Connaissance du cheval
L'on serait tenté de croire que le fait de tenir les rênes plus ou moins longues n'influe guère sur le cheval, pourvu que leur tension reste légère.
Un étude menée sur dix-sept chevaux de dressage par deux scientifiques de l'Université de Göttingen, en Allemagne, fait le point.
It is certainly commonly thought that the length of the reins does not affect the ridden horse to a large extent, as long as their tension is light enough.
A study on seventeen dressage horses was led in Germany by two researchers of Göttingen University : here are their findings.
Avoir une main efficace, légère et... intelligente : c'est là un des buts à atteindre par le cavalier, et l'un des points que l'enseignant doit faire travailler à ses élèves.
La bonne tenue des rênes, la dextérité dans leur maniement sont des points-clefs de l'apprentissage équestre, qui permettront avec le perfectionnement d'acquérir la main... intelligente, et le tact équestre.
Lors des derniers Championnats d’Europe d'endurance, le trotting final a conduit à bouleverser le classement.
La protection du cheval étant évidemment l'objectif de ce trotting, Cheval Savoir a tenu, à quelque distance de l'événement pour avoir le recul nécessaire, à ouvrir le dossier de l'endurance, de son esprit, de son évolution, de la pertinence de ses réglementations dans un contexte en pleine mutation.
Il n’y a pas actuellement de dotations financières dans les courses d’endurance, mais tôt ou tard, ce sera le cas. Quelle serait alors la protection du cheval entre les deux derniers vetgates d’une épreuve, sans le maintien d’un barrage à la maltraitance ?
Nous avons demandé à un spécialiste de l'endurance, Yves Riou, de traiter dans ce dossier l'esprit de l'endurance à travers l'histoire de cette discipline atypique, et de faire une analyse de la question du "trotting final" qui mérite évidemment la plus grande attention.
Le vieillissement est une évolution physiologique, génétiquement déterminée.
Les signes de vieillissement sont parfois ténus, et peuvent passer inaperçus tant qu'ils sont isolés. C'est la conjonction de plusieurs signes qui permet de se rendre compte qu'un cheval n'est plus tout à fait le même.
Comprendre les mécanismes responsables de cette évolution sur les organes permet d'en atténuer et d'en retarder les effets.
La respiration du cavalier est souvent une aide.
Surprenant ? Eh bien, une longue pratique me permet d’affirmer que le cavalier peut, et de façon très heureuse, synchroniser sa respiration avec des périodes très précises du cycle des membres du cheval pour se mettre en harmonie avec lui, ou pour demander un mouvement, ou une posture, et faire de la respiration une aide.
On peut utiliser l’aide respiratoire au cours de toutes les opérations essentielles de l’équitation. Je vais les énumérer, mais dans cet article, je ne donnerai que deux exemples illustrés, le départ au galop et le saut d’obstacles.
Dans notre précédent article sur les figures de manège, nous avions mis en avant l’intérêt que celles-ci peuvent présenter quand elle sont considérées comme des exercices de gymnastique pour le cheval.
Nous avions mis alors l’accent sur les figures en cercle, les exercices d’une piste et les transitions. Nous terminions l’article en disant quelques mots sur les déplacements d’épaules et de hanches. Ces exercices étant eux-mêmes une préparation à ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est-à-dire les déplacements latéraux et leurs effets gymnastiques.
Le cheval ibérique -lusitanien ou de pure race espagnole- est très souvent gris, au point qu'il s'agit parfois d'un repère permettant au néophyte de l'identifier.
Mais le cheval péninsulaire peut aussi se présenter sous des robes très variées. Et contrairement à une idée tenace, le standard du PRE admet désormais toutes les robes et particularités.
Au cours de sa vie d’équitant, tout cavalier entend parler de voltes, de doublers, de déplacements latéraux, de mobilisation d’épaules… et de beaucoup d’autres. A quoi servent donc ces fameuses "figures de manège" ? Certes, elles permettent au cavalier d'apprendre les aides ou de les affiner. Mais elles jouent également un rôle essentiel dans l'éducation du cheval. C'est sur ce point que nous allons nous pencher tout particulièrement aujourd'hui...
Comment être sûr de ne pas infliger au dos du cheval des pressions exagérées ?
Face aux préoccupations de nombreux cavaliers, nous avons mené l'enquête. Les résultats de tests scientifiques comparatifs mesurant les pressions subies par le dos du cheval avec des cavaliers de morphologie différente montrent que l'on peut parfaitement être lourd et "monter léger".
On a coutume de dire que le mors de bride a un effet abaisseur : c’est, plus encore qu’un lieu-commun en matière d’équitation, une constante de l’enseignement que reçoivent tous les cavaliers instruits en France ou ailleurs.
Si l’on pose la question de savoir sur quelle partie du corps du cheval cet effet s’applique, la réponse fuse immédiatement : le mors de bride a un effet abaisseur sur la tête et l’encolure du cheval.
La réalité n'est elle pas plus subtile ?
Le plus vieux pur-sang du monde, l’Akhal-Téké turkmène, a participé à la création de deux races majeures, le pur-sang arabe et le Pur sang anglais.
En effet, de nombreux échanges eurent lieu au cours de l’histoire, notamment pendant la période où les Arabes furent en mesure d’acquérir de nombreux bons chevaux d’Asie Centrale, la principale provenance de ces chevaux était le Turkménistan.
Les Iles Britanniques ne comptent pas moins de onze races de poneys autochtones. Sachant que le groupe des Welsh comporte quatre types de poneys bien distincts, l’on peut même estimer qu’il existe quatorze races de poneys britanniques !
Nous avons demandé à Kate Spry-Chevalier, spécialiste des poneys et juge de modèles et allures, faire le point en détail sur ces races, dans une série d’articles qui paraîtront périodiquement.
Pour mieux comprendre la diversité zoologique de ces races aujourd’hui si abouties, il faut se pencher sur l’histoire de l’arrivée, dans les Iles Britanniques, de leurs ancêtres, depuis l’époque glaciaire jusqu’aux grandes invasions. Un vrai roman !
Comme suite à notre article du mois dernier (voir CS n°7) nous continuons de « revisiter » les principes équestres académiques en y apportant un éclairage scientifique.
Il est important dans la recherche d’une vérité de distinguer les connaissances empiriques de celles vérifiées par les méthodes scientifiques. Il est malhonnête d’habiller les premières d’habits scientifiques afin d’augmenter leur crédibilité.
Des assertions fantaisistes sont parfois formulées en employant une terminologie issue des sciences. Cela se produit hélas de plus en plus pour des raisons idéologiques ou commerciales. Le monde équestre n’y échappe pas. Nous nous proposons de « revisiter » les principes équestres académiques en y apportant un éclairage scientifique.
Dans ce troisième et dernier volet de son étude sur la locomotion du cheval et les leçons que l’on peut en tirer pour l’équitation, Cartan Kazumi nous entraîne vers une conclusion optimiste : le cheval a une logique « ergonomique » dans sa manière de se déplacer, qu’il est possible de mettre à profit pour rendre certains mouvements plus faciles…
Voici le deuxième volet de la passionnante étude de Cartan Kazumi, qui ce mois-ci bouscule bien des idées reçues et réserve des surprises !
Un grand nombre d’équitations poursuivent un but commun : celui du report du poids du cheval sur ses hanches (postérieurs). En dressage, ce but est développé jusqu’au “rassembler”.
Mais les choses ne sont pas si simples…
Le cheval marche, trotte, galope.... mais concrètement, comment utilise-t-il ses jambes pour avancer ? Et comment peut-on espérer améliorer cette locomotion pour en tirer le meilleur dans notre équitation ?
Ce mois-ci s’ouvre une série de trois articles sur la locomotion du cheval et les mécanismes de l’engagement des postérieurs, essentiels à l’équilibre et à la qualité de la propulsion dans toutes les formes d’équitation.
L’intelligence du cheval et ses capacités d’apprentissage font régulièrement couler beaucoup d’encre. Vinciane Despret, philosophe et psychologue de l’Université de Liège, nous démontre que ce problème peut aussi être abordé sous un autre angle : la relation à l’humain. En effet, les attentes et la sensibilité du cavalier peuvent influencer les facultés du cheval.
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