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Tenue et maniement des rênes

Par Yves Katz, BEES 2.


N°26 Novembre 2011
8 Commentaire(s)
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Avoir une main efficace, légère et... intelligente : c'est là un des buts à atteindre par le cavalier, et l'un des points que l'enseignant doit faire travailler à ses élèves.

La bonne tenue des rênes, la dextérité dans leur maniement sont des points-clefs de l'apprentissage équestre, qui permettront avec le perfectionnement d'acquérir la main... intelligente, et le tact équestre.

Il semble admis par certains chercheurs que la libération de la main a permis à l'homme de développer à la fois son intelligence et le langage, la main ayant remplacé la bouche comme outil de préhension… L'homme est donc par nature un manuel (ce qui le différencie de la plupart des animaux). Il a, bien sûr, la possibilité d'utiliser sa main comme outil de préhension, mais une autre des fonctions de cet outil est de permettre à l'homme de compenser les problèmes d'équilibre qu'il peut rencontrer : se raccrocher avec la main est une fonction réflexe qui disparaît progressivement au fur et à mesure que l'humain arrive à maîtriser son équilibre.

description
Tenue de rênes en bride double : la rêne de filet (à l'extérieur) est ici tenue entre l'annulaire et le petit doigt, et la rêne de bride entre le majeur et l'annulaire. © L. Bataille
«Le jeu des doigts sur les rênes commence par le majeur pour finir par le petit doigt qui a la course la plus longue, donc l'action la plus grande»

La main est particulièrement importante chez le cavalier : moyen de dialogue avec le cheval, c'est aussi une aide qui permet de percevoir les messages qu'envoie le cheval.
C'est par la main que le cavalier va inviter le cheval à se placer dans tel ou tel équilibre requis par la gymnastique proposée. Incitation à prendre un pli, demande de décontracter la mâchoire, de céder dans la nuque, mise sur la main, mise en main sont autant d'invites de la main du cavalier et d'indications pour le cheval.

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8 commentaire(s) »

blumary :
Le 18/11/2011 à 17h13

Merci pour cet article très intéressant et ces "techniques" que je m'éforce d'appliquer tant bien que mal, mais on reste un peu sur notre fin... je verrais bien un article pour compléter votre dernier paragraphe car même si cette partie concerne l'éducation du cheval, j'imagine, comme il existe une "technique" pour indiquer au cheval que l'on veut ralentir et une "technique" pour indiquer au cheval que l'on veut tourner, qu'il existe des "techniques" pour obtenir la décontaction de la mâchoire, la cession de la nuque, la mise sur la main, la mise en main, l'élévation de l'encolure... Et ces techniques font bien partie de l'éducation du cavalier... Comment obtenir ces attitudes si on ne sait pas ce que l'on doit faire avec nos mains?

educaval :
Le 18/11/2011 à 18h30

L'éducation du cheval, sa gymnastique demande la mise en jeu des aides dont dispose le cavalier, à savoir poids du corps, jambes et mains( la voix aussi en début d'éducation,.....). Il est important ,pour que cette éducation soit la plus aisée possible, que le cavalier maîtrise correctement et parfaitement l'ensemble de ses aides. Une fois que nous aurons traité des jambes, de la gestuelle corporelle, il sera temps d'aborder les techniques d'éducation du cheval. Vous avez déjà un avant gout de ce qu'il faut faire au travers des articles des PB sur la rectitude et en relisant l'article que j'ai écrit sur les figures de manège en tant qu'exercices de gymnastique.
Yves KATZ

stephnello :
Le 27/11/2011 à 20h24

Bonjour,

Merci beaucoup pour cet article. Je monte depuis deux ans sans mors et rênes longues par peur justement du manque d'éducation de mes mains, me disant qu'en attendant une amélioration, je veux épargner des gênes à mon cheval. On se comprend et pour l'instant ça me suffit mais j'essaie de m'éduquer! hum...

Et donc y a juste un bout qui m'a semblé flou:

"Puis il ferme les doigts en cadence avec le poser de l'antérieur droit : cette action "ralentit" l'antérieur et aide au tourner."

Je suis sûrement un peu bête, mais quand vous dites en cadence avec le poser, ça veut dire qu'on ferme les doigts quand l'antérieur est posé, et qu'on les rouvre quand l'antérieur est en l'air?

Merci encore, je sens que je n'ai pas fini de parcourir tous vos articles...

educaval :
Le 28/11/2011 à 08h05

Vous n'êtes pas si bête, mon explication n'est pas floue , puisque vous avez compris ce qu'il avait à comprendre.............Yves KATZ

vixou :
Le 02/12/2011 à 15h52

Bonjour.
Je pense n'avoir pas bien compris quand il faut jouer avec ses doigts sur les rênes. Pour décontracter la bouche,d'accord,mais pas tout le temps ?

educaval :
Le 02/12/2011 à 19h03

Une aide, quelle qu'elle soit, n'agit que le temps de la demande et de la compréhension du cheval. lorsque ceci est obtenu, l'aide cesse d'agir; que ce soit pour obtenir la décontraction de la bouche(ce qui ne doit poser aucun problème si la main est fixe et que le cheval accepter de venir se poser sur son mors. la main agira alors pour demander décontraction de nuque ou flexion de mâchoire)ou pour demander un pli...ou pour toute autre demande.......Seul le silence relatif des aides permet d'arriver à la vraie légèreté et à la souplesse naturelle des mouvements du cheval..........Yves KATZ

florencec :
Le 07/12/2011 à 02h50

Je me pose des questions sur la hauteur des mains.
Ayant découvert P. KARL j'ai découvert que ce n'était pas "mal" de soutenir ses mains pour avoir une action sur les commissures plutôt que sur les barres. Je vois que vous partagez cet avis qui me semble expliqué de manière tout à fait logique.

Cependant je ne peux m’empêcher de penser qu'un cheval qui accepte le mors le "pose", par cession de nuque, sur les barres. Pourquoi cherche-t-il un contact puisqu'il est douloureux (ou du moins potentiellement)?
Si je suis le raisonnement des "mains hautes" logiquement le cheval devrait chercher un contact sur les commissures, et donc avoir constamment la tête en l'air?

Il n'est ici pas de ma volonté de critiquer, mais bien de comprendre. Alors que d'Orgeix et Karl (pour ne citer qu'eux) parlent de mains hautes, Henriquet et Michel Robert ont les mains sur les genoux...

Il serait d'ailleurs intéressant d'avoir un article parlant des différentes embouchures et de leurs effets. J'ai beau essayer de m'intéresser au sujet, je ne trouve que peu d'écrits.

Encore merci et bravo pour vos articles passionnants!

educaval :
Le 07/12/2011 à 07h49

Mains hautes, mains basses: éternel débat, mais plus une question de forme que de fond. La place des mains dépend du niveau d'éducation du cheval et de ce qu'on lui demande. Un principe cependant: la main est "au dessus" de la bouche du cheval, ce qui automatiquement met le contact sur la commissure et non pas sur les barres. Baisser la main durcit quelque peu son action.
Observer Robert, observez Henriquet: il sont rarement les mains aux genoux. Basses oui, surtout la main intérieure lors de l'incurvation..Et ceci est normal puisque le cheval qui cède sur la courbe va avoir tendance à abaisser quelque peu son bout de devant. La malin intérieure va suivre, celle du dehors va rester quelque peu plus haute pour avoir un meilleur contact.
Pour ce qui est des mors, une thèse vétérinaire a été écrite il y a quelques années:Thèse N° 60 année 2003,par Valérie DELAVENNA
Vous devriez facilement la trouver en utilisant un moteur de recherches.
Votre raisonnement concernant mains hautes et hauteur de tête est faux: étudiez de près un cheval harnaché et vous comprendrez facilement que seule la main haute(attention tout est relatif!) permet le contact avec la commissure.
Avec un cheval éduqué, la main est à hauteur du garrot; et c'est le redressement plus ou moins prononcé du buste, l'avancée du nombril qui amènera la main à s'élever quelque peu........Equestrement votre, yves KATZ

Article publié le 14-11-2011

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