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Le montoir

Avec Max Thirouin, Rolf-Göran Bengtsson et Nelson Pessoa.


N°28 Janvier 2012
10 Commentaire(s)
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Se mettre en selle en toute sécurité, facilement et sans entraîner d'inconfort pour le cheval : l'instant du montoir constitue apparemment une vraie source de difficultés.
Nous avons demandé à de grands cavaliers de faire le point sur ce sujet.

Max Thirouin, cavalier international de CSO

« Le cheval doit accepter qu'en montant sur un tabouret, vous soyez plus grand que lui »

Quelle est la meilleure solution pour se mettre en selle ?

  • La plus classique : le pied à l’étrier.
    • Avantage : besoin de rien, ni de personne.
    • Mais gros inconvénients : lorsque le cavalier monte avec le pied à l’étrier, tout son poids sur un côté « agresse » le dos du cheval. Parfois, la pointe du pied du cavalier s’enfonce dans ses côtes.
  • La plus « bourgeoise » : le cavalier se fait « pousser » en donnant la jambe.
    • Inconvénients : il est nécessaire de trouver un volontaire. Et même une fois ce volontaire présent, il est préférable de bien connaître la personne qui « prend votre jambe ». Le genou, la cheville ou la pointe du pied ? Et on y va tout de suite ou à trois ? Sans un accord quasi parfait, le choc du poids du cavalier arrivant violemment sur le dos du cheval sera préjudiciable.
    Le montoir
    Même avec une cavalière légère, le fait de monter par l'étrier entraîne forcément un inconfort pour le cheval et un déséquilibre. Sur cette photo, ce déséquilibre se voit nettement : l'antérieur droit se décolle du sol, le cheval bascule la tête de côté. © L.Bataille
  • La meilleure solution : le tabouret !
    • Le montoir avec tabouret est l’idéal. Mais si votre cheval n’a jamais appris, il ne peut pas ressentir les bienfaits de cette technique et se focalisera sur la peur du nouvel élément « tabouret », ou sera effrayé à l’idée de s’approcher d’une souche ou d’une marche. Il faut donc faire et refaire jusqu’à ce que le cheval ne bouge pas et découvre ce bien-être.

    Le confort pour le cheval est total s’il ne bouge pas.

    « Apprendre le tabouret » au cheval

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    10 commentaire(s) »

    gnourf :
    Le 13/02/2012 à 16h22

    Merci de réhabiliter le montoir par le tabouret!

    J'ai encore quelques interrogations sur le montoir :
    Sur les 2 premières photos, les cavalières empoignent la selle pour monter, main droite sur le troussequin et main gauche sur le pommeau. Sur la 4ème photo, le cavalier semble avoir la main gauche au garrot et la droite sur la selle (troussequin?). Quelle est la meilleure position? Est-ce que cela change selon le type de montoir?

    Est-ce que vous préconisez de rallonger l'étrivière pour aider le cavalier à chausser l'étrier (cas du montoir sans aide ou même lors d'un tabouret un peu bas par rapport à la souplesse du cavalier)?

    Quelle est le bon dosage entre traction des bras (ou prise d'appui dessus) et propulsion des jambes? Est-ce que cela varie selon le type de montoir?

    Initialement pour remédier à mon manque de souplesse qui ne me permettait pas de chausser l'étrier, j'ai pris l'habitude de monter systématiquement en m'aidant un cube. Je privilégie les cubes qui me permettent d'avoir l'étrier au niveau des genoux lorsque je suis debout sur le cube. Je chausse alors l'étrier, et presque sans prendre appui dessus, je bascule mon poids du corps par dessus le cheval, en prenant appui sur les bras, main gauche au garrot, main droite sur le troussequin. Je passe ensuite ma jambe et m’assoies enfin.
    Cette méthode me semble réduire les contraintes latérales sur le dos du cheval, mais j'ai toujours l'impression de mal m'y prendre. Qu'en pensez-vous?

    equitathome :
    Le 16/02/2012 à 19h52

    Et quand est-il du TREC où le montoir à l'étrier est une épreuve ?

    laetitia :
    Le 17/02/2012 à 18h53


    Réponse à Equitathome
    Dans le cadre du TREC, la mise en selle classique par l'étrier est un test destiné à montrer la bonne éducation du cheval, et à ce titre, elle fait partie intégrante de l'épreuve. De même que pour le voltigeur, le fait de sauter sur son cheval au galop.

    En dehors de cas particuliers comme ceux-là, ces méthodes ne sont pas forcément à utiliser au quotidien (même si dans l'armée, l'on enseignait aux recrues à sauter à cheval "en voltige" !) La classique manière de monter "par l'étrier" ne semble pas très appréciée de nos grands cavaliers. Un test de TREC faisant appel à une mise en selle avec un "montoir" improvisé serait une démonstration probante du bon dressage du cheval d'extérieur, puisque Max Thirouin nous parle "d'apprendre le tabouret" au cheval. Une idée à creuser ?
    Amicalement
    Laetitia Bataille

    educaval :
    Le 18/02/2012 à 15h21

    Laetitia Bataille m'a devancé dans la réponse à Equitathome. L'épreuve du montoir est effectivement un test pour démontrer la capacité du cheval à rester immobile lorsque le cavalier se met en selle.
    Elle indique par ailleurs que, dans l'armée, les récures étaient éduquées à monter en voltige. elle aurait pu préciser que, conscient de ce problème, les officiers montaient à cheval avec l'aide de leurs ordonnances qui leurs donnaient le montoir.
    Yves KATZ, BEES2

    laetitia :
    Le 18/02/2012 à 21h49

    J'ajoute qu'en France métropolitaine, les montures des "recrues" en question étaient des gros demi-sang, au dos en principe plus solide que celui des chevaux des officiers (qui étaient souvent des anglos). Lors des déplacements en campagne, monter en voltige était inapproprié et malaisé, du fait du paquetage. Mais rien n'est absolu en matière d'équitation ! c'est ce qui en fait le charme ...

    jardin :
    Le 29/02/2012 à 10h52

    Comment éviter de retomber trop lourdement sur la selle, est ce que c'est une question de méthode, ou de muscles dans les cuisses, est-ce qu'on peut faire des mouvements de gymnastique et si oui, cela servirait il à pouvoir s'assoir plus doucement?

    sourisgrise :
    Le 01/03/2012 à 18h23

    je pense que c'est tres bien qu'un mag comme cheval savoir dise haut et fort que se servir d'un cube, ce n'est pas moins sportif.souvent dans les clubs on hésite a aller chercher un cube quand il n'y en a pas sous la main on craint de retarder la reprise et que les enseignants se moquent un peu de vous j'ai vu cela souvent

    laetitia :
    Le 03/03/2012 à 11h52

    Chers lecteurs,
    Vous trouverez dans la rubrique "Vos questions" de ce mois-ci les réponses apportées par Max Thirouin à vos commentaires et nombreux courriers !

    vodkaetjb :
    Le 19/04/2017 à 23h07

    Perso j'attrappe l'etriviere droite pour faire contre poids, ça réussit plutôt bien !
    J'oblige mes cavaliers à utiliser un cube pour monter, pour préserver le dos des chevaux, et aussi pour le confort du cavalier ????

    severinep :
    Le 19/05/2017 à 13h23

    Et bien moi, je reporte une partie de mon poids sur l'encolure en attrapant fermement la crinière... Mais ça ne marche que si je monte "avec légèreté" sinon, mon cheval souffre.
    Il m'arrive donc de m'entraîner à pousser sur ma jambe en utilisant un support fixe à bonne hauteur pour être plus agile au montoir : en extérieur, trouver un montoir n'est pas toujours évident.

    J'ai connu une jument qui obligeait son cavalier à monter en voltige. Il m'a fallu peu de temps pour lui apprendre "le cube" car elle a visiblement très vite senti le confort pour elle.

    Article publié le 11-02-2012

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