Dissymétrie : récapitulatif et premiers moyens d'action
N°33 - Juin 2012
2 Commentaire(s)
Nous avons vu le mois dernier que nous pouvions réduire notre problème de dissymétrie à deux points qu’il nous faudra travailler : ramener le centre de gravité à sa place pour que le cheval se déplace sans dériver, et travailler sur l’équilibre musculaire en décontractant le côté « court » et ne renforçant le côté « court ».
Par où commencer et comment corriger ces deux difficultés sans devoir les affronter en même temps ?
Commençons par nous préoccuper du transfert du centre de gravité, du contrôle du postérieur interne et de la notion de contact.
Le transfert du centre de gravité
Choix des priorités
Vous avez en principe bien compris les différents problèmes qui se posent au cavalier lors de la correction de la dissymétrie naturelle du cheval. Il nous faut d’une part ramener le centre de gravité à sa place pour obtenir l'ÉQUILIBRE et un DEPLACEMENT CORRECT et d’autre part travailler sur l’équilibre musculaire afin que le cheval décontracte de manière égale les muscles des deux côtés de son corps mais aussi qu’il les tende de manière positive vers la main du cavalier pour prendre un contact moelleux et constant.
Les assouplissements en place VS le mouvement en avant
Personnellement, j’ai choisi de corriger la dissymétrie dans le mouvement. Les assouplissements à l’arrêt et éventuellement à pied, comme les pratiquaient Baucher et son école, m’ont toujours semblé aussi utiles que difficiles à mettre en pratique pour un cavalier amateur. D’autre part, le cheval dont la dissymétrie a été renforcée par une équitation inadaptée présente à mon sens bien souvent trop de résistances, de gestes d’impatience, voire de refus du mouvement que pour prendre le risque d’exiger de lui une immobilité prolongée et une absence d’impulsion (ou au moins de désir de se porter en avant). Loin de critiquer les flexions de Baucher et les assouplissements en place, il me semble qu’il est préférable, dans le cas de cavaliers ne possédant pas une grande expérience de ce travail, de commencer par remettre le centre de gravité à sa place avant de s’occuper du déséquilibre musculaire. Ainsi, je rétablirai le plus rapidement possible un déplacement correct et je limiterai au maximum l’impact négatif d’une locomotion défectueuse sur le mental et le physique du cheval pour ensuite m’occuper plus spécifiquement d’étendre le côté contracté et de renforcer le côté faible.
Prendre le contrôle du postérieur gauche
Eduquer le cheval droitier à utiliser correctement son postérieur gauche
Pour transférer le centre de gravité et le remettre dans la position qui permet l’équilibre, nous avons vu qu’il faut le déplacer en direction du postérieur gauche :

Or, nous avons aussi vu que ce postérieur gauche est décalé vers la gauche et n’a pas pris l’habitude de supporter la masse du cheval. Dès l’instant où le cavalier va tenter de replacer sur celui-ci l’excès de poids jusqu’alors supporté par l’antérieur droit, le postérieur va s’écarter vers la gauche et le cheval va se traverser.
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zaude :
Le 02/07/2012 à 10h02
Merci pour cet article très éclairant! :D
Si j'ai bien compris, l'exercice commence au pas, en s'arrêtant au besoin si le cheval plonge sur les épaules, puis se prolonge au trot quand
(?) l'exercice semble facile au pas ou alors quand
(?) au pas en ligne droite on sent un contact égal sur les 2 rênes?
Une petite vidéo comme vous nous en aviez montré par le passé dans d'autres articles, ça aurait été la cerise sur le gâteau... ;)
luckdebess :
Le 19/07/2012 à 11h38
Merci pour cette série d'articles passionnants.
Une petite question :
"Plus le cheval a tendance à prendre un contact fort sur la rêne droite, plus je vais lui demander de bien l’accepter sur la rêne gauche." => c'est à dire ? Elargissez vous votre rêne d'ouverture tant qu'il charge son épaule droite et vous la diminuez dès qu'il répond dans le bon sens?
Merci d'avance pour votre réponse