Des JEM sous haute surveillance



Journal N°53 - Mai 2014
Dessinées sur le sable, déjà effacées par la mer, les empreintes de sabots des centaines de chevaux qui participeront aux prochains JEM ont fait l’objet de magnifiques et nostalgiques photos, que nous avons la joie de vous présenter dans notre Portfolio du mois. Coté coulisses, les choses sont moins simples et la FEI doit faire face ses responsabilités.

\"Laetitia

Dessinées sur le sable, déjà effacées par la mer, les empreintes de sabots des centaines de chevaux qui participeront aux prochains JEM ont fait l’objet de magnifiques et nostalgiques photos que nous avons la joie de vous présenter dans notre Portfolio du mois.

Coté coulisses, les choses sont moins simples et la FEI doit faire face à ses responsabilités.
Cette édition des Jeux Equestres Mondiaux Alltech/FEI™, que la France et la Normandie accueillent avec fierté, se déroulera alors qu’ont été régulièrement mis au grand jour, depuis quelques mois, de nombreux abus constatés dans certaines disciplines équestres –notamment l’endurance et le dressage.

L’AVEF (Association Vétérinaire Equine Française) a lancé « un appel en faveur du respect du cheval et de son bien-être ». Le texte est sans ambigüité : « Comme tous les observateurs, l’AVEF surveillera avec vigilance et dans toutes les disciplines, pendant les JEM 2014, la façon dont les chevaux seront traités. Elle souhaite à l’issue de ce formidable événement sportif pouvoir mettre en avant les pratiques équestres comme exemple de l’excellence des relations entre l’homme et l’animal ».

De notre côté, en tant que journalistes spécialisés et toujours en recherche, nous nous réjouissions tout particulièrement d’assister aux entraînements et détentes, bien plus révélateurs et instructifs que les épreuves elles-mêmes. Renseignements pris auprès du Comité organisateur de Normandie 2014, la FEI (Fédération Equestre Internationale) a, paraît-il, interdit l’accès aux échauffements au public et aux journalistes, « pour certaines disciplines». Le Comité essaie de négocier avec la FEI pour élargir cet accès. Aux dernières nouvelles, pour le CSO, pas de problème apparemment : au stade d’Ornano, il sera autorisé de regarder les cavaliers détendre au paddock avant d’entrer en piste. Mais pour le dressage, c’est non.

Y a-t-il donc quelque chose à cacher ? Honni soit qui mal y pense...
En attendant, il est permis de douter. Et la FEI entend rester maîtresse des Jeux...

La FEI nous a écrit au sujet de cet éditorial. C\'est bien volontiers que nous publions sa lettre ici.

Photo de couverture : © lovinghorses – Fotolia.com
Portfolio du mois : Cent jours inscrits dans le sable