Savoir pratique Dressage
La recherche de la rectitude, nous l'avons vu dans les précédents articles, est indispensable à toute saine équitation, respectueuse de l'intégrité physique du cheval.
Nous étudions ce mois-ci les messages que le cheval dyssimétrique envoie à son cavalier, et comment ce dernier peut les ressentir, les interpréter et y remédier, en douceur, en respectant toujours les limites du cheval.
Nous poursuivons notre série d'article sur la rectitude, clef de voûte d'une bonne équitation et garante d'un travail effectué dans le respect de l'intégrité physique du cheval.
Nous abordons les notions de physique qui entrent en jeu et leur impact sur notre recherche de la rectitude.
Continuant sa grande étude sur la rectitude commencée le mois dernier (voir CS N°25) Pierre Beaupère explique aujourd'hui les causes et les mécanismes (naturels ou induits) qui conduisent un cheval à travailler dans la dissymétrie. C'est la bonne compréhension de ces phénomènes qui nous aidera à les corriger -et permettra au cheval de travailler dans la rectitude, que Pierre estime être la clef de voûte d'une équitation "anatomiquement correcte", respectueuse de l'intégrité physique du cheval.
Par où commencer à écrire sur un sujet aussi important, aussi fondamental et pourtant aussi peu traité et si insuffisamment maîtrisé ?
Comment insister assez sur l’importance qu’il revêt pour la santé des chevaux et à quel point faire l’impasse sur cela conduit nos amis à l’abattoir ? Le mot n’est pas choisi au hasard, car tant de chevaux finissent irrémédiablement détruits, tant doivent être euthanasiés et tant entrent à cause de cela sur la voie de défenses terribles et d’un stress permanent qu’ils finissent réellement à l’abattoir.
Lisez le prologue de cet article en rubrique "Tribune".
Je n’ai pas la prétention ici de vous enseigner comment piaffer. D’autres l’ont fait beaucoup mieux que moi et je veux croire que l’air est tellement « dynamique » qu’il est extrêmement difficile de l’enseigner autrement qu’en direct, avec un cheval.
L’objet de cet article est d’aider à corriger des difficultés liées à l’apprentissage du piaffé par le cavalier ou par le cheval.
Toujours dans le cadre de deux articles traitant de la correction d'exécution dans les exercices avancés, et après avoir vu le mois dernier comment résoudre les difficultés du reculer, nous abordons aujourd'hui le sujet des allongements. Un grand nombre de cavaliers éprouvent des difficultés à effectuer des allongements corrects, pour diverses raisons...
Dans le cadre d'une série de deux articles traitant de la correction d'exécution dans les exercices avancés, nous allons parler des allongements, du reculer, mais aussi des changements de pied et du piaffé, qui, contrairement à ce que l'on croit, ne sont pas inaccessibles !
Ce mois-ci, nous allons traiter d'un exercice qui est à la portée de nombreux cavaliers mais très rarement effectué correctement : le reculer.
Nous avons vu le mois dernier comment contrôler les épaules du cheval sur le cercle et la volte. le rôle des jambes n'en est pas moins essentiel et c'est ce que nous allons étudier plus spécifiquement aujourd'hui.
Dans la suite de notre série d'articles "De la théorie à la pratique", nous allons aujourd'hui parler de l'exécution des cercles et voltes.
Si pratiquement tous les cavaliers pensent être capables de réaliser un cercle ou une volte corrects, l’exercice est pourtant très rarement effectué avec justesse. Même à haut niveau, et d’autant plus avec le développement toujours plus impressionnant des allures des chevaux, la volte de la reprise Saint-Georges, par exemple, est rarement réalisée avec un cheval vraiment incurvé sans basculement de l’encolure.
Nous avons vu le mois passé le raisonnement à appliquer afin de résoudre des problèmes couramment rencontrés lors du travail des jeunes chevaux. Appliquons-nous maintenant à étudier le cas des cavaliers débutants et des chevaux avancés.
Nous avons vu le mois dernier les difficultés d'appliquer la théorie durant le travail quotidien de nos chevaux mais aussi le rôle de l'enseignement qui doit servir de guide et amener son élève à être le plus indépendant possible.
Nous avons d'autre part présenté différents cas concrets que nous allons analyser dans cet article, en vue de donner au lecteur un mode de raisonnement qu'il pourra utiliser à chaque fois qu'il est confronté à une difficulté. Le but, bien sûr, est de généraliser suffisamment pour que cette réflexion soit utile malgré l'infinité de cas de figure qui peuvent se présenter.
Beaucoup d'ouvrages que nous ont laissés les Maîtres semblent venir d'un « monde parfait » où le cavalier ne serait jamais confronté à la moindre difficulté" !
Or, tout cavalier, quelle que soit la méthode qu'il suit et la bonne volonté qu'il mettra à en appliquer les principes, se verra un jour ou l'autre confronté à des problèmes dus à une erreur de sa part, à son manque d'expérience ou aux difficultés physiques ou mentales de son cheval.
Comment passer de la théorie à la pratique ?
En 1995, un auteur allemand, ancien officier de cavalerie devenu un entraîneur mondialement reconnu, publie un livre en Anglais intitulé « The Basic », où est développée pour la première fois la notion de « Training Tree » (arbre d'entraînement). Basé sur le principe de l'échelle d'entraînement, l'arbre reprend plusieurs de ces points mais est composé de dix éléments dont l'ordre diffère de celui suggéré par l'Echelle allemande de progression.
La Rédaction de Cheval Savoir m’a demandé d’écrire quelques lignes de commentaires sur les Jeux Equestres Mondiaux de dressage qui ont eu lieu aux Etats-Unis.
L’exercice étant périlleux car il tourne rapidement à la critique aveugle et facile, je vais tenter d’apporter avant tout au lecteur quelques éléments de réflexion, et d’éviter à tout prix la condamnation ou l’éloge d’un cavalier ou d’un cheval en particulier.
Nous avons vu le mois dernier que l’échelle d’entraînement peut être utilisée comme un outil de progression, qui nous permet de « hiérarchiser » les étapes du travail d’un cheval, depuis ses premières années sous la selle jusqu’au travail du rassemblé.
Nous allons voir que cette échelle, cette pyramide, peut être utilisée de la même manière au cours d’une seule et même séance de travail non seulement pour poser un diagnostic des points à corriger et à travailler, pour comprendre d’où peuvent provenir les problèmes que nous rencontrons lors de l’exécution d’un exercice mais aussi pour construire au mieux notre séance.
Nous avons présenté dans notre précédent numéro l’échelle d’entraînement et l’avons rapidement parcourue. Il est temps de l’étudier point par point et de montrer ses implications dans le travail quotidien du cheval.
L’échelle peut être utilisée à long terme, en suivant la progression du jeune cheval à travers les années et dans la recherche d’un rassemblé classique, comme elle peut être utilisée afin de contrôler le travail effectué au cours d’une séance, d’isoler les points à travailler ou les causes d’une difficulté.
Joyeux anniversaire !
Après un an de conseils et d’articles, vous aurez peut-être constaté que la progression dans le choix des sujets n’était pas entièrement due au hasard mais définissait un début de progression, d’évolution et d'échelonnement dans nos demandes et de notre travail. Si nous nous sommes d’abord préoccupés de la descente d’encolure afin de décontracter le cheval, c’est parce que cette décontraction était nécessaire au développement d’une impulsion supérieure. Si vous avez dû développer votre position c’était dans le but qu’elle soit suffisamment forte pour accéder au rassemblé et à un équilibre supérieur par les demi-arrêts, qui eux-mêmes étaient indispensables au développement d’une plus grande expression et du brillant dans le travail.
Nous avons vu le mois dernier quelques notions très importantes quant à la manière dont le cheval apprend et dont nous devons tenir compte lors du travail de développement de l’impulsion. De même, nous avons vu que ce n’est pas une gradation, un échelonnage de l’intensité des demandes (les aides devant de plus en plus fortes, jusqu’à un certain pallier bien sûr, tant que le cheval ne répond pas mais cessant aussitôt qu’il réagit correctement), que l’on obtient un cheval de plus en plus fin et réactif. A condition bien sûr que chaque nouvelle demande commence au niveau d’intensité des aides le plus bas pour laisser au cheval la possibilité de réagir et de montrer qu’il a compris.
Nous avons discuté le mois dernier des différentes manières d’envisager l’impulsion. Depuis l’énergie minimale nécessaire au travail de base, jusqu’à l’impulsion supérieure qui donne au cheval son brillant et son expression, en passant par les allures de travail du jeune cheval.
Nous avons mis en évidence les problèmes les plus fréquents, du cavalier débutant qui a tendance à travailler en sous-impulsion, du jeune cheval trop sensible des flancs, des chevaux excités et nerveux, qui paradoxalement finissent par ne plus s’engager suffisamment, et du cheval avancé dont le rassemblé dépend du développement d’une impulsion supérieure qui ne peut être acquise par des attaques continuelles des éperons ou de la cravache.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi au premier abord votre œil est plus attiré par certains chevaux que par d’autres lorsque vous voyez un groupe de cavaliers s’échauffer avant une compétition, lors d’un carrousel ou d’une exhibition ? Outre bien sûr un type de cheval ou une robe particulière, certains chevaux nous accrochent par leur expressivité. Il est évident qu’il y a individus sont naturellement expressifs. Beaucoup d’étalons, certains chevaux ibériques et les chevaux très fins et sensibles ont généralement un brillant inné, une étincelle dans le regard et une manière de pointer les oreilles en avant qui donneront à leur travail une beauté que le cavalier devra surtout éviter de détruire en contrariant le cheval ou en l’éteignant par trop d’exigences, trop de stress ou un travail monotone.
Si cette qualité est très prisée lorsque l’on recherche un bon cheval de dressage, l’expression et le brillant se travaillent malgré tout et sont le résultat d’une impulsion supérieure, qui n’a rien à voir avec de l’excitation ni avec des mouvements désordonnés ou fabriqués qui, sous prétexte d’expression, dénaturent les allures naturelles de l’animal.
L’entraîneuse finlandaise et cavalière internationale Kyra Kyrklund a l’habitude de dire que le demi- arrêt, tout le monde en a entendu parler, personne ne le voit jamais. En effet, un très grand nombre d’effets de rênes, d’actions de mains, de doigts, de coudes, de bras, de cuisses et de dos ont été définis par les auteurs, Maîtres et entraîneurs comme étant LE demi-arrêt ultime. A lire et à écouter ce que se dit ou s’est dit sur le sujet, la plupart des cavaliers finissent par en oublier à quoi il sert et à en avoir une vision très éloignée de ce qu’il est supposé être.
Si j’imagine que vous ne me remerciez pas pour les courbatures et les heures de souffrance que vous vous êtes infligées (j’avais pourtant dit dix minutes par jour !), vous voilà néanmoins prêts à attaquer le travail de la position au galop et poser les bases du développement de l’assiette active. Vous allez découvrir comment influencer l’équilibre de base du cheval, le développement et le raccourcissement de sa foulée et son degré de rassembler. Tout cela avec votre position. Et non, ce n’est pas une blague...
Dans la longue introduction de l’article du mois dernier, nous avons vu l’importance d’une bonne position et des défauts que nous nous proposons de corriger. Que les cavaliers avancés qui ne se retrouveraient pas dans ces défauts profitent de l’occasion pour se remettre en question. La position parfaite restant un idéal, chacun de nous, quelque soit son niveau, trouvera son intérêt dans la réalisation de ces exercices. Et ceux-ci sont pratiquement indispensables pour développer le mois prochain une assiette active, nécessaire pour influer sur l’équilibre du cheval et parvenir au rassemblé classique.
Si les recommandations quant à la position idéale ont rempli des pages et des pages de livres et de manuels de dressage, si les mots « nombril vers les oreilles du cheval », « épaules descendues », « bras le long du corps », « talons vers le bas » ou « tête tirée vers le haut » résonnent chez un grand nombre de cavaliers comme des lieux communs ou une sorte de Graal inaccessible, rares sont les auteurs et entraîneurs à proposer des exercices pour corriger une position défectueuse, améliorer ses points faibles ou comprendre comment la position peut influencer aussi bien l’équilibre que le rassemblé du cheval.
Exercice capital dans le dressage d’un cheval mais aussi un excellent moyen de donner de la sensibilité aux cavaliers, l’extension de l’encolure n’a d’intérêt que si elle est réalisée correctement et dans l’équilibre. Mode d’emploi à l’usage des cavaliers de tous niveaux
Pour le cavalier de promenade comme pour celui qui souhaite pousser le dressage de son cheval au maximum de ses capacités, le travail au galop pose souvent le plus de difficultés et beaucoup de cavaliers ne sentent ou ne savent pas comment l’aborder.
Ces difficultés viennent souvent du fait que le galop est de loin l’allure la plus complexe du cheval, d’une part parce qu’elle est dissymétrique (les côtés gauche et droit du cheval ne travaillent pas de la même façon et les quatre jambes du cheval effectuent un mouvement différent) et d’autre part parce que le cycle de poser des membres (les trois temps plus le temps de suspension) est plus difficile non seulement à contrôler, mais aussi à sentir et à maintenir dans les exercices plus avancés.
Cette série d’articles a pour but de clarifier et de simplifier au maximum des notions qui peuvent sembler au premier abord très techniques ou complexes, pour les rendre accessibles à la fois aux cavaliers de promenade, de CSO ou de dressage plus avancé.
Que chaque cavalier fasse l’effort de lire les conseils qui ne correspondent pas à son niveau ou à celui de son cheval, car il y trouvera aussi des éléments de réflexion qui pourront lui être utiles !
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