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Le montoir... suite !

Par Max Thirouin, cavalier international de CSO.


N°29 Février 2012
1 Commentaire(s)
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Notre article sur le montoir a suscité de nombreuses questions par courrier ou dans l'espace des "Commentaires" du journal.
La question que nous reproduisons ci-dessous reflète bien les interrogations de nombreux cavaliers et se base sur l'observation des photos de l'article. Il nous a donc semblé judicieux de retenir cette lettre qui est d'intérêt général.
Max Thirouin y répond.

Questions de "Gnourf"

Ces questions portent sur les photos parues dans l'article du CS n°28.

Sur les 2 premières photos, les cavalières empoignent la selle pour monter, main droite sur le troussequin et main gauche sur le pommeau. Sur la 4ème photo, le cavalier semble avoir la main gauche au garrot et la droite sur la selle (troussequin ?).

Quelle est la meilleure position ?
Est-ce que cela change selon le type de montoir ?


Est-ce que vous préconisez de rallonger l'étrivière pour aider le cavalier à chausser l'étrier (cas du montoir sans aide) ou avec un tabouret un peu bas par rapport à la souplesse du cavalier) ?
Quel est le bon dosage entre traction des bras (ou prise d'appui dessus) et propulsion des jambes ?
Est-ce que cela varie selon le type de montoir ?

J'ai pris l'habitude de monter systématiquement en m'aidant d'un cube. Je privilégie les cubes qui me permettent d'avoir l'étrier au niveau des genoux lorsque je suis debout sur le cube. Je chausse alors l'étrier, et presque sans prendre appui dessus, je bascule mon poids du corps par dessus le cheval, en prenant appui sur les bras, main gauche au garrot, main droite sur le troussequin. Je passe ensuite ma jambe et m'assois enfin.
Cette méthode me semble réduire les contraintes latérales sur le dos du cheval, mais j'ai toujours l'impression de mal m'y prendre. Qu'en pensez-vous ?

Une démonstration d'immobilité au montoire
Une démonstration d'immobilité au montoir proposée par les Haras Nationaux, avec un cheval Camargue très bien éduqué. Mais la selle a manifestement tourné ! © L.Bataille

Réponse de Max

La dernière photo de montoir montre votre auteur : sa main gauche tient les rênes sur l'encolure, la droite est sur le pommeau pour porter une partie du poids de son haut du corps. Toute la selle doit rester libre pour permettre à la jambe droite de passer.

Pour la jeune fille qui utilise le cube bleu la main droite sera très gênante au moment du passage de la jambe ! C'est donc un bon début avec l'acceptation d'utiliser un cube, mais encore faut-il savoir bien l'utiliser et aussi bien le choisir ! Il doit être stable, et suffisamment haut (le genou au moins à la hauteur de l'étrier est un très bon repère suggéré par Gnourf).

Max Thirouin
Max Thirouin se mettant en selle sur un jeune cheval de 4 ans. © L.Bataille

Pour la répartition des poids :

  1. Une fois le pied gauche dans l'étrier, le cavalier penche son corps vers le cheval est le porte au maximum avec la main droite sur le pommeau ;

  2. le geste court du passage de la jambe droite au-dessus du cheval doit se faire rapidement pour que tout le poids de la poussée du montoir soit rapidement transféré sur les trois points : main droite et deux pieds dans les deux étriers ;

  3. c'est seulement à ce moment que le cavalier peut s'asseoir tout en douceur sur le dos de son cheval !

Le poids du cavalier passe donc progressivement du tabouret, (ou cube, pont de camion ou souche d'arbre...) au dos du cheval. Mais avec toujours un équilibre au-dessus de son centre de gravité.
Ainsi la selle, même avec peu de sanglage, ne peut à aucun moment tourner ou tordre le dos du cheval !

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1 commentaire(s) »

gnourf :
Le 06/03/2012 à 11h52

Merci beaucoup pour cette réponse!

Monter à cheval semble tellement évident qu'on n'insiste plus dessus en dehors des cours de débutants complets. Et pourtant, quel acte essentiel dans le début d'une séance de travail!

Gnourf

Article publié le 29-02-2012

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