
Trente mille signatures, quand même, c’est un beau score. Plusieurs “listes” circulant sur la toile ont permis de concrétiser un énorme mouvement anti-Rollkur. Les pétitions ont été envoyées ce soir au Dr Gerd Heuschmann, vétérinaire ayant étudié les effets pervers de la Rollkur, qui siégera demain parmi les vingt personnes réunies autour de la Presidente de la FEI, pour débattre d’une éventuelle interdiction de ce procédé de dressage pour le moins controversé. Fort de ses trente mille noms, Gerd Heschman, fera-il-entendre la voix d’une équitation en accord avec le fameux article 401, qui stipule que le cheval doit être un “athlète heureux” ? Nous le souhaitons très vivement.
Notre conseiller technique, le colonel Carde, ancien Ecuyer en Chef du Cadre Noir et juge international de dressage, a soutenu personnellement Gerd Heuschmann.
Par ailleurs, une lettre ouverte a été envoyée à la FEI, rédigée par Klaus Balkenhol, et signée par de très grands noms du monde équestre, parmi lesquels Christine Stuckelberger, Hans Guner Winkler, Ann Kathrinne Linsenhoff, Harry Boldt, Nadine Kapellmann, Michel Robert…
Voici une traduction de cette lettre.
Lettre de Gerd Heuschmann à la FEI
Le 3 février 2010
Chers Mesdames et Messieurs,
Nous vous soumettons ici quelques commentaires concernant la table ronde prévue pour le 9 février prochain, au cours de laquelle vous prendrez une décision à propos du problème de l’hyperflexion, dite “rollkur”.
Ceux d’entre nous qui ont signé cette lettre espèrent mettre en lumière le fait que des articles nouveaux ou amendés, pouvant modifier les principes classiques de l’équitation contenus dans le règlement sont absolument superflus et par conséquent indésirabes.
Ces préceptes, que la FEI s’est jusqu’à présent obligée à suivre, ont été déjà pleinement développés, et essayés. Ils sont reconnus dans le monde entier comme faisant autorité, et comme étant justes à l’égard du cheval. Basés sur des siècles d’expérience, ils constituent des fondements stables et sûrs même pour l’équitation d’ajourd’hui.
Aucun changement ne doit être apporté qui pourrait constituer une entrave au bien-être du cheval, soit physiquement, soit mentalement. Si vous acceptez l’hyperflexion comme méthode d’entraînement, vous légitimez une équitation agressive. Nous protestons dans les termes les plus vigoureux.
En tant qu’hommes et femmes de cheval, nous attendons de la FEI qu’elle maintienne les articles de son règlement, valables jusqu’ici, reposant sur des préceptes classiques d’équitation, pour le bien des chevaux, et dans la continuation d’une bonne réputation du sport équestre international.
Les soussignés apportent leur soutien à cette cause.
avec, par ordre alphabétique