Les chevaux du bonheur



Journal N°62 -
Dans la tradition chinoise, le cheval occupait une place de choix : il était considéré comme un porte-bonheur, et la littérature fourmille de contes où le cheval apporte sagesse et sérénité. En Occident, et au vingt-et-unième siècle, c’est toujours vrai. Le cheval est une aide au bonheur.

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Dans la tradition chinoise, le cheval occupait une place de choix : il était considéré comme un porte-bonheur, et la littérature fourmille de contes où le cheval apporte sagesse et sérénité. En Occident, et au vingt-et-unième siècle, c’est toujours vrai. Le cheval est une aide au bonheur.

Avec le printemps reviennent les perspectives de compétitions équestres prestigieuses (le saut Hermès sous l’illustre verrière, le Global Champions Tour aux destinations extravagantes, et même la plage de St Tropez désormais colonisée par l’Athina Onassis Horse Show !) Vive le glamour… qui, surtout par ces temps de crise, réjouit la vue, distrait l’esprit et stimule l’envie de se dépasser. Merci les chevaux.

Pour nous tous qui les fréquentons régulièrement (pas assez souvent à notre goût) les chevaux sont dispensateurs de joie. Ce n’est pas pour rien qu’il y a en France 2 millions d\'équitants qui s’adonnent avec assiduité à un sport qui est loin d’être bon marché (non, l’équitation n’est pas si démocratisée !) toujours chronophage et parfois dangereux. Il y a un moteur : c’est l’amour. L’amour que nous portons au cheval en tant que tel. Et qu’il nous rend si bien, pour peu que nous sachions le reconnaître.

Tous vos témoignages, que nous recevons régulièrement à la Rédac, le disent : le cheval, cet être incroyablement intuitif, absorbe nos émotions et y réagit instantanément. Souvent avec une réelle empathie ! C’est le thème d’un article d’Amélie Tsaag-Valren que nous publions dans ce numéro.

Le cheval dispensateur de bonheur… C’est aussi ce que nous montrent, par leurs efforts et leur persévérance, les cavaliers de para-dressage qui sont à l’honneur chaque année à Deauville au mois d’avril, et qui, grâce à l’équitation, sont devenus ces « surhumains », qui croquent la vie à belles dents malgré des handicaps parfois très lourds...

Sans aller jusqu’à la compétition, l’équithérapie, de plus en plus répandue dans les clubs, fait des merveilles. Et la douceur du contact avec le cheval permet aux enfants autistes de commencer à s’ouvrir, et parfois de progresser de façon parfois stupéfiante. Winston Churchill le disait déjà : \"L\'extérieur du cheval est bénéfique pour l\'intérieur de l\'homme\"...

Le cheval peut aussi faire office de thérapeute, démêlant l’écheveau de nos problèmes, aidant à résoudre les conflits, ou même à se délivrer des addictions.
Et pourtant, notre monture nous donne parfois bien du fil à retordre lorsque, sur son dos ou à l’autre bout de la longe, nous voulons lui imposer notre volonté. Deux poids, deux mesures ? Certes, le cheval est un animal très fort, vif et peureux. Gardons nous de négliger les règles de la prudence. Mais sachons aussi, comme l’enfant autiste, nous « ouvrir » et donner au cheval toutes ses chances de nous comprendre, pour nous apporter du bonheur. Ce qu’il ne demande qu’à faire…

Photo de couverture : © Claudia Duffé