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Dressage : du sang et des larmes

Nouveau motif d'émoi dans le monde du dressage de compétition : des rumeurs laissent envisager une modification de la "blood rule" (littéralement : la règle de l'absence de sang) édifiée par la FEI.

L'on se souvient des larmes de la cavalière néerlandaise Adelinde Cornelissen, éliminée aux Jeux Equestres Mondiaux de Lexington, à la cinquième figure de se reprise, la bouche de son cheval Jerich Parzival laissant apparaître une salive teintée de sang. Une inspection ultérieure avait montré une coupure à la langue.

Nous avons demandé à notre Conseiller Technique, le Colonel Carde, Juge international de dressage, de nous donner son sentiment à la Tribune de Cheval Savoir.

Est-il normal que les chevaux de compétition de Dressage puissent se présenter en épreuve avec des traces de sang sur le corps ?

C’est une possibilité qui est envisagée par la FEI (Fédération Equestre Internationale) sur proposition du fameux club des entraîneurs internationaux de Dressage (IDTC). Et comme le président de ce club, l’Anglais David Hunt, est membre de la commission de Dressage de la FEI, il y a toutes chances que ce très contestable projet soit adopté.

Dressage et sang
Le sang sera-t-il "officialisé" ? © www.eurodressage.com

Sauf si les Fédérations Nationales s’y opposent. Il sera donc intéressant de connaître leurs réactions. Celles-ci montreront quel intérêt elles portent à l’évolution de la discipline et dans quel sens elles la voient.
Le sens de cette évolution est assurément assez clair.

«Faut-il officialiser comme correct ce que produit le terrain ?»

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4 commentaire(s) »

nellyvalere :
Le 19/10/2011 à 09h45

Ce sujet est à l'ordre du jour de l'Assemblée Générale de la FEI qui doit se tenir prochainement. Une pétition est à la disposition des protestataires sur le site d'EURODRESSAGE
Le congrès de l'ISES qui se tiendra la semaine prochaine sur les lieux mêmes du Global Dressage Forum à l'Académie Bartels,haut lieu du dressage de compétition, sera l'occasion de mettre ce sujet sur la table en présence des plus éminents éthologues et autres scientifiques équins (Frank Odberg, Andrew McLean, Hilary Clayton ...)et nous n'y manquerons pas.
Merci Colonel. Votre article est très percutant, et la question cruciale de savoir si la FEI tend à officialiser des pratiques de terrain au mépris du principe fondateur de cette organisation, sera au coeur de ma première intervention au congrès de l'ISES:
Art 419. "Préserver l'Art Equestre des altérations auxquelles il peut être exposé, et de le conserver dans la pureté de ses principes pour le transmettre intact aux génétations futures de concurrents"....
...qui nepeut se faire qu'à la condition expresse que la compétence de terrain (celle qu'acquièrent les juges pour juger!)soit sous-tendue et canalisée par la culture équestre contenue dans nos grands traités: connue des responsables, des enseignants, des pratiquants, et des juges. Ainsi pourrait être respectée une autre grande recommandation de la FEI:
Alinéa 5 du Préambule: la FEI demande aux responsables du dressage d'acquérir "le plus haut niveau de connaissance dans leur domaine de compétence". CONNAISSANCE au coeur de la compétence.

Vous me permettrez,Colonel, de citer vos efforts et votre persévérance en ce sens.



nininess :
Le 26/10/2011 à 19h40

Bonjour,
je tombe des nues en lisant cette article. Mais jusqu'à quel niveau allons faire souffrir les chevaux pour gagner???
Je ne monte qu'en dressage, mais pour moi le respect du cheval fait parti du travail.
Déjà je m'indigne devant le Roll Kur, et tous ces "grands" cavaliers de dressage qui encapuchonnent leur cheval. Pourquoi faire cela? Parce que ca fait "beau"? Parce que l'homme veut montrer sa pleine puissance sur le cheval?
Et les traces d'éperons sur les flancs de chevaux...
Mais là des saignements dans la bouche, il ne faut pas pousser. La langue est extrêmement sensible et lorsque celle ci saigne c'est douloureux.
Je tiens à rappeler que TOUS sportifs qui saignent sortent du terrain! Mais le cheval, lui doit souffrir en silence, soumis.
J'espère que quelque chose sera fait, que les choses changeront et qu'on reconnaitra le travail dans la douceur et le respect du cheval et non dans la force et la torture.

Cordialement.

nathaliehupin :
Le 14/11/2011 à 13h22

Bonjour,
Moi non plus, je n'en reviens pas ! Jusqu'où fera-t-on souffrir le cheval sous prétexte du sport ? C'est aussi la loi du sport que, quand on est blessé, on ne participe pas. On demande à ces chevaux des performances hors du commun, et en plus, on voudrait qu'ils les effectuent alors qu'ils subissent un inconfort ! L'espèce humaine est bien indigne de ce que lui offrent les chevaux. C'est misérable... Merci en tout cas aux personnes qui montent au front pour que de telles horreurs ne soient jamais permises !

marjoneo :
Le 26/11/2011 à 21h47

Merci pour cet article. Je touve inadmissible que l'on puisse accepter qu'un cheval saigne de la bouche à l'issue d'une sceance de travail quelle qu'elle soit. Honte sur les "soit-disants" cavaliers qui peuvent accepter le travail de leur cheval dans la douleur.

Article publié le 18/10/2011

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