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Réconcilier les cavaliers avec leur enseignement...

Par Yves Katz, BEES 2.


N°27 Décembre 2011
8 Commentaire(s)
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Le 700 000e licencié vient d’être « honoré » durant le Salon du Cheval 2011 et au total, plus d’un million de personnes pratiquent l’équitation (éventuellement hors structure fédérale).

Pourtant, il semble que notre sport soit un de ceux qui connaissent le plus d'abandons, génèrent le plus de déceptions et de frustrations, au point qu'un grand nombre de disciplines "parallèles" fleurissent en marge de l'équitation de manège "basique".

Yves Katz nous livre sa réflexion sur le sujet...

Les statistiques fédérales : quelques chiffres

  • Un peu moins de 406 000 cavaliers ont pris une licence (pratiquants ou de compétition) durant l’année 2012 ; Il semble donc qu’il y ait un léger « décalage » avec le nombre de 700 000 licenciés annoncés.
  • Ces licenciés pratiquent dans près de 7000 clubs affiliés à la fédération. Ce qui donne un chiffre moyen de 100 cavaliers par club.
  • Il y a entre 2 et 3 fois (selon qu’ils soient pratiquants ou cavaliers de compétition) plus de cavaliers qui ont moins de 18 ans que de cavaliers adultes.
Pratique équestre
© L.Bataille
  • Une étude de 2006 (la plus récente publiée) fait état d’un taux de renouvellement de licences moyen de 67%.
  • Le taux de renouvellement pour les primo licenciés, dans cette étude est de 45%.
  • Les statistiques l’expriment : plus de 50% de la population française rêve de vacances équestres (enquête BVA évoquée dans un précédent numéro de Cheval Savoir).

Nous savons tous par ailleurs que l’équitation est la 3e « activité sportive » par le nombre de pratiquants et qu’une grande partie de la population cavalière est féminine.

«On parle très vite équitation, alors que le nouveau venu attend qu’on lui parle cheval»

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8 commentaire(s) »

florencec :
Le 03/01/2012 à 15h43

Bien d'accord avec votre analyse!
On peut se poser la question sur le formations des BPJEPS. Comment un simple galop7 (ou même galop 6) peut devenir un pédagogue, un animateur, un gestionnaire et homme de cheval en un an? C'est impossible!
J'espère passer mon BP l'année prochaine, et quand j'ai découvert le contenu de la formation, j'ai été très déçue. Cela ne m’étonne pas que la majorité des moniteurs jettent l'éponge après un an d'enseignement. La formation n'est pas en adéquation avec le métier réel. Ajoutez à cela l’enchaînement infernal des reprises (parfois 10h/jour!) surchargées (j'ai vu des cours de 14 élèves débutants!) de certains clubs "usine"...
Quand à l'approche "éthologique", je suis tout à fait d'accord avec vous: la "mode chuchoteurs" le prouve. Malheureusement, on ne peut pas demander aux moniteurs d'enseigner ce qu'eux-mêmes ne connaissent pas (on voit encore trop souvent les moniteurs un balais à la main pour faire monter les chevaux dans les camions!)

radoflip :
Le 04/01/2012 à 16h01

A la lecture de ces quelques lignes, je pense que le professeur d'équitation peut garder sa motivation d'enseigner intacte tant qu'il sait d'où il vient et où il va, c'est à dire ce qu'il "cherche à transmettre".
Je suis d'accord lorsqu'il est dit que de trop nombreux professeurs n'ont pas la pédagogie suffisante pour apprendre, et qu'ils se lassent de ce blocage observé chez leur élève, mais je pense aussi qu'il y a encore aujourd'hui, des personnes au solide bagage, capables d'accompagner les novices pour leur faire "partager" l'amour des chevaux, car selon moi, un bon enseignant est d'abord quelqu'un capable de faire comprendre à son élève que le cheval est un être noble, qui pense, ressent, vit et subit les choses...
Il nécessite respect et délicatesse.
N'ayant pas de diplome d'enseignante, mais régulièrement sollicitée par d'autres cavaliers de l'écurie vu mon niveau plus avancé, j'essaye toujours de leur expliquer le fonctionnement de leur cheval avant de leur apprendre comment faire un exercice...
C'est par mon expérience, depuis mes 4 ans, que je parviens à affiner ma technique, en ayant compris, année après année, que j'accompagne mon cheval, que le travail sait se faire sans douleur et sans bagare, tant que la communication se fait correctement.
Tout le monde sait que l'on apprend de ses erreurs... Mon premier cheval a été mon professeur, je l'aimais (et l'aime encore, il a 28 ans et coule des jours heureux), mais à l'aube de mes 12 ans, lorsque je démarrais les concours de dressages, dans les toutes petites épreuves,avec le mépris et l'indifférence d'un enfant, je ne comprenais pas mon cheval... Il était simplement ma chose.
Aujourd'hui adulte et mature, c'est avec le plus grand respect que je tente de me perfectionner avec mon nouveau cheval en restant attentive à son propre bien-être et plaisir.
J'ai changé de professeur, et j'apprends la vie jour après jour sur son dos...
A méditer par tous...

educaval :
Le 04/01/2012 à 17h25

La capacité de transmettre les connaissances,acquises au contact du cheval, n'est pas réservée aux seuls diplômés.
Nombre de cavaliers sont des pédagogues nés, sans avoir le sacro saint document et savent ,mieux que certains récipiendaires, transmettre.
Connaître le fonctionnement du cheval, pour se déplacer, pour appréhender les demandes du cavalier, savoir l'utilité gymnastique des exercices proposés au cheval, avoir apprécier la progression à appliquer en fonction de l'élève, autant de compétences que ne possède pas nécessairement un diplômé, mais que peut développer celui/celle qui s'intéresse au cheval, à l'équitation et a le désir d'apprendre pour transmettre.
Merci pour vos remarques.Yves KATZ, BEES2

corex :
Le 06/01/2012 à 08h28

j'ai fait le choix de quitter les structures club après des années de bons et loyaux services, à l'achat de mon cheval!
Et là!! je me suis retrouvée en grande difficulté!
Terminé les plus ou moins gentils chevaux poneys de club, habitués à bien des misères!
j'ai fini par m'intéresser à la locomotion du cheval, par le biais d'un stage, et là, j'ai rencontrer mon nouveau moniteur depuis quatre ans, cours particuliers...
J'ai enfin compris, ma position, la progression dans le travail, la finalité!

gabian :
Le 08/01/2012 à 22h33

Je retrouve dans cet article ma propre expérience : dans le cadre du centre équestre où mon cheval est en pension, j'ai eu l'occasion de côtoyer trois générations de moniteurs, de l'"ancienne école" à l'élève monitrice en formation.
Outre des personnalités très différentes, j'ai eu affaire à trois manières différentes d'enseigner, et foce est de constater que malheureusement, jeunesse ne rime pas avec progrès en matière d'enseignement : du manque de culture équestre aux reprises qui se suivent d'une semaine à l'autre sans fil rouge ..le mélange de niveaux et objectifs très différents dans une même reprise sous prétexte que ce sont là les seules personnes ne voulant pas pratiques le CSO .. des séances passées à plier les chevaux "dans tous les sens" sans recevoir d'explication à quoi servent les exercices (pourtant dispensés à des cavaliers - propriétaires censés travailler aussi tout seuls) - l'obtention du galop 7 par des gamins de 12 ans pour les envoyer en compétition officielle ou des adultes n'ayant absolument pas le niveau requis mais à qui on veut faire plaisir ..
Tout cela me laisse dubitative sur ce que qui est enseigné à nos futurs enseignants et sur les motivations de (certains) moniteurs) exerçant actuellement.
Pour ma part, j'en suis revenue à prendre des cours avec un enseignant "vieux de la vieille" et je m'en trouve plus qu'heureuse de travailler enfin dans le respect d'une progression logique et saine du cavalier comme du cheval. Et il ne faut pas non plus croire que les "anciens" appliquent forcément des méthodes arriérées : ce sont d'excellents observateurs, et par leur grande connaissance savent aussi adapter leur ensiegnement à des chevaux moins classiques : à ce niveau, l'éthologie moderne n'a rien inventée de nouveau.

florencec :
Le 11/02/2012 à 22h47

@ EDUCAVAL: "La capacité de transmettre les connaissances,acquises au contact du cheval, n'est pas réservée aux seuls diplômés. "
Malheureusement le BPjeps est une obligation légale pour enseigner l'équitation.
Si vous connaissez un autre moyen (légal) n'hésitez pas à m'en faire part, cela m'intéresse beaucoup!

florencec :
Le 11/02/2012 à 22h48

@ EDUCAVAL: "La capacité de transmettre les connaissances,acquises au contact du cheval, n'est pas réservée aux seuls diplômés. "
Malheureusement le BPjeps est une obligation légale pour enseigner l'équitation.
Si vous connaissez un autre moyen (légal) n'hésitez pas à m'en faire part, cela m'intéresse beaucoup!

educaval :
Le 12/02/2012 à 09h16

Un diplôme est nécessaire pour enseigner l'équitation contre rémunération, il est vrai.....
Ce que j'ai voulu exprimer, c'est que l'on peut rencontrer des gens non diplômés, qui ont acquis les compétences et les techniques suffisantes et qui savent naturellement transmettre.
Il n'est pas question ici de faire le procès du diplôme qu'est le BPJEPS. Il y a des torts de tous les côtés pour expliquer son inadéquation à la profession...Mais pour celui ou celle qui a l'ardent désir de transmettre des connaissances, il existe de nombreuses possibilités de se perfectionner et d'acquérir le minimum nécessaire pour être performant.......Car, "hors le besoin d'apprendre pour le plaisir de transmettre, il n'y a pas d'enseignement de qualité".
Equestrement votre, yves KATZ

Article publié le 27-12-2011

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