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Médecines alternatives et cheval d'âge

Avec les Docteurs vétérinaires Jean Servantie1, Cathy Ferlaux2 et Pierre May3.


N°25 Octobre 2011
5 Commentaire(s)
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Dans le cadre de notre grand dossier sur le cheval d'âge, nous avons demandé à trois vétérinaires spécialistes des médecines alternatives de faire "le point sur" leur approche des chevaux âgés.
Ostéopathie, acupuncture, phytothérapie, gemmothérapie, homéopathie sont assurément des thérapeutiques particulièrement adaptées au cheval vieillissant...

1-Ostéopathie et acupuncture

Par le Dr. Jean Servantie1.

Pour le cheval vieillissant, l'ostéopathie constitue une approche intéressante, précisément parce qu'elle permett une action progressive, non invasive, et bien ciblée. Elle doit toutefois être conduite avec une grande prudence.
L'acupuncture, elle aussi, peut apporter au cheval d'âge un précieux rééquilibrage tout en évitant l'emploi systématique de médicaments.

Ostéopathie équine
Mobilisation articulaire que le vétérinaire-ostéopathe peut éventuellement conseiller au propriétaire de pratiquer lui-même sur le cheval, en complément du traitement de l'homme de l'art. © Coll. Dr.J. Servantie

Il semble nécessaire de définir tout d'abord ce que l'on appelle un "cheval âgé" : il y a beaucoup de chevaux de 18 ans qui sortent en Grand Prix, notamment en CSO. On ne peut guère les considérer comme des "vieux" chevaux !

A l'inverse, le cheval qui fait "la rame" est souvent assez usé dès l'âge de quinze ans, sans doute parce que son travail est surtout monotone et dépersonnalisé. Les chevaux, comme les humains, vieillissent moins vite si leur travail est motivant. Dans le cas des chevaux de sport de haut niveau, il existe, outre le confort physique indéniable (soins assidus, massages, suivi très attentif...) une forme de stimulation psychologique (sentiment de réussite, récompenses, relations très étoite avec le lad et le cavalier) dont ne bénéficient pas forcément les chevaux de club, par exemple, qui sont montés par beaucoup de personnes différentes. Personnellement, je suis persuadé que, lorsqu'elle est harmonieuse, la relation très intime qu'entretient un cheval avec son propriétaire ou son cavalier est un élément très positif, qui freine le vieillissement.

«Il existe une gamme de petits soins adjuvants que le propriétaire peut faire lui-même entre deux séances d'acupuncture ou d'ostéopathie»

Autre cas de figure, celui du cheval vraiment âgé, en retraite. Il s'agit là d'un animal fragilisé, et une approche ostéopathique doit être d'autant plus prudente.
On voit donc que toute action d'ostéopathie sera très différente selon les cas.

Approche structurelle, approche énergétique

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5 commentaire(s) »

gnourf :
Le 31/10/2011 à 22h23

Pour les humains, ces remèdes alternatives ne sont pas considérés comme faisant part de la Médecine (sous-entendu ne requièrent pas un doctorat en médecine pour être pratiqués) et leur efficacité/fonctionnement donne souvent lieu à des controverses. Qu'en est-il dans le domaine vétérinaire? Sont-elles des spécialités reconnues? Comment s'assurer de trouver un bon praticien?

windy :
Le 01/11/2011 à 09h43

bonjour votre article est très interessant,je suis actuellement en interrogation concernant mon cheval de 16 ans, le veto à decelé de l'arthrose, et je suis à la reherche de traitement doux pour ralentir ce processus.

le silicium, l'ortie, la prele sont des elements qui peuvent prolongé l'etat stationnaire de l'arthrose, l'harpagophythum est un antiinflamatoire naturel.
mais comment conbiner tous çà pour en faire des traitements efficaces??

docfrank :
Le 01/11/2011 à 10h44

Excellent Chers Consoeur et Confrères Frank

homeosteo :
Le 01/11/2011 à 11h42

Bonjour Gnourf,
Je peux te répondre en ce qui concerne l’homéopathie. Plusieurs écoles en France dispensent une formation en homéopathie permettant d’obtenir un diplôme en homéopathie reconnu par l’ordre des médecins. Il faut évidemment être docteur en médecine au départ.
Mais comme tu le soulignes, n’importe qui peut, ou se permet de prescrire des remèdes. Tous les remèdes sont d’ailleurs délivrés en pharmacie sans ordonnance. Ce qui me semble vraiment dangereux. Par exemple, des remèdes comme Phosphus ne doivent surtout pas être pris et surtout répété en cas de saignement/hémorragies. Le cas classique d’Ignatia, qui plus est pris en 30CH pris sur plusieurs mois voire plusieurs années à induit des populations entières de jeunes filles Ignatia. C’est ce que l’on appelle dans notre jargon une « pathogénésie ».
Pour en revenir à tes questions, la compétence en homéopathie est reconnu par l’ordre vétérinaire mais qui ne vérifie e pas l’obtention du diplôme. Tu peux t’adresser au conseil de ta région pour obtenir la liste. Le laboratoire Boiron connaît aussi quelques vétos qui ont suivi une formation reconnue. Mais le conseil que je peux te donner, et ceci pour toute compétence/spécialité proposée, est de t’assurer de l’obtention d’un diplôme (en général affiché au cabinet).
Cathy Ferlaux

gnourf :
Le 04/11/2011 à 14h57

Merci Cathy pour ce complément d'informations.

Article publié le 30-10-2011

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