nous faut également, je pense, un type de chevaux bien spécifique : le pur-sang était plus couramment utilisé en ce temps là, alors que maintenant, avec cet format court, nous utilisons un type de chevaux légèrement différents.

Interview Mark Todd
Mark Todd photographié avec Nelly Valère, à qui il accordé plusieurs entretiens, réunis dans la longue interview que nous publions. © Nelly Valère

M.T. Le niveau de dressage a monté, je pense, le niveau de difficulté est plus élevé, le CSO est devenu plus difficile, et le cross a également changé un peu : il est devenu quelque peu… enfin, on dit qu’il est devenu plus technique. Mais moi je trouve qu’il c’est devenu un peu du cinéma avec tous ces obstacles maigrichons, ces angles, et tous ces je ne sais quoi, au lieu des gros obstacles qu’il fallait attaquer avec beaucoup de hardiesse auparavant.

Quand j’entraîne mes chevaux, je leur apprends à prendre soin d’eux-mêmes. Je ne suis pas infaillible à 100%, il faut qu’ils puissent se faire confiance

C.S. Comment êtes-vous venu au Complet ?  

M.T. La raison pour laquelle j’ai été attiré par la discipline est, je pense, que j’ai toujours adoré aller vite, sauter des obstacles vite à travers la campagne quand j’étais petit en Nouvelle Zélande. Je montais à cheval dans la campagne qui environnait la ferme de mes grands-parents. C’était donc les débuts d’une équitation de plein air à travers champs, plutôt qu’être éduqué dans une carrière de dressage ou de saut d’obstacle. Et puis aussi, quand j’étais petit, je voulais être jockey, puisque j’adorais aller vite, et c’est par le Pony-Club que j’ai commencé le Complet. Je me suis accroché, et ai découvert que j’aimais bien les enjeux de la compétition, mais au début, seulement en cross… Le dressage était une chose avec laquelle il fallait bien composer, mais c’était avant tout le cross qui m’amusait. Mais, au bout d’un moment, et comme je devenais compétitif dans la discipline, j’ai compris que si l’on veut réussir, il faut aussi faire avec le reste et le faire bien ; alors j’ai commencé à travailler davantage le dressage et le saut d’obstacle, et j’ai découvert que j’aimais vraiment bien le dressage. Pour ce qui est du saut d’obstacle, j’aimais cela déjà de toute façon, et c’est comme ça que c’est vraiment devenu un challenge pour moi de faire bien les trois choses.

C.S. Avez-vous eu des maîtres, ou vous êtes-vous fait seul ?

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Article publié le 15-09-2011

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