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Dissymétrie : Les conséquences sur la locomotion

Par Pierre Beaupère, cavalier professionnel et Professeur de dressage.


N°31 Avril 2012
5 Commentaire(s)
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Je tiens tout d’abord à rassurer les lecteurs qui s’impatienteraient de ne pas encore avoir accès à la manière de corriger la dissymétrie et qui penseraient que je traîne en longueur avec un "énième" chapitre sans importance.

Si nous avons vu jusqu’ici quelles étaient les causes de la latéralité et comment elles s’exprimaient le plus souvent pour le cavalier, c’est par l’étude des conséquences de celle-ci sur le mouvement du cheval que vous comprendrez, je l’espère, les derniers éléments dont nous avons impérativement besoin pour travailler la rectitude.

C’est par l’étude des conséquences extrêmement néfastes de la dissymétrie sur la santé mentale et physique du cheval que le cavalier prendra conscience des erreurs à ne pas commettre lors de la correction, car les effets de ces tentatives de correction deviendront évidents.

L'arc de cercle

Une autre notion absolument fondamentale. Peut-être même celle qui provoque à l’heure actuelle le plus grand nombre d’erreurs de diagnostic chez les vétérinaires, qui mènent à la retraite ou à l’euthanasie des chevaux pourtant parfaitement sains. Sans vouloir donner de faux espoirs aux lecteurs, qu’ils sachent que nous sommes aujourd’hui quelques uns, dont des vétérinaires, ostéopathes, maréchaux, cavaliers et même une célèbre communicatrice animale, à considérer que plus de 80% des chevaux déclarés naviculaires sont soit des erreurs de diagnostic, soit des chevaux qui pourraient travailler normalement et sans restriction si leur dissymétrie était corrigée ou leur problèmes physiques soulagés par un travail correct.

«Chez de nombreux chevaux, le manque de décontraction physique ou mentale fait disparaître les indices évidents de « boiterie à la main » sous une tension générale, une attitude incorrecte ou des coups de tête et autres défenses»

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5 commentaire(s) »

patrice :
Le 08/05/2012 à 10h18

bonjour pierre

tres belle synthese mais je commence a y perdre mon latin.

en effet, ma jument aurait tendance a tomber a droite et pourtant elle met plus de poids sur la rene gauche. je fais de mon mieux pour avoir plus de contact sur la rene droite mais je constate effectivement l'effet marteau piqueur a main gauche.

pour autant elle monte son garrot et commence par moments a abaisser ses hanches. ceci dit elle n'a que 4 ans.

vos reflexions m'interessent.

bien a vous.
patrice.

gnourf :
Le 09/05/2012 à 13h07

Bonjour Pierre,

Il est intuitif de considérer que chevaux (comme humains) sont dissymétriques naturellement et que le travail vers une symétrie harmonieuse est alors un parcours de longue haleine, car c'est tout le fonctionnement du couple qui est à (re)faire.

Je m'interroge néanmoins sur les quelques cas difficiles que vous avez décrits dans vos premiers articles (notamment la jument qui était carrément réfractaire à une main) : Dans ma vie de cavalière de club, je n'ai rencontré que des chevaux clairement dissymétriques, mais qui n'opposaient jamais une résistance brutale à une main. Qu'est-il arrivé à la jument pour qu'elle devienne si réfractaire? Etait-ce les conséquences d'un dressage brutal? A-t-elle toujours été ainsi à cause de sa morphologie naturelle? Etait-ce dû à un décalage entre le niveau du cavalier (en terme de finesse) et ses aspirations en niveau de dressage.

Je m'inquiète des conséquences que pourraient avoir mon équitation (de niveau moyen) sur les chevaux que je monte : Est-ce que je risque de braquer un cheval comme l'est devenue la jument? Ou finalement, mes aspirations modestes de cavalière de club (en ne poussant pas démesurément des chevaux qui n'en n'auraient peut-être pas la capacité) me garantissent qu'à défaut de faire mieux, je ne ferais pas pire.

Merci pour votre éclairage.

chevalcavalier :
Le 14/05/2012 à 08h32

Monsieur,

Monsieur,

me permettriez-vous de reprendre cet article pour le faire paraître dans la prochaine newsletter du site wwww.larelationchevalcavalier.com
... une association d'intérêt général au Cheval...

Cet article ferait suite à ma modélisation de l'équitation en 19 apprentissages "Pour une relation cheval cavalier simplifiée", mais surtout renforcerait le point 11 "Arrêt sur image" de la newsletter de mai :http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/News_
liste&PHPSESSID=a8a9a838b7f21fc72a78117954b61819

Il pourrait introduire celui de Philippe Boiret et de Gerg Heuschmann... De cette manière, j'aurais fait mon possible pour éclairer les propriétaires qui confient leurs chevaux à des terroristes (qui s'ignorent)en CSO !

cordialement,
Adeline Cancre

laetitia :
Le 14/05/2012 à 22h33

Merci, Madame, de l'intérêt que vous portez à notre revue et notamment aux articles de Pierre Beaupère et Philippe Boiret.
Pour répondre à votre demande, il n'est pas possible de reproduire sur un site ou blog, ou dans une newsletter, des textes publiés par un organe de presse, pour lesquels les droits sont réservés. En revanche, le "droit de courte citation" tel qu'il est décrit par la convention de Berne (article 10-1) autorise la publication de citations partielles et clairement attribuées à leurs auteurs. Je vous propose d'utiliser quelques brèves citations de ces textes, en ajoutant un lien cliquable vers la revue Cheval Savoir.
Je ne manquerai pas de mon côté de signaler à l'occasion l'existence de votre site, dont la vocation semble proche de celle de notre revue.
Très cordialement

Laetitia Bataille
Rédactrice en Chef

alain :
Le 16/05/2012 à 19h54

Merci Pierre pour cet excellent article qui nous fait prendre conscience de l’influence, et donc de la responsabilité du cavalier vis-à-vis de son cheval.
On comprend mieux l’étendue des dégâts que pourrait provoquer un cavalier omnubilé par le pilotage (sans se soucier des réglages de base de la locomotion de son cheval).
En ce qui vous concerne, on sent bien que vous connaissez en virtuose la musique et que, en plus, vous êtes capable d’accorder les instruments.
J’imagine que pour effectuer un rééquilibrage de la symétrie, il faut un savoir-faire, dans la façon de « toucher » les rênes, en association avec les autres aides et notamment le poids du corps. Pourriez-vous nous en dire plus sur la manière de tendre ou d’équilibrer le cheval globalement dans ses deux rênes et, au cas par cas, individuellement dans chacune d’elles ?
Et surtout, comment être sur de ne pas faire de bêtise(s) ?
Alain VENTRE

Article publié le 29-04-2012

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