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Endurance : le problème du trotting final

Lors des derniers Championnats d’Europe d'endurance, le trotting final a conduit à bouleverser le classement.
La protection du cheval étant évidemment l'objectif de ce trotting, Cheval Savoir a tenu, à quelque distance de l'événement pour avoir le recul nécessaire, à ouvrir le dossier de l'endurance, de son esprit, de son évolution, de la pertinence de ses réglementations dans un contexte en pleine mutation.
Il n’y a pas actuellement de dotations financières dans les courses d’endurance, mais tôt ou tard, ce sera le cas. Quelle serait alors la protection du cheval entre les deux derniers vetgates d’une épreuve, sans le maintien d’un barrage à la maltraitance ?
Nous avons demandé à un spécialiste de l'endurance, Yves Riou, de traiter dans ce dossier l'esprit de l'endurance à travers l'histoire de cette discipline atypique, et de faire une analyse de la question du "trotting final" qui mérite évidemment la plus grande attention.

De l’avis général, de nombreuses « erreurs humaines » ont été commises lors du trotting final à Florac en septembre dernier, ce qui a conduit à bouleverser le classement de ce Championnat d’Europe.

La locution « erreur humaine » utilisée par l’entraîneur espagnol lors de la conférence de presse, le lendemain de Florac 2011, pour qualifier le sort qui a été fait à son équipe par les décisions du jury de terrain. Globalement lors de cet échange devant la presse, les staffs des équipes sur le podium ont reconnu la nécessité d’apporter des améliorations au niveau du trotting final.

En 2009, pour le championnat d’Europe à Assise, les mêmes contestations avaient eu lieu, au sujet de la décision de déclassement d’une cavalière française de très haut niveau.

Horace Perraud-Bonin
Horace Perraud-Bonin lors du trotting à Florac en 2009. Avec Flamenco de Messey, il terminera deuxième 23 secondes derrière Morgane Payen sur Al Dabaran. © Yves Riou

La notion d’erreur humaine est une métaphore ou un euphémisme, selon le parti que l’on prend. Après analyse et dans les faits, il est difficile à un jury compétent et expérimenté de produire des décisions cohérentes, tant les règles en vigueur sont inadaptées à l’endurance actuelle. Elles datent de 1981, au tout début de la structuration de cette discipline qui cherchait encore ses repères. Elles ont été rédigées de façon très laconique, dans le but de laisser une réelle liberté d’interprétation aux jurys en fonction de son évolution (texte FEI). Leur objectif était à l’époque de mettre en place un cadre à la protection du cheval, envers une population de cavaliers qui pour la plupart n’était pas nés dans un milieu équestre, bien que très souvent d’origine agricole (lire l'article : L'esprit de l'endurance).
La contestation de Florac exprime un réel besoin d’évolution.

«Attendre qu'apparaisse un défaut d’allure constant, c’est remettre en course un cheval, alors que le vétérinaire a détecté, par anticipation, une lésion en cours d’installation»

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1 commentaire(s) »

bruneelponcha :
Le 16/12/2011 à 13h28

c 'est courageux de la part de cheval savoir d'avoir abordé ce sujet avec beaucoup de nuances en tenant compte de l' aspect de protection du cheval et du point de vue humain , en plus on apprend beaucoup .Merci

Article publié le 23-11-2011

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