Savoir pratique Obstacle
Ce mois-ci, Max Thirouin nous fait partager les enseignements qu’il a reçus lors d’un stage chez le grand cavalier et entraîneur néerlandais Albert Voorn.
Les conseils à l’obstacle et sur le plat, l'importance d'une bonne détente des chevaux... l’enseignement d’Albert Voorn est une mine de progrès que Max nous nous livre et nous explique en exclusivité.
De nos jours, les enrênements semblent moins employés, et les cavaliers semblent avoir compris l’intérêt d’utiliser l’intelligence du cheval pour obtenir une position équilibrée plus naturelle. Il y a pourtant certains cas où il faut y recourir temporairement. Mais n’oublions jamais que le meilleur enrênement est celui dont on peut se passer le plus rapidement possible.
Ce mois-ci, dans notre rubrique Obstacle, nous vous proposons de travailler à partir d’un exercice rarement enseigné : le saut à partir de l’arrêt.
C’est en effet un exercice très bénéfique pour la qualité de l’abord et la réalisation de sauts contrôlés et calmes, même avec un cheval qui manque un peu de moyens, mais qui demande en lui-même une petite préparation spécifique.
Très souvent j’entends les cavaliers placer le dressage et le CSO face à face comme deux entités totalement différentes !
Et pourtant, qu’est ce que l’obstacle sinon du dressage entrecoupé de sauts ?
Tant qu’un cavalier ne maîtrise pas la qualité du galop de son cheval, tant qu’il a une mauvaise position, tant qu’il tire... il est illusoire de penser faire un parcours contrôlé de A à Z !
« Avoir une bonne assiette »... C’est essentiel et cela n’a rien d’impossible.
Je pense qu’il est toujours possible de progresser. L’assise du cavalier évolue énormément selon l’âge, mais aussi selon la qualité des chevaux qu’il monte. Certains éléments sont aussi à vérifier comme la selle, la longueur des étriers, la longueur des rênes…
Nous allons faire quelques rappels pour vérifier la qualité de votre assiette.
Puis-je faire progresser mon cheval d'obstacle avec le travail sur le plat ?
La réponse est évidente, et l’on estime même qu’un bon plan de travail pour faire progresser un cheval de saut d'obstacles doit être constitué de 80 % de travail sur le plat et seulement 20 % de sauts.
Mais comment peut-on trouver les idées et les exercices nécessaires pour faire progresser notre cheval sans le blaser ?
C’est la pleine saison des concours. Nous n’aborderons donc pas ce mois-ci l’instruction et les problèmes techniques, mais passerons en revue dix points importants à prendre en compte avant de commencer un parcours !
Le mois dernier, nous avons souligné l'importance d'une bonne préparation du cheval au franchissement des obstacles d'eau, avec l'installation à la maison de dispositifs d'entraînement spécifiques. Le cheval ne risque donc pas d'être surpris en découvrant en concours un obstacle de ce type.
Voyons cette fois-ci comment aborder et négocier au mieux une rivière ou toute autre forme d'obstacle d'eau.
Avec la saison des concours en extérieur, vous serez amené à rencontrer sur les terrains différents obstacles d'eau. Il est donc essentiel d'y préparer le cheval à la maison, car sinon il risque d'être surpris en parcours.
L’objectif sera atteint lorsque le cheval sautera sans appréhension un obstacle d’eau, de manière aussi naturelle que les obstacles simples -ce qui demande un entraînement ciblé.
En ce début de saison de concours, Max Thirouin propose aux cavaliers, enseignants et préparateurs de chevaux d'installer de véritables parcours, comme ceux que l'on est amené à rencontrer en épreuves ! Il nous donne ses conseils pratiques pour installer différents types de parcours, qui permettront un entraînement ciblé, à adapter à tous les cas de figure et à tous les niveaux.
Nous avons vu le mois dernier que le "parc à moutons" était de plus en plus utilisé en CSO, et Max Thirouin nous en a expliqué les nombreux avantages pédagogiques de cet obstacle pour le couple cheval-cavalier.
Ce mois-ci, il nous donne d'autres pistes de travail en nous indiquant des exercices d'entraînement qui englobent le parc à moutons dans un parcours.
Le "parc à moutons" a une connotation "concours complet", car c'est classiquement un obstacle de cross. Pourtant, certains chefs de piste l'incluent maintenant dans les parcours de CSO. Il est donc utile d'y habituer le cheval pendant cette période de fin d'hiver, avant la reprise des concours.
Le parc à moutons constitue surtout un très bon outil d'entraînement, offrant de nombreuses possibilités de travail. Ce mois-ci, Max nous en fait découvrir les grands principes et nous donnera le mois prochain un plan d'exercices détaillés...
La saison de compétition va bientôt commencer. Vous devez augmenter le travail sur le plat pour augmenter la souplesse de votre cheval et travailler aussi sa musculation. Et seule la répétition des sauts permet d’acquérir ou d’augmenter la masse musculaire correspondant à ce geste.
L’hiver est bien là. Inutile de continuer à faire sauter des parcours complets à votre cheval. Mais un petit travail d’entretien ne peut pas lui faire de mal.
Nous avons déjà abordé des sujets concernant cette période l’an dernier. Je vous propose cette année d’associer les barres au sol à un ou plusieurs petits sauts de puce.
Aujourd'hui, je vous propose de travailler à l'aide de deux outils pédagogiques virtuels : un entonnoir et un "niveau" de maçon !
En effet, l'entonnoir virtuel vous aide à sentir quelles sont les actions prioritaires à avoir en fonction de chaque zone de l'abord, jusqu'au moment du franchissement.
Nous travaillerons aussi avec un autre outil virtuel : le "niveau" de maçon, qui vous aide à ressentir le déplacement du centre de gravité de votre cheval.
Voici un très bon conseil employé par la plupart des moniteurs, instructeurs et entraîneurs de saut d’obstacles « Tu dois sentir ton cheval te tirer sur la barre ».
Un conseil qui peut avoir son utilité, mais peut aussi ne pas fonctionner du tout !
Un cheval peut tirer sur la barre pour de mauvaises raisons -notamment pour "se débarrasser" de son obstacle.
Nous avons abordé différents thèmes qui mettent toujours en avant l’importance d’avoir un bon accélérateur et de bons freins. Encore faut-il pouvoir réussir à les doser en ligne droite comme sur les courbes. Il est nécessaire de toujours avoir le moteur actif (impulsion) et l’équilibre présent. Mais comment bien contrôler ces forces dans les virages ?
La ligne en U est une ligne de trois obstacles sur une courbe à angles très fermés. C’est notre grand champion Eric Navet qui m'a fait découvrir ce travail lorsque je travaillais dans ses écuries en 2002.
Je trouve la ligne en U tellement importante et formatrice que je souhaite la développer ici et avec quelques images.
Nous avons déjà développé la reconnaissance d’un parcours dans un précédent article.
Je souhaite maintenant entrer plus dans les détails afin de vous permettre de posséder plus de critères pour mieux analyser les distances dans les lignes et pouvoir les adapter à votre cheval, et mieux les gérer en fonction d’une multitude de critères qui doivent diriger vos choix. Ce calcul des distances vous servira aussi à la maison pour disposer judicieusement vos obstacles et à vous entraîner efficacement.
Si votre cheval débute l'obstacle ou n'a jamais sauté un certain type d’obstacle (bidet, rivière, fixe ou autre...) ne vous embarquez pas dans une aventure risquée. Utilisez toujours un "obstacle de réglage".
Réponses aux questions et exercices pratiques.
Lors du précédent article, nous avons développé le placement de la jambe et les mouvements du bassin pour une bonne position du haut du corps dans toutes les phases du saut : abord, saut et réception.
Nous verrons ce mois-ci quels sont les bons angles des bras et du haut du corps, notamment pendant la phase de l'abord.
Les articles que je vous écris sont issus de ma réflexion personnelle de cavalier. A poney à 4 ans puis à cheval dès 9 ans, j’ai eu la chance de toujours être entraîné et conseillé par des « coaches » dont l’expérience était reconnue à haut niveau. Toutes mes connaissances sont surtout axées sur l’équitation de saut d’obstacles en compétition internationale.
Les fautes sont bien souvent dûes au fait que le cavalier en fait trop, ne laisse pas le cheval se prendre en charge, et oublie de cesser son action lorsque le cheval a obéi. Dans cet article présenté sous forme de questions et réponses, Max Thirouin va bousculer quelques idées reçues et ouvrir de nombreuses portes.
La prochaine saison des concours outdooor arrive à grand pas. Il est grand temps de la préparer pour que le cheval soit physiquement en pleine possession de ses moyens, et pour être compétitif dès les premiers parcours.
Voici un programme d'entraînement et quelques exercices pouvant être utiles aux cavaliers de tous niveaux.
Pour le saut d’obstacles, votre position peut être votre moyen de communication avec votre cheval le plus fort et le plus précis ! Cela permet en outre de garder l'utilisation des mains pour d'autres demandes.
Apprendre à communiquer par la position demande du travail et de la rigueur mais cela en vaut la peine !
La fin de saison est proche et les dates de compétition deviennent rares. Vous devrez faire des choix.
Différentes options s'offrent à vous : soit faire un "break" total, soit maintenir la condition du cheval -voire l'améliorer- en vue de la prochaine saison, soit continuer à sortir, mais en "indoor".
Chaque solution a ses avantages, ses inconvénients, et surtout son mode d'emploi...
Ce mois-ci, nous abordons un tout autre volet : abandonnons un instant les techniques de parcours, et penchons-nous sur l'éducation du cheval sans on ne peut rien réussir.
Posez-vous la question : « Mon cheval sait-il faire ce que je vais lui demander ? » Si la réponse est "non" ou "peut-être", que dois-je faire pour le lui apprendre ?
Apprenons à apprendre à notre élève, le cheval.
La réussite d’un parcours dépend en grande partie de deux éléments qui entrent en ligne de compte le jour même du concours : une bonne reconnaissance du parcours (nous en avons parlé dans Cheval Savoir le mois dernier) et une bonne détente au paddock avant l’épreuve.
Bien conduite, cette détente constitue une clé majeure pour la réussite de votre parcours.
Ce mois-ci, Max Thirouin vous dévoile ses secrets pour effectuer une bonne reconnaissance de parcours. De cette reconnaissance préalable dépend la stratégie à adopter en fonction du parcours et des différents paramètres : terrain, performances des autres concurrents, cas particuliers...Et pour faire face aux imprévus qui peuvent surgir pendant de parcours lui-même, il nous explique l’élaboration d’un « plan B » à mettre au point lors de la reconnaissance.
La réussite d’un parcours dépend de nombreux facteurs, parmi lesquels la manière de gérer l’abord de chaque obstacle joue un rôle décisif.
En effet, il s’agit d’arriver dans une foulée juste qui permettra de mettre toutes les chances de son côté pour un franchissement sans faute, avec suffisamment de puissance s’il s’agit d’un droit, ou suffisamment de couverture s’il s’agit d’un oxer, avec une foulée courte pour tourner dès la réception ou longue et avec beaucoup de trajectoire pour gagner du temps.
De nombreux cavaliers s’en remettent un peu au hasard. Mais pour avoir des résultats réguliers, il est indispensable de soigner la préparation de chaque obstacle pour avoir un abord réellement “construit”.
Il est très fréquent de voir les cavaliers négliger la réception d’un obstacle, ou ne pas de redresser suffisamment vite après le planer. Il est fréquenta aussi que le cheval en se reçoive pas sur le pied voulu ou se désunisse. Le cheval n’est alors plus dans les conditions optimales pour aborder l’obstacle suivant.
La réception est donc d’une importance capitale dans un parcours.
Max Thirouin attire notre attention sur ce problème, en nous dispensant quelques conseils essentiels, complétés dans par une vidéo didactique.
Ce mois-ci, nous avons demandé à Max Thirouin, dont vous appréciez les articles si clairs et didactiques dans nos colonnes, de réaliser pour vous une vraie master class en video.
En effet, le sujet choisi ce mois-ci se prêtait particulièrement bien à une explication en images.
Le galop à faux (aujourd'hui appelé le plus souvent "contre-galop") joue un rôle important dans la préparation du cheval, pour le maintenir en équilibre, l'assouplir et le muscler. C'est un atout pour réussir les meilleures trajectoires sur les virages courts.
Le contre-galop peut aussi aider le cavalier à travailler ses aides.
Savoir faire reculer son cheval semble pratique et nécessaire dans la vie de tous les jours -ne serait-ce que pour rectifier une erreur de direction ou pour revenir sur ses pas dans un chemin étroit !
Le reculer doit également être utilisé au travail pour vérifier la bonne maîtrise du cheval par son cavalier, mais peut aussi devenir une gymnastique utilisée en fin de phase d’échauffement, constituant alors un véritable atout en CSO.






















































