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Le pur-sang arabe : l'évolution de la tête

Par Yves Riou, éleveur.


N°27 Décembre 2011
3 Commentaire(s)
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Il y a seulement cinquante ou soixante ans, la majorité des pur-sang arabes avaient un chanfrein droit, sinon à peine concave. Le "dish" est maintenant, pour le grand public, un signal de reconnaissance presque automatique de cette exceptionnelle race de chevaux.
Les concours de modèles et allures -le « show »- ont joué un rôle décisif dans cette modification du phénotype.
Comment et pourquoi cette évolution rapide s’est-elle mise en place ? Quelles en sont les conséquences pour la race ?

Elevé pour la guerre, la course et le prestige pendant des siècles, ce n’est que très récemment que le pur- sang arabe a vu sa tête se modifier et plus particulièrement son chanfrein se creuser très nettement, sur la base de critères esthétiques.

Marquis CAHR
Marquis CAHR, par Marwan Al Shaqab x Rohara Magnifica).Naisseur : Sandra C. Powell et Dr. R. Graham (USA). Propriétaire Al Khalediah, élevage de SAR le Prince Khalid Bin Sultan Bin Abdul Aziz Al Saud. Elevage Athbah, Arabie Saoudite. © Yves Riou

Dans les critères de jugement ECAHO (European Conference of Arab Horse Organization) on a en premier le type au sens général, c’est-à-dire les éléments propres à la race, qui permettent de constater que tel cheval est bien de la race du pur-sang arabe. (Voir la description du type racial dans note rubrique Bloc-notes).

En deuxième position des critères, viennent la tête et l’encolure, notées ensemble. Evidemment, cela fait référence aux caractéristiques de cette tête/encolure montrant que ce cheval appartient bien à la race (mais cela aura déjà été vu et noté pour le type général). Ce qui est noté dans ce critère, c’est l’harmonie, l’attitude, l’expression de l’ensemble, la façon dont ces éléments sont articulés. Le regard, le chanfrein participent comme des éléments parmi d’autres dans l’appréciation de cet ensemble.

«En show, le critère esthétique et émotionnel est primordial, au détriment quelquefois (mais ce n’est pas toujours vrai) des critères fonctionnels»

Par déformation on dit maintenant d’un cheval qui a du dish qu’il est typé, puis on utilise l’expression « type en tête ». Ce qui amène de loin en loin à considérer qu’un cheval qui n’a pas de dish n’est pas typé arabe, au sens racial… Et c’est là que l’on commet une erreur.

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3 commentaire(s) »

arthus :
Le 24/12/2011 à 13h38

Vous ne trouvez pas que Van Gogh ressemble plus à un crocodile qu'à un cheval ?

bruneelponcha :
Le 28/12/2011 à 19h48

C' est justement ça le débat, non ?

agalol :
Le 03/09/2012 à 12h50

j'adore ce journal !! les photos sont splendides !

Article publié le 18-12-2011

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