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Esprit et évolution de l’endurance équestre

Même si Florac, la mythique, n’est pas le seul pivot de l’endurance, cette course et son environnement marquent dans les faits les différentes étapes de la naissance de la discipline jusqu’au Championnat d'Europe qui a eu lieu cet été, et constituait la 36ème édition de la course.

Petit flash-back pour mieux comprendre la mutation d'un sport équestre à très haut taux de croissance en nombre de licenciés, et empreint d'une forte identité culturelle.

Depuis le début des années 70, des amateurs de chevaux (qui n’avaient rien de pur-sang arabes) se réunissaient pour faire des randonnées itinérantes dans un esprit festif : grillades, cargolades, gros rouge et saucisson… Et les kilomètres en selle ne faisaient pas peur. "Je viens chez toi (60 km)… et demain matin on va voir ensemble Untel dans la vallée plus bas (40 km) et après...". Sur plusieurs jours, à petite vitesse, ces gaillards voyaient du paysage.

Dans un milieu très agricole agrémenté parfois de babas cools en rupture de bans sous prétexte de retour à la terre, la population nord-cévenole subit directement l’exode rural, la déprise agraire. Une jeunesse qui vit de son mal-être. La convivialité restait cependant celle qui présida lors du chapelet de happening « Gardarem lou Larzac » un peu, beaucoup rebelle et très près de la nature, pour peu qu’elle soit encore occitane.

Paysages du Causse
Paysages du Causse
Les magnifiques paysages du Causse ont été à l'origine de l'endurance et sont toujours le théâtre de la mythique course de Florac. En haut : Julien Goachet sur Lubiana de Coat Frity avant d'aborder la descente du Tomple vers Ispagnac En bas : Cécile Demierre au départ de la Citerne avec Kefraya Jaïs. © Yves Riou

Les paris survinrent naturellement avec la notion de rallye équestre et la randonnée. Dans un esprit encore ado, dans cette ambiance post 68, où la société longtemps bridée évoluait enfin. On s’amusait à se mesurer : le premier qui arrive à tel endroit… avant telle heure. Et les égos les plus forts s’attachaient à gagner ces paris. Quitte à trouver le cheval qui va bien, si nécessaire… et se doter de quelques rudiments techniques auprès des anciens pour tenir en selle. S’investir dans quelque chose de neuf ! Rien de vraiment équestre dans tout cela, sauf qu’il y avait des chevaux, des chevaux qui vivaient au quotidien avec leur propriétaire... ou plutôt leur cavalier du moment, que ce soit à la maison ou en virée. Car les chevaux à cette époque ne servaient plus à grand'chose, eux non plus. Sinon à la production de viande…Heureusement les chevaux les plus légers ne subissaient pas ce sort et le loisir équestre, à travers les paysages illimités des Grands Causses, connut une période de démarrage à cette époque, avec l’appui du Parc naturel des Cévennes.

«Le plaisir d’aller à cheval jusqu’à la prochaine crête et voir où le regard porte... c’est cela, l’origine de l’endurance»

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Article publié le 23-11-2011

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