Décès de Christine Wels… et polémiques



Journal N°64 -
La cavalière de dressage Christine Wels, tristement connue pour avoir été condamnée dans diverses affaires de maltraitance, vient de mourir des suites d’un accident de cheval. Il n’en faut pas plus pour que se déchaînent les passions. Éclaircissements.

Le nom de Christine Wels est relativement peu connu en France. Cette cavalière allemande avait fini 9e de la Coupe du Monde de dressage à Göteborg en 1992. 
Par la suite, elle s\'est fait connaître comme entraîneur... mais aussi par de multiples affaires de maltraitance.

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Christine Wels, neuvième de la Coupe du Monde à Aix-la-Chapelle en 1992. © Photo d\'Archives

Christine Wels serait-elle de bourreau devenue la victime ? C\'est ce que n\'hésite pas à écrire notre confrère allemand St Georg, déjà bien connu pour son continuel combat anti-rollkur. 

Lors de l’accident, Christine Wels travaillait un cheval en longe en s\'aidant plus qu\'abusivement du fouet et, après un passage à tabac, aurait été victime d\'un traumatisme crânien infligé par l\'animal auquel elle n\'a pas survécu. Elle était âgée de 67 ans.

De multiples condamnations

Christine Wels a déjà été condamnée pour maltraitance et suscitait une controverse importante en Allemagne. Une vidéo anonyme circule en 2007, la montrant en train d’asséner pas moins de 450 coups à un cheval en 30 minutes ! La vidéo d’amateur est néanmoins assez floue : les coups de fouet sonores atteignent-ils réellement le cheval ? On y voit un cheval travaillant dans un stress considérable, et enchaînant sans arrêt de très violentes défenses. Christine Wels est condamnée à 6 300 € d\'amende par le tribunal du Landgericht Kiel. Une interdiction d\'exercer toute activité en rapport avec les chevaux en Allemagne pendant trois ans y est assortie, avec période de probation d\'un an et neuf mois. Christine Wels poursuit néanmoins sa carrière d\'entraîneur au Danemark, puis elle revient mener diverses activités équestres dans des écuries en Rhénanie. 

La vidéo qui a mis le feu au poudres en 2007. (censurée par l\'auteur)

Nous avons pu retrouver cette vidéo reprenant les images de Christine Wels. Toutefois, cette vidéo commence par des images extrêmement violentes et tristes qui n\'ont rien à voir semble-t-il avec Christine Wels. Comme vous le savez, nous ne pouvons pas intervenir sur You Tube, nous devons donc laisser le début de cette vidéo, qui montre un accident dramatique, et illustre le danger hélas très grand qu\'il y a à courir après un cheval, que l\'on soit ou non en colère...

Récemment, des photos anonymes prises par un vétérinaire dans l\'écurie de ses clients près de Bonn avaient révélé des chevaux aux flancs ouverts par les coups d\'éperon et zébrés de cicatrices sur la croupe. 

Un accident peu clair

L\'accident qui lui a coûté la vie impliquait un cheval travaillé en longe dans une écurie près de Meckenheim, mais les circonstances exactes restent peu claires. Des témoins oculaires ont rapporté l\'avoir vue corrigeant le cheval, puis l\'avoir retrouvée au sol avec de graves traumatismes crâniens. Le médecin dépêché sur place a confirmé son décès peu après. Mais il est facile d\'imaginer, étant donné la violence des défenses du cheval lors des séances de longe telles que les montre la vidéo de 2007, qu\'un coup de pied ait pu atteindre Christine Wels à la tête.


Cette nouvelle fait beaucoup réagir en Allemagne, où les internautes considèrent que « le cheval s\'est vengé du traitement qui lui était infligé »

Le jugement émotionnel des internautes peut se comprendre, au vu des sévices manifestement infligés au cheval, mais non s’accepter. En effet, quand on violente un animal puissant, on s’expose à sa riposte réflexe. Parler ici de vengeance relève de l’anthropomorphisme. Les chevaux n’ont guère le sens de la vengeance. Les histoires célèbres de palefreniers tués d’un coup de sabot vingt ans après avoir donné un coup de fourche ne prouvent rien : le cheval a pu associer le palefrenier à un mauvais souvenir, s’en défier et réagir par simple instinct de défense « préventive »…
Quant à Christine Wels, elle a entraîné avec elle son secret, et sa propre maladie psychiatrique…