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Améliorer ses performances en attelage : la vision périphérique

En attelage, une des difficultés pour le meneur est de pouvoir prendre des informations suffisamment à l’avance pour anticiper les trajectoires du cheval et de la voiture, qui ne sont pas tout à fait les mêmes.

En même temps qu’il rassemble les informations sur le tracé à venir, surtout dans les passages étroits, qu’ils soient naturels en extérieur ou construits en compétition, le meneur doit savoir exactement ce qui se passe sous ses roues, pour pouvoir au besoin réajuster rapidement ses actions.

Attelage : la vision périphérique
Ici, le meneur regarde la porte suivante à négocier. Dans le même temps, il conduit ses chevaux qui sortent d'une autre porte, et contribue par sa position penchée à équilibrer la voiture. Il peut rapidement, sans détourner la tête, mais juste en baissant un peu son regard, apercevoir ses chevaux si besoin, ses mains, l'action de son fouet... et porter à nouveau son attention sur la porte suivante. Dans cet attelage, on remarque que le coéquipier est également tourné vers l'action à venir, pour anticiper le nouvel équilibrage de la voiture. © L.Bataille

L'utilisation du regard

Pour cela, le meneur utilise son regard de différentes façons selon deux modes séparés et complémentaires.

  • La vision centrale : il regarde la trajectoire, l’obstacle, à négocier.
  • - La vision périphérique : en même temps qu’il voit sous ses roues.
La vision centrale est d’environ 3 degrés, elle permet de distinguer les formes avec les détails, les informations sont nettes et précises. Par contre elle perd son efficacité en cas de mouvements et de luminosité réduite.
La vision périphérique est d’environ 207 degrés, elle est de plus en plus floue au fur et mesure qu’elle s’éloigne de la vision centrale, elle permet de localiser globalement les objets dans l’espace, elle est sensible aux mouvements et aux contrastes. Mais les situations particulières de stress ou de concentration intense tendent à réduire ce champ de vision.

Attelage : la vision périphérique
Dessin : L.Grard-Guenard.

Utiliser sa vision périphérique :

  • Regarder à côté d’une chose en portant son attention sur celle-ci, par exemple, regarder la porte rouge, et focaliser son attention sur la porte bleue.
  • Regarder l’objet au centre du champ visuel en élargissant sa vision périphérique, par exemple, regarder la porte rouge en arrivant à situer les portes bleue et violette (laquelle est à droite, laquelle est à gauche).
Combinées, la vision centrale et la vision périphérique permettent au meneur de :
  • Voir clairement pendant qu’il se déplace
  • Evaluer les embûches multiples sans avoir à arrêter le regard sur chacune
  • Voir les objets se trouvant aux limites du champ de vision
  • Etre rapide lors des déplacements oculaires
  • Coordonner avec précision et rapidité les réactions de la main avec les informations perçues par l’œil.
Ainsi, le meneur doit arriver à prélever dans l’environnement tous les renseignements nécessaires à son action, et cette tâche est d’autant plus complexe qu’il est lui-même en mouvement sur la voiture. Avec l’expérience, il acquiert : la perception de la profondeur, du relief, de la vitesse, du déplacement de son cheval, de son propre déplacement, et de l’ensemble articulé. De fait, le meneur n’observe plus l’environnement, il se perçoit à l’intérieur de celui-ci.
Il exerce également sa coordination œil-main lors du maniement des guides associées au fouet dans des situations simples et complexes, où il a besoin d'analyser des informations extérieures en même temps que ses propres actions sur le cheval. La complexité augmente avec le nombre de guides et de chevaux, chacun d’eux apportant aussi une part d'imprévisibilité, il faut les « garder à l’œil ».


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